Bac de français 2011, séries S et ES - Commentaire

Entraide scolaire

814 réponses · Page 37 / 41

Pour ma part, cela donne :

I. La nature au service du réalisme.

A) Une route lugubre. ( oxymore "paix morte", assimilé à un "torrent", … )
B) Une musique propice au combat. ( personnification de la musique comparé à un éclat, et assimilé au combat )
C) Une campagne alliée. ( unification Nature/Peuple )

II. La vision du peuple.

A) Un peuple fort, uni et courageux.
B) Un peuple croyant ( référence au Jugement dernier et au buisson ardent )
C) Un peuple encombrant ( lexique dépréciatif et le peuple cache la beauté du paysage )

Conclu : ouverture : le symbolisme qui affirme un monde supérieur dont le monde réel n'est que le reflet et qui use de personnages anonymes et impersonnels au contraire des écrivains réaliste et naturalistes du même siècle.

Qu'en pensez-vous ?
Moi je trouve que ton plan est très convenable ! 🙂
Est ce que vous pensez que je serais lourdement pénalisé? :/
Bonjour, y-en a t-il parmi vous qui ont vu la campagne comme une métonymie symbolisant les habitants de la campagne?
Merci pour vos réponses.
tout au long du texte il y a un mouvement descendant de la "bande".
Pourrait-il représenter une descente en enfer ?
Enfin une personne qui a vu comme moi, je pensais que la campagne c'était pour representait les habitants mais cela est faux je crois
Ah, toi aussi tu pensais que c'était ça, je pense pas que c'est complètement faux mais je suis un peu démoralisé en pensant que j'ai pu mal interprété ce passage…
Bonjour à tous,
Voici le plan détaillé de mon commentaire :


La fortune des Rougon , une des œuvres du cycle des Rougon-Maquart du naturaliste Emile Zola . Dans cet ensemble de romans Zola entama l’entreprise de décrire grâce à une démarche scientifique les différents milieux populaires tout en démontrant que l’avenir de chaque individu est influencé par son milieu.
Ce texte constitue un passage de l’incipit du roman. Zola y retranscrit une des insurrections ayant eu lieu en Provence à la suite du coup d’état de Bonaparte en 1851. On peut ainsi se demander comment Zola va réussir , par le biais d’un incipit à développer une vision positive des insurrections.



I) Un incipit complet
A) Création d’un cadre spatio temporel réaliste
- appui sur un evenement historique
- reprise de la véritable chanson La Marseillaise
- utilisation des lieux géographiques du Var « le large amphithéâtre qui monte de la rivière à Plassans » ,
B) Narration et lancement de l’action
- pas de personnage au profit de la description d’une « masse noire »
-narrateur externe
- rupture avec le calme originel avec l’arrivée des bataillons : oxymore « paix morte et glacée de l’horizon » , passage imparfait d’arrière plan au passé simple , asyndètes qui accélèrent le rythme

II) Une vision positive de l’insurrection
A) Un peuple uni et puissant
- hyperboles « des bouches géantes »
- métaphore « des flots vivants qui semblaient ne pas devoir s’épuiser »
- modalisateurs adjectifs « grandiose » « superbe », irrésistible »
-
B) Une révolte héroïque
- description sonore chp lexical de la musique « trompettes » , « notes » « tambours » et du chant « voix » « echos » « ondes sonores » mis en valeur par métaphore « la plus grande voix de cette tempete humaine » ou vocabulaire de l’absolu « toute la vallée »
- intervention de la nature < personnification avec verbes d’actions « frissonna » … + métaphore filée du vente « tempête humaine » soufflée »
- Nature soumise aux lois des insurgés « secouant jusqu’aux pierres du chemin » « l’ébranlement de l’air et du sol »


Conclusion :
Texte qui répond bien aux fonctions de l’incipit tout en développant une vision positive de l’insurrection lui attribuant un caractère héroïque et sacré.
Zola = écrivain engagé toute sa vie comme avec J’accuse paru dans l’Aurore qui fait de lui un des prinpaux défenseurs de la cause dreyfusarde.



Qu 'en pensez vous ? Merci d'avance pour vos réponses 🙂
Il y avait une phrase : " des bouquets d'arbre, des moindres broussailles semblèrent sortir des voix humaines "

Le verbe modalisateur " semblèrent "au conditionnel suivi d'un pléonasme " voix humaines " révèle deux aspects caractérisant le peuple. D'une part, le peuple croit en l'existence d'un être supérieur avec qui il pourrait communiquer puisqu'il précise l'origine des voix. D'autre part, ce passage est une référence biblique. Le buisson ardent à unifier les chrétiens lorsque ceci étaient sceptiques, " les moindres broussailles " ont unifié le peuple.

