Bonjour.
J'ai travaillé une version, et une phrase me gêne, peut-être deux, mais en résolvant la première, j'ai bon espoir de démêler l'autre 🙂 !
Γεγράφασι μὲν οὖν περὶ τούτου καὶ ἄλλοι καὶ πάντες ἔτυχον τῆς μεγαληγορίας αὐτοῦ.
Là où je bloque, c'est dans la traduction des sujets. Par défaut je dirais que ἄλλοι est sujet de Γεγράφασι et πάντες de ἔτυχον, mais ça me laisse perplexe. Peut-être ce καὶ devant ἄλλοι qui m'amène à le lier avec πάντες…
Merci beaucoup 🙂 !
Tes sujets sont bien trouvés : D'autres aussi … et tous …
Je dirais: " D’autres ont écrit sur ce fait et tous ont bien rendu son " style emphatique" ? ( μεγαληγορίας ) :/
Bon, bon bon… Je me pose sans doute de mauvaises questions 🙂 ! Merci, Anne !
Mais tu fais bien de soulever, terpnoslogos, le problème du μεγαληγορίας qui, au sujet de Socrate (car le autou, c'est lui), n'est pas évident à traduire. Je pense qu'il s'agit, plus que de l'emphase, d'une certaine forfanterie. Je vais y réfléchir davantage.
Bailly donne la traduction de μεγαληγορία avec la référence à ton texte, pourquoi se poser des questions…
Vu le contexte, il ne faut pas donner au mot mot μεγληγορία un sens péjoratif sous peine de contresens absolu!!! Anne145 nous rappelle le sens donné par le Bailly : "langage magnifique"; par conséquent, ni "emphase" ni "forfanterie" ne conviennent ici! Je propose : "la parole brillante".
Je n'ai pas de Bailly ni le contexte (je ne suis pas chez moi). Il me semblait que Xénophon présentait les thèses adverses. C'est pour cela qu'un terme péjoatif me semblait opportun.
L'esprit du début de cette oeuvre - au demeurant assez médiocre, mais c'est un avis personnel - nous renvoie à la classique captatio benevolentiae des exordes rhétoriques. On peut la résuler ainsi : "On a beaucoup parlé de la virtuosité langagière de Socrate (lors de son procès); certains ont trouvé cette virtuosité surfaite; moi, je vais vous dire ce qu'il en a été réellement…"
S. a écrit :Je n'ai pas de Bailly ni le contexte (je ne suis pas chez moi). Il me semblait que Xénophon présentait les thèses adverses. C'est pour cela qu'un terme péjoatif me semblait opportun.
Lorsque nous l'avions traduit en classe l'an dernier, nous avons plutôt parlé de "la fierté de son langage", si je me souviens bien (avec l'idée d'orgueil dans méga). En tout cas, c'est ce que j'ai proposé lorsque j'ai eu le plaisir de retrouver ce texte à l'écrit d'Ulm 😀
Je cède avec déférence devant les professeurs d'Ulm… Il faut dire que je n'ai que mon intuition pour défense!
Bon, il me reste toujours la phrase suivante dans les bras… J'aimerais que vous m'accompagniez dans ma réflexion sans traduire à ma place (j'essuie les déboires de concours blancs lamentables et ai besoin de me rassurer, vous comprendrez, je pense).
ᾧ καὶ δῆλον ὅτι τῷ ὄντι οὕτως ἐρρήθη ὑπὸ Σωκράτους.
1. De toute évidence, du moins on peut en former l'hypothèse, ᾧ est un relatif de liaison, reste à savoir à qui il renvoie. J'en reste là, dans l'incertitude.
2. δῆλον ὅτι introduit sans doute une complétive (esti sous-entendu), mais je n'écarte pas la possibilité d'une tournure adverbiale - je me suis fait avoir une fois, ça me suffit 🙂 - (c'est évident)…
3. τῷ ὄντι me gêne. J'ai rencontré à plusieurs reprise dans un usage adverbial (Platon,
Phédon), au sens de "réellement", "véritablement", et que je ne retrouve pas dans mon vieux Bailly illisible. Pas d'a priori bien sûr, mais je m'orienterait vers cette hypothèse.
4. οὕτως ἐρρήθη : je pense qu'οὕτως qualifie la manière dont ça a été dit ; je ne vois pas ce qui pourrait constituer un sujet à ἐρρήθη, sinon megalègorias.
5. Quant à ὑπὸ Σωκράτους, j'en ferais volontiers le complément d'agent du passif.
Mais ça n'a pas de sens, enfin je ne trouve pas de sens, je dois donc me tromper quelque part, et j'ai besoin de conseils.
Merci à vous.
S. a écrit :Bon, il me reste toujours la phrase suivante dans les bras… J'aimerais que vous m'accompagniez dans ma réflexion sans traduire à ma place (j'essuie les déboires de concours blancs lamentables et ai besoin de me rassurer, vous comprendrez, je pense).
ᾧ καὶ δῆλον ὅτι τῷ ὄντι οὕτως ἐρρήθη ὑπὸ Σωκράτους.
1. De toute évidence, du moins on peut en former l'hypothèse, ᾧ est un relatif de liaison, reste à savoir à qui il renvoie. J'en reste là, dans l'incertitude.
Ce relatif neutre renvoie à ce qui précède : "et par ce fait" , "et par là"
2. δῆλον ὅτι introduit sans doute une complétive (esti sous-entendu), mais je n'écarte pas la possibilité d'une tournure adverbiale - je me suis fait avoir une fois, ça me suffit 🙂 - (c'est évident)…
En effet!
3. τῷ ὄντι me gêne. J'ai rencontré à plusieurs reprise dans un usage adverbial (Platon, Phédon), au sens de "réellement", "véritablement", et que je ne retrouve pas dans mon vieux Bailly illisible. Pas d'a priori bien sûr, mais je m'orienterait vers cette hypothèse.
Bien sûr!
4. οὕτως ἐρρήθη : je pense qu'οὕτως qualifie la manière dont ça a été dit ; je ne vois pas ce qui pourrait constituer un sujet à ἐρρήθη, sinon megalègorias.
Non; tu as ici un verbe au passif dont le sujet, évident, n'est pas exprimé : "cela fut dit"
5. Quant à ὑπὸ Σωκράτους, j'en ferais volontiers le complément d'agent du passif.
Ben voui!
Mais ça n'a pas de sens, enfin je ne trouve pas de sens, je dois donc me tromper quelque part, et j'ai besoin de conseils.
Merci à vous.
Je ne vois pas ce qui peut paraître encore obscur!!!
Bon, je comprends mieux. C'est une concession qu'il leur fait, nuancée par les arguments qui suivront.
Merci à vous, ça m'aide beaucoup !
De rien! Attention toutefois, le grec a toujours été ma plus grande passion, mais je ne suis pas infaillible!!!
Apparemment, j'ai tendance à ne pas traduire les petits connecteurs et adverbes, je serai prudent… 🙂
Merci beaucoup !