Quel point de vue le narrateur adopte-t-il pour présenter le déroulement de l’action dans chacun de

Entraide scolaire

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Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Il attacha sa corde enfin débrouillée à une ouverture pratiquée dans le parapet pour l'écoulement des eaux, il monta sur ce même parapet, et pria Dieu avec ferveur; puis, comme un héros des temps de chevalerie, il pensa un instant à Clélia. Combien je suis différent, se dit-il, du Fabrice léger et libertin qui entra ici il y a neuf mois! Enfin il se mit à descendre cette étonnante hauteur. Il agissait mécaniquement, dit-il, et comme il eût fait en plein jour, descendant devant des amis, pour gagner un pari. Vers le milieu de la hauteur, il sentit tout à coup ses bras perdre leur force; il croit même qu'il lâcha la corde un instant; mais bientôt il la reprit; peut-être, dit-il, il se retint aux broussailles sur lesquelles il glissait et qui l'écorchaient. Il éprouvait de temps à autre une douleur atroce entre les épaules, elle allait jusqu'à lui ôter la respiration. Il y avait un mouvement d'ondulation fort incommode; il était renvoyé sans cesse de la corde aux broussailles. Il fut touché par plusieurs oiseaux assez gros qu'il réveillait et qui se jetaient sur lui en s'envolant. Les premières fois il crut être atteint par des gens descendant de la citadelle par la même voie que lui pour le poursuivre, et il s'apprêtait à se défendre. Enfin il arriva au bas de la grosse tour sans autre inconvénient que d'avoir les mains en sang. Il raconte que depuis le milieu de la tour, le talus qu'elle forme lui fut fort utile; il frottait le mur en descendant, et les plantes qui croissaient entre les pierres le retenaient beaucoup. En arrivant en bas dans les jardins des soldats il tomba sur un acacia qui, vu d'en haut, lui semblait avoir quatre ou cinq pieds de hauteur, et qui en avait réellement quinze ou vingt. Un ivrogne qui se trouvait là endormi le prit pour un voleur. En tombant de cet arbre, Fabrice se démit presque le bras gauche. Il se mit à fuir vers le rempart, mais, à ce qu'il dit, ses jambes lui semblaient comme du coton; il n'avait plus aucune force. Malgré le péril, il s'assit et but un peu d'eau-de-vie qui lui restait. Il s'endormit quelques minutes au point de ne plus savoir où il était; en se réveillant il ne pouvait comprendre comment, se trouvant dans sa chambre, il voyait des arbres. Enfin la terrible vérité revint à sa mémoire. Aussitôt il marcha vers le rempart; il y monta par un grand escalier. La sentinelle, qui était placée tout près, ronflait dans sa guérite. Il trouva une pièce de canon gisant dans l'herbe; il y attacha sa troisième corde; elle se trouva un peu trop courte, et il tomba dans un fossé bourbeux où il pouvait y avoir un pied d'eau. Pendant qu'il se relevait et cherchait à se reconnaître, il se sentit saisi par deux hommes: il eut peur un instant; mais bientôt il entendit prononcer près de son oreille et à voix basse: Ah! monsignore! monsignore! Il comprit vaguement que ces hommes appartenaient à la duchesse; aussitôt il s'évanouit profondément. Quelque temps après il sentit qu'il était porté par des hommes qui marchaient en silence et fort vite; puis on s'arrêta, ce qui lui donna beaucoup d'inquiétude. Mais il n'avait ni la force de parler ni celle d'ouvrir les yeux; il sentait qu'on le serrait; tout à coup il reconnut le parfum des vêtements de la duchesse. Ce parfum le ranima; il ouvrit les yeux; il put prononcer les mots: Ah! chère amie! puis il s'évanouit de nouveau profondément.
(Stendhal, La Chartreuse de Parme)
La porte s'ouvrit, une lumière voilée parvint aux yeux de Dantès. Au
travers de la toile qui le couvrait, il vit deux ombres s'approcher de son lit.
Une troisième à la porte, tenant un falot à la main. Chacun des deux
hommes, qui s'étaient approchés du lit, saisit le sac par une de ses
extrémités.
