Est-il aisé de rester fidèle aux faits et aux événements tels qu’ils ont été vécus ?

Entraide scolaire

3 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour ! J'ai eu comme sujet de dissertation : Est-il aisé de rester fidèle aux faits et aux événements tels qu'ils ont été vécus ? Cette fidélité n'est-elle pas un leurre ?

J'aimerais avoir vos avis sur le plan que j'ai adopte que voici:


I/ Difficultés "humaines"
- de rester neutre (intrusion poetique ..)
-de discerner le vrai du faux ( ses etats d'âmes au moment des faits )
- de mémoire

II/ Paradoxalement c'est cette fidelite qui trompe
- besoin de fidelite nous force a detailler donc accentuer des evenements peu pertinents
-Au contraire taire ou atténuer des évènements importants

III/ La part de l'inconscient
-preuve de la prise en compte du lecteur (Gide qui est soucieux de ne "pas gâcher son récit en se précipitant" ) Contrairement a Rousseau qui n'écrit que pour lui
-le lecteur pris a témoin ( Sartre " Allez comprendre" ect..")
exagération de petits faits (le ruban vole de Rousseau) => Suscite de la compassion même de l'attachement
de même que les divagations (réflexions philosophiques Sartre ou Yourcenar ) Le lecteur se trouve alors "corrompu "

ccl: il y a différentes raisons pour lesquelles un auteur peut sans le vouloir etre "infidele" a la verite, et puis tout est relatif, peut-on seulement définir la vérité ?

ps: Je suis en S et l'autobiographie ne fait pas partie de mes objets d'études, mais puisque "l'intelligence se mesure a la capacite d'adaptation" notre professeur a voulu nous tester sur ce sujet, je voudrais un avis critique et des conseils pour m'ameliorer sachant que mon eaf approche a grands pas …

Merci !
Bonjour,
Je ne suis pas professeur, mais voici quand même des remarques d'un lecteur lambda :

1) "et puis tout est relatif, peut-on seulement définir la vérité ?"
L'ouverture est valable, mais présentée comme ça, elle peut heurter certains correcteurs qui voient trop souvent sur leurs copies des remarques comme "tout est relatif, donc on peut pas vraiment savoir…".

2) Je ne comprends pas bien dans ta troisième partie pourquoi tu parles d'inconscient. Elle traite en réalité essentiellement du rapport écrivain-lecteur. De plus, elle semble beaucoup rejoindre ton I.1) (intrusion poétique).
Il faut également faire attention. Ton travail, et plus particulièrement ta troisième partie, parle uniquement d'écrivains littéraires, or il est ici également (j'aurais tendance à dire "surtout", mais bon c'est un travail de français) question des historiens.
Voici les différences entre l'écrivain et l'historien selon Collingwood : l'historien inscrit son travail dans un cadre-spatio-temporel en lien + doit concorder ac le reste du savoir du passé en général + besoin de documents tangibles pour guider. Cependant, il admet que l'historien comme l'écrivain utilisent une "imagination a priori" (en particulier, pour l'historien, parce qu'il n'a accès qu'à certains événements et qu'il doit remplir les vides comme il peut…)

3) J'ai du mal à adhérer à ton II., mais tout dépendra de la manière dont tu vendras l'idée.

4) Ton I. est ma partie préférée.


Voici d'autres idées comme ça (qui rejoignent peut-être les tiennes) :
- les opinions (surtout politiques) qui altèrent la vision des faits au moment où ils se déroulent (mais à discuter, puisque l'intitulé du sujet dit "vécus", donc parle aussi d'un ressenti)
- La mémoire qui a tendance à atténuer, ou accentuer les événements majeurs de notre vie
- l'opinion qui change : on a tous un bagage constitué par l'expérience et si je devais décrire le moment où j'ai perdu ma première dent de lait, ce ne serait certainement pas la même chose qu'à l'époque.
- La perception. Le même événement est perçu différemment par plusieurs spectateurs. D'où la difficulté des enquêteurs pour reconstituer les faits…

J'espère t'avoir aidé !
utilisateur
Bonjour Utilisateur et merci de m'avoir répondu,

Il est vrai que je n'était pas moi même convaincue de mon II, j'ai d'ailleurs peiné a trouver des exemples concrets, je l'ai plus ou moins fait pour "remplir la feuille" (ce n'est pas la meilleure chose a faire, je sais)
Quand a ma conclusion, j'ai beaucoup de difficultés a élargir, quelque soit le sujet, j'ai beau réfléchir, tourner la question dans tous les sens, je retombe toujours sur des "Qu'est-ce que la vérité, qu'est-ce que le sérieux, etc.. Notre professeur nous a pourtant mis en garde contre les banalités et les formules toutes faites, comment pourrai-je alors (pour ce sujet par exemple) élargir sans avoir recours aux banalités ?

Je tiens enfin a préciser que notre sujet portait bien (et seulement) sur les écrits autobiographiques, le sujet complet était "Les mouvements de mon cœur et de ma pensée, je veux les présenter dans cette même lumière qui me les éclairait d'abord, et ne laisser point trop paraître le jugement que je portai sur eux par la suite" Pensez vous comme Gide qu'il est aisé de rester fidèle aux faits et aux événements tels qu'ils ont été vécus ? Cette fidélité n'est-elle pas un leurre ?
Cependant, il aurait mieux valu replacer mon II (qui est inutile) Par une sorte de parallèle entre l'écrivain et l'historien et ainsi introduire tes idées sur l'historien, je penserais a élargir ma pensée la prochaine fois, Merci derechef !