Questions sur les Fleurs du Mal de Baudelaire

Entraide scolaire

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Relis les consignes…

 Cherchez et étudiez dans Les Fleurs du mal des exemples de ce « beau » insolite, bizarre, parfois dérangeant, ou d’un « beau » associé à la cruauté, au malheur, à la tristesse. Vous pouvez prendre appui sur les poèmes suivants : « L’albatros », « La beauté », « Hymne à la beauté », « Avec ses vêtements ondoyants et nacrés », « Le serpent qui danse », « Harmonie du soir », « À une mendiante rousse », « Les petites vieilles », « À une passante », « Rêve parisien ».

Bonsoir maribelle2,

La notion de beau bizarre est difficile à apprécier chez Baudelaire qui utilise une forme classique pour illustrer un concept de rupture.

Le dandy Baudelaire est l’ennemi déclaré du bourgeois positiviste, matérialiste et borné. Il refuse en particulier le conformisme artistique étroit et convenu que cultive le bourgeois installé. Le beau bizarre est surprenant par son sujet, son traitement, il doit introduire un désordre, un étonnement, des émotions, il est éloigné de la perfection, de l’immobilité, il surgit des imprévus de la vie…

Dans "Les petites vieilles"

Dans les plis sinueux des vieilles capitales, (nous voilà loin de l’ordonnance classique)

Où tout, même l’horreur, tourne aux enchantements, (annonce d’un paradoxe entre un extérieur trivial et un passé brillant)

Je guette, obéissant à mes humeurs fatales (culte mortifère du spleen, besoin de nouveauté, recherche de semblables que la vie a détruits)

Des êtres singuliers, décrépits et charmants.(suite antithétique, charmant renvoie à enchantement, Baudelaire applique sa démarche poétique : atteindre à la surnature derrière une réalité décevante, voir "correspondances")

J’ai analysé succinctement le premier quatrain qui est une introduction, je te laisse continuer dans les développements ultérieurs de cet art poétique nouveau qui utilise la forme conventionnelle de l’alexandrin. Ce vers réservé plutôt à l’expression du sublime sert ici la trivialité appuyée. Enfin tu peux remarquer que la "boue" devient de "l’or" sous la plume virtuose du poète. Le "beau bizarre" contribue donc puissamment à cette alchimie.