Pourquoi personne n'a trouvé ça ? 😞
Romy18 a écrit :Bonjour à tous,
Voici le plan détaillé de mon commentaire :


La fortune des Rougon , une des œuvres du cycle des Rougon-Maquart du naturaliste Emile Zola . Dans cet ensemble de romans Zola entama l’entreprise de décrire grâce à une démarche scientifique les différents milieux populaires tout en démontrant que l’avenir de chaque individu est influencé par son milieu.
Ce texte constitue un passage de l’incipit du roman. Zola y retranscrit une des insurrections ayant eu lieu en Provence à la suite du coup d’état de Bonaparte en 1851. On peut ainsi se demander comment Zola va réussir , par le biais d’un incipit à développer une vision positive des insurrections.



I) Un incipit complet
A) Création d’un cadre spatio temporel réaliste
- appui sur un evenement historique
- reprise de la véritable chanson La Marseillaise
- utilisation des lieux géographiques du Var « le large amphithéâtre qui monte de la rivière à Plassans » ,
B) Narration et lancement de l’action
- pas de personnage au profit de la description d’une « masse noire »
-narrateur externe
- rupture avec le calme originel avec l’arrivée des bataillons : oxymore « paix morte et glacée de l’horizon » , passage imparfait d’arrière plan au passé simple , asyndètes qui accélèrent le rythme

II) Une vision positive de l’insurrection
A) Un peuple uni et puissant
- hyperboles « des bouches géantes »
- métaphore « des flots vivants qui semblaient ne pas devoir s’épuiser »
- modalisateurs adjectifs « grandiose » « superbe », irrésistible »
-
B) Une révolte héroïque
- description sonore chp lexical de la musique « trompettes » , « notes » « tambours » et du chant « voix » « echos » « ondes sonores » mis en valeur par métaphore « la plus grande voix de cette tempete humaine » ou vocabulaire de l’absolu « toute la vallée »
- intervention de la nature < personnification avec verbes d’actions « frissonna » … + métaphore filée du vente « tempête humaine » soufflée »
- Nature soumise aux lois des insurgés « secouant jusqu’aux pierres du chemin » « l’ébranlement de l’air et du sol »


Conclusion :
Texte qui répond bien aux fonctions de l’incipit tout en développant une vision positive de l’insurrection lui attribuant un caractère héroïque et sacré.
Zola = écrivain engagé toute sa vie comme avec J’accuse paru dans l’Aurore qui fait de lui un des prinpaux défenseurs de la cause dreyfusarde.



Qu 'en pensez vous ? Merci d'avance pour vos réponses 🙂
J'ai presque fait comme toi donc je trouve ça bien 🙂
Par contre j'ai découvert qu'en réalité ce n'était pas l'incipit donc je stresse un peu…
Sinon ta deuxième partie est vraiment bien !
J'ai fait la même constatation et je stresse aussi mais en même temps on pouvait pas savoir , j'espère que ça ne va pas nous pénaliser trop …
matv a écrit :
Romy18 a écrit :Bonjour à tous,
Voici le plan détaillé de mon commentaire :


La fortune des Rougon , une des œuvres du cycle des Rougon-Maquart du naturaliste Emile Zola . Dans cet ensemble de romans Zola entama l’entreprise de décrire grâce à une démarche scientifique les différents milieux populaires tout en démontrant que l’avenir de chaque individu est influencé par son milieu.
Ce texte constitue un passage de l’incipit du roman. Zola y retranscrit une des insurrections ayant eu lieu en Provence à la suite du coup d’état de Bonaparte en 1851. On peut ainsi se demander comment Zola va réussir , par le biais d’un incipit à développer une vision positive des insurrections.



I) Un incipit complet
A) Création d’un cadre spatio temporel réaliste
- appui sur un evenement historique
- reprise de la véritable chanson La Marseillaise
- utilisation des lieux géographiques du Var « le large amphithéâtre qui monte de la rivière à Plassans » ,
B) Narration et lancement de l’action
- pas de personnage au profit de la description d’une « masse noire »
-narrateur externe
- rupture avec le calme originel avec l’arrivée des bataillons : oxymore « paix morte et glacée de l’horizon » , passage imparfait d’arrière plan au passé simple , asyndètes qui accélèrent le rythme

