Bonjour,
Pour la rentrée je dois faire un commentaire sur Le taureau blanc de Voltaire. J'ai d'abord répondu à la question de corpus avec, je pense, une bonne réussite ; Mais là, je suis complètement perdu, ça fait un petit moment que je n'ai pas eu à faire de commentaire…
Concrètement, j'ai fais une partie de l'introduction ( contextualisation , l'auteur , l'œuvre en elle-même ) mais maintenant que je dois trouver ma problématique et donc mon plan, je bloque.
Merci d'avance si vous pouvez m'aider à trouver les deux axes, dans un premier temps.
Voici le texte :
Pour la rentrée je dois faire un commentaire sur Le taureau blanc de Voltaire. J'ai d'abord répondu à la question de corpus avec, je pense, une bonne réussite ; Mais là, je suis complètement perdu, ça fait un petit moment que je n'ai pas eu à faire de commentaire…
Concrètement, j'ai fais une partie de l'introduction ( contextualisation , l'auteur , l'œuvre en elle-même ) mais maintenant que je dois trouver ma problématique et donc mon plan, je bloque.
Merci d'avance si vous pouvez m'aider à trouver les deux axes, dans un premier temps.
Voici le texte :
L’ange Ithuriel vint se présenter à eux, un jour qu’ils étaient à table, et qu’ils s’entretenaient des douceurs de la royauté.
Le Maître des choses, leur dit l’ange, m’envoie vers vous pour récompenser votre vertu. Non-seulement vous serez rois, mais vous satisferez continuellement vos passions dominantes. Vous, premier prophète, je vous fais roi d’Égypte, et vous tiendrez toujours votre conseil, qui applaudira à votre éloquence et à votre sagesse. Vous, second prophète, vous régnerez sur la Perse, et vous entendrez continuellement une musique divine ; et vous, troisième prophète, je vous fais roi de l’Inde, et je vous donne une maîtresse charmante, qui ne vous quittera jamais. »
« Celui qui eut l’Égypte en partage commença par assembler son conseil privé, qui n’était composé que de deux cents sages. Il leur fit, selon l’étiquette, un long discours, qui fut très-applaudi, et le monarque goûta la douce satisfaction de s’enivrer de louanges qui n’étaient corrompues par aucune flatterie.
« Le conseil des affaires étrangères succéda au conseil privé. Il fut beaucoup plus nombreux ; et un nouveau discours reçut encore plus d’éloges. Il en fut de même des autres conseils. Il n’y eut pas un moment de relâche aux plaisirs et à la gloire du prophète roi d’Égypte. Le bruit de son éloquence remplit toute la terre.
« Le prophète roi de Perse commença par se faire donner un opéra italien dont les chœurs étaient chantés par quinze cents châtrés. Leurs voix lui remuaient l’âme jusqu’à la moelle des os, où elle réside. À cet opéra en succédait un autre, et à ce second un troisième, sans interruption.
« Le roi de l’Inde s’enferma avec sa maîtresse, et goûta une volupté parfaite avec elle. Il regardait comme le souverain bonheur la nécessité de la caresser toujours, et il plaignait le triste sort de ses deux confrères, dont l’un était réduit à tenir toujours son conseil, et l’autre à être toujours à l’opéra.
« Chacun d’eux, au bout de quelques jours, entendit par la fenêtre des bûcherons qui sortaient d’un cabaret pour aller couper du bois dans la forêt voisine, et qui tenaient sous le bras leurs douces amies dont ils pouvaient changer à volonté. Nos rois prièrent Ithuriel de vouloir bien intercéder pour eux auprès du Maître des choses, et de les faire bûcherons.
— Je ne sais pas, interrompit la tendre Amaside, si le Maître des choses leur accorda leur requête, et je ne m’en soucie guère ; mais je sais bien que je ne demanderais rien à personne si j’étais enfermée tête à tête avec mon amant, avec mon cher Nabuchodonosor. »
Les voûtes du palais retentirent de ce grand nom. D’abord Amaside n’avait prononcé que Na, ensuite Nabu, puis Nabucho ; mais, à la fin, la passion l’emporta ; elle prononça le nom fatal tout entier, malgré le serment qu’elle avait fait au roi son père. Toutes les dames du palais répétèrent Nabuchodonosor, et le malin corbeau ne manqua pas d’en aller avertir le roi. Le visage d’Amasis, roi de Tanis, fut troublé, parce que son cœur était plein de trouble. Et voilà comment le serpent, qui était le plus prudent et le plus subtil des animaux, faisait toujours du mal aux femmes en croyant bien faire.
Or Amasis en courroux envoya sur-le-champ chercher sa fille Amaside par douze de ses alguazils, qui sont toujours prêts à exécuter toutes les barbaries que le roi commande, et qui disent pour raison : « Nous sommes payés pour cela. »