«C'est qu'il est encore lourd, pour un vieillard si maigre! dit l'un d'eux en le
soulevant par la tête.
- On dit que chaque année ajoute une demi livre au poids des os, dit l'autre
en le prenant par les pieds.
- As-tu fait ton noeud? demanda le premier.
- Je serais bien bête de nous charger d'un poids inutile, dit le second, je le
ferai là-bas.
- Tu as raison; partons alors.»
On transporta le prétendu mort du lit sur la civière.
Edmond se raidissait pour mieux jouer son rôle de trépassé. On le posa sur
la civière; et le cortège, éclairé par l'homme au falot, qui marchait devant,
monta l'escalier.
Tout à coup, l'air frais et âpre de la nuit l'inonda.
Dantès reconnut le mistral. Ce fut une sensation subite, pleine à la fois de
délices et d'angoisses.
Les porteurs firent une vingtaine de pas, puis ils s'arrêtèrent et
déposèrent la civière sur le sol.
Un des porteurs s'éloigna, et Dantès entendit ses souliers retentir sur les
dalles.
«Où suis-je donc?» se demanda-t-il.
«Sais-tu qu'il n'est pas léger du tout!» dit celui qui était resté près de
Dantès en s'asseyant sur le bord de la civière.
Le premier sentiment de Dantès avait été de s'échapper, heureusement il
se retint.
«Éclaire-moi donc, animal, dit celui des deux porteurs qui s'était éloigné, ou
je ne trouverai jamais ce que je cherche.» L'homme au falot obéit à
l'injonction, quoique, comme on l'a vu, elle fût faite en termes peu
convenables.
«Que cherche-t-il donc? se demanda Dantès. Une bêche sans doute.» Une
exclamation de satisfaction indiqua que le fossoyeur avait trouvé ce qu'il
cherchait.
«Enfin, dit l'autre, ce n'est pas sans peine.
- Oui, répondit-il, mais il n'aura rien perdu pour attendre.» A ces mots, il se
rapprocha d'Edmond, qui entendit déposer près de lui un corps lourd et
retentissant; au même moment, une corde entoura ses pieds d'une vive et
douloureuse pression.
«Eh bien, le noeud est-il fait? demanda celui des fossoyeurs qui était resté
inactif.
- Et bien fait, dit l'autre; je t'en réponds.
- En ce cas, en route,» Et la civière soulevée reprit son chemin.
On fit cinquante pas à peu près, puis on s'arrêta pour ouvrir une porte,
puis on se remit en route. Le bruit des flots se brisant contre les rochers
sur lesquels est bâti le château arrivait plus distinctement à l'oreille de
Dantès à mesure que l'on avança.
«Mauvais temps! dit un des porteurs, il ne fera pas bon d'être en mer cette
nuit.
- Oui, l'abbé court grand risque d'être mouillé», dit l'autre - et ils éclatèrent
191de rire.
Dantès ne comprit pas très bien la plaisanterie, mais ses cheveux ne s'en
dressèrent pas moins sur sa tête.
«Bon, nous voilà arrivés! reprit le premier.
- Plus loin, plus loin, dit l'autre, tu sais bien que le dernier est resté en
route, brisé sur les rochers, et que le gouverneur nous a dit le lendemain
que nous étions des fainéants.» On fit encore quatre ou cinq pas en
montant toujours, puis Dantès sentit qu'on le prenait par la tête et par les
pieds et qu'on le balançait.
«Une, dirent les fossoyeurs.
- Deux.
- Trois!» En même temps, Dantès se sentit lancé, en effet, dans un vide
énorme, traversant les airs comme un oiseau blessé, tombant, tombant
toujours avec une épouvante qui lui glaçait le coeur. Quoique tiré en bas par
quelque chose de pesant qui précipitait son vol rapide, il lui sembla que
cette chute durait un siècle.
Enfin, avec un bruit épouvantable, il entra comme une flèche dans une eau
glacée qui lui fit pousser un cri, étouffé à l'instant même par l'immersion.
Dantès avait été lancé dans la mer, au fond de laquelle l'entraînait un