II) Une vision positive de l’insurrection
A) Un peuple uni et puissant
- hyperboles « des bouches géantes »
- métaphore « des flots vivants qui semblaient ne pas devoir s’épuiser »
- modalisateurs adjectifs « grandiose » « superbe », irrésistible »
-
B) Une révolte héroïque
- description sonore chp lexical de la musique « trompettes » , « notes » « tambours » et du chant « voix » « echos » « ondes sonores » mis en valeur par métaphore « la plus grande voix de cette tempete humaine » ou vocabulaire de l’absolu « toute la vallée »
- intervention de la nature < personnification avec verbes d’actions « frissonna » … + métaphore filée du vente « tempête humaine » soufflée »
- Nature soumise aux lois des insurgés « secouant jusqu’aux pierres du chemin » « l’ébranlement de l’air et du sol »


Conclusion :
Texte qui répond bien aux fonctions de l’incipit tout en développant une vision positive de l’insurrection lui attribuant un caractère héroïque et sacré.
Zola = écrivain engagé toute sa vie comme avec J’accuse paru dans l’Aurore qui fait de lui un des prinpaux défenseurs de la cause dreyfusarde.



Qu 'en pensez vous ? Merci d'avance pour vos réponses 🙂
J'ai presque fait comme toi donc je trouve ça bien 🙂
Par contre j'ai découvert qu'en réalité ce n'était pas l'incipit donc je stresse un peu…
Sinon ta deuxième partie est vraiment bien !
Vous avez combien au blanc ?

parce que là, c'est un autre niveau 😜
Romy18 a écrit :J'ai fait la même constatation et je stresse aussi mais en même temps on pouvait pas savoir , j'espère que ça ne va pas nous pénaliser trop …
Oui j'espère aussi, surtout que c’était écrit "début du roman" !
17 … Mais comme ce n'était pas un incipit je risque d'avoir beaucoup moins …
vincegouh a écrit :non, le seul cas ou tu utilise une problematique ds un commentaire c l'oral de fin d'année et c l'examinateur qui te le pose
Tu te trompes Vincegouh, une problématique est vivement conseillée à l'écrit aussi. Au risque de me répéter :
Il n'est pas bien grave d'avoir dit que c'était un incipit. En revanche avoir bâti toute la problématique et le plan sur cela, c'est plus embêtant car vous passez à côté de la spécificité de cette scène en vous focalisant sur son rôle d'incipit.

L'incipit c'est vraiment le début début, quand le lecteur ne sait rien et découvre. A la trentième page ce n'est plus vraiment le cas. Encore une fois ce n'est pas pénalisant d'avoir parlé d'incipit, mais après il ne fallait pas chercher si ce passage jouait bien son rôle d'incipit
Romy18 a écrit :17 … Mais comme ce n'était pas un incipit je risque d'avoir beaucoup moins …
Attention, tu n'auras que 16..
Ma problématique c'était :

"En quoi ce texte constitue-t-il au travers de la description épique des insurgés un manifeste anti-impérialiste ?"

I - Description épique de l'insurrection

II - La personnification de la nature et sa signification

III - Ce que l'auteur dénonce dans ce texte

Sinon j'ai interprêté "la paix morte et glacée de l'horizon" comme les années napoléoniennes qui s'annoncent, et notamment la défaite de la france face à l'allemagne en 70.

En effet, le texte a été écrit en 71, ce qui justifie que Zola a du recul par rapport à ces évenements.

"la paix morte et glacée de l'horizon", c'est l'armistice face à l'allemagne, et la perte de l'Alsace Lorraine. Je suis peut-être allé un peu loin en disant ça, mais ça m'avait l'air de tenir debout.
@Ammy


Merci pour la réponse même si elle ne me rassure pas vraiment …
Le plan compte il beaucoup dans la notation par rapport au contenu ?
Le plan compte pas mal. Mais parfois un élève annonce un plan qui ne va pas, et puis finalement il analyse bien le texte ensuite et en cerne bien les enjeux. Il vaut mieux cela que l'inverse ! (un super plan alléchant et puis rien à l'intérieur des parties…)
Ammy a écrit :Le plan compte pas mal. Mais parfois un élève annonce un plan qui ne va pas, et puis finalement il analyse bien le texte ensuite et en cerne bien les enjeux. Il vaut mieux cela que l'inverse ! (un super plan alléchant et puis rien à l'intérieur des parties…)
Le contenu de mon I) même si je parle d'incipit s'appuie sur le texte et je pense que le contenu est correct après c'est vrai que je n'aurais pas du le diriger comme ça mais on ne pouvait pas vraiment savoir que c'était la 30 e page …