Zola, Nana, chapitre 1 - On frappait les trois coups…

Entraide scolaire

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Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour j'ai un commentaire à faire pour dimanche j'ai trouvé une problématique et un plan mais je ne pense pas qu'il est très correct… Pouvez vous me donner votre avis ?

Probl : Comment ces descriptions par hypotypose renseignent le lecteur sur la personnalité de Nana ?

I) description érotique/corporelle de Nana
-description de haut en bas
-champ lexical de la guerre
- consciente du pouvoir de son corps
II) Description de la réaction du public
-les hommes sont sérieux → déconcerté, troublé
-sourde menace ?
-"un frisson remua la salle. Nana était nue" → la conséquence est avant la cause

Voici l'extrait :
On frappait les trois coups, des ouvreuses s'entêtaient à rendre les vêtements, chargées de pelisses et de paletots, au milieu du monde qui rentrait. La claque applaudit le décor, une grotte du mont Etna, creusée dans une mine d'argent et dont les flancs avaient l'éclat des écus neufs ; au fond, la forge de Vulcain mettait un coucher d'astre. Diane, dès la seconde scène, s'entendait avec le dieu qui devait feindre un voyage pour laisser la place libre à Vénus et à Mars. Puis, à peine Diane se trouvait-elle seule, que Vénus arrivait. Un frisson remua la salle. Nana était nue. Elle était nue avec une tranquille audace, certaine de la toute-puissance de sa chair. Une simple gaze l'enveloppait; ses épaules rondes, sa gorge d'amazone dont les pointes roses se tenaient levées et rigides comme des lances, ses larges hanches qui roulaient dans un balancement voluptueux, ses cuisses de blonde grasse, tout son corps se devinait, se voyait sous le tissu léger, d'une blancheur d'écume. C'était Vénus naissant des flots, n'ayant pour voile que ses cheveux. Et, lorsque Nana levait les bras, on apercevait, aux feux de la rampe, les poils d'or de ses aisselles. II n'y eut pas d'applaudissements. Personne ne riait plus, les faces des hommes, sérieuses, se tendaient, avec le nez aminci la bouche irritée et sans salive. Un vent semblait avoir passé très doux, chargé d'une sourde menace. Tout d'un coup, dans la bonne enfant, la femme se dressait, inquiétante, apportant le coup de folie de son sexe, ouvrant l’inconnu du désir. Nana souriait toujours, mais d'un sourire aigu de mangeuse d'hommes.
Voila merci beaucoup !
A mon avis, tu axes trop sur la pure stylistique si bien que ton commentaire sera peut être un peu pauvre et surtout tu risques très sérieusement de faire de la paraphrase.
Déjà, tu ne parles absolument pas du sujet du texte. Ok, tu parles de Nana et du public mais ça se passe où tout ça? Et la première partie du texte elle sert à quoi (apparemment à rien vu ton commentaire)? Ok on a des descriptions mais elles servent à quoi?
D'accord j'ai pris en compte ce que vous m'avez dit ! 😀

Ce plan est-il meilleur ?

PB: Comment ce texte parvient-il à être vivant et expressif ?

I) Un milieu théâtral
-indices du théâtre : trois coups, ouvreuses, claque
- le décor est présenté
-les personnages de la pièce de théâtre et non les personnages du récit sont énoncés
-piece de théâtre donc pas réel → "qui devait feindre un voyage" l.9

II) une description par hypotypose sensuel et caractérielle de Nana
A. Une description explicite
description de haut en bas
beaucoup d'adjectifs → portrait vivant
beaucoup de détails (ex : voile)
B. Une description implicite
champs lexical guerrier
consciente du pouvoir de son corps
"dans la bonne enfant, la femme se dressait" → elle devient une femme sur scène, maturité?
oxymore l.13
"mangeuse d'hommes"
Déduction de son caractère fort

III) La réaction du public
-la description de Nana débute par la réaction du public "un frisson remua la salle"
- "pas d'applaudissements" , "ne riait plus" → silence dans la salle
- description du visage des hommes → stupéfait
- "une sourde menace" → Nana déstabilise les hommes
-apportant le coup de folie de son sexe, ouvrant l'inconnu du désir" → les hommes sont séduits et charmés
Conclu : L'auteur essaye d'immerger le lecteur dans cette salle de théâtre entrain d'observer le décor, de contempler la nudité de Nana, de sentir la réaction du public auprès de lui.

Voila, merci pour votre aide !
Bon, c'est une première étape, mais ton commentaire est trop descriptif, trop axé uniquement sur la forme.

1. Effectivement, on nous présente une pièce de théâtre. Mais sache que Zola ne laisse JAMAIS rien au hasard. Donc s'il nous présente CE décor et CES personnages là, c'est qu'il y a une raison que tu dois expliquer.
Par ailleurs, je ne suis pas d'accord avec les points 3 et 4 de ton grand I)

2. Pour ton II) Erotisme et sensualité d'accord (attention pas caractérielle de Nana mais caractéristiques de Nana). A mon avis, l'erotisme est dans tout le texte, pas que chez Nana. Je ne suis pas d'accord avec le champ lexical guerrier (peux-tu argumenter ton propos, je ne vois pas là).

3. Pour ta 3e partie, c'est de la paraphrase, tu n'expliques rien du tout. Pour t'aider :

Dans l’ébauche de son roman, Zola résume son propos : « Toute une société se ruant sur le cul. Une meute derrière une chienne, qui n’est pas en chaleur et qui se moque des chiens qui la suivent. Le poème des désirs du mâle, le grand levier qui remue le monde. »

Autre citation extrait de Nana qui devrait t'aider dans ton explication de texte :
"-Tu n'as pas lu l'article du _Figaro_?… Le journal est sur la table.
Le rire de Daguenet lui revenait à la mémoire, elle était travaillée d'un doute. Si ce Fauchery l'avait débinée, elle se vengerait.
- On prétend qu'il s'agit de moi, là-dedans, reprit-elle en affectant un air d'indifférence. Hein? chéri, quelle est ton idée?
Et, lâchant la chemise, attendant que Muffat eût fini sa lecture, elle resta nue. Muffat lisait lentement. La chronique de Fauchery, intitulée _la Mouche d'or_, était l'histoire d'une fille, née de quatre ou cinq générations d'ivrognes, le sang gâté par une longue hérédité de misère et de boisson, qui se transformait chez elle en un détraquement nerveux de son sexe de femme. Elle avait poussé dans un faubourg, sur le pavé parisien; et, grande, belle, de chair superbe ainsi qu'une plante de plein fumier, elle vengeait les gueux et les abandonnés dont elle était le produit. Avec elle, la pourriture qu'on laissait fermenter dans le peuple, remontait et pourrissait l'aristocratie. Elle devenait une force de la nature, un ferment de destruction, sans le vouloir elle-même, corrompant et désorganisant Paris entre ses cuisses de neige, le faisant tourner comme des femmes, chaque mois, font tourner le lait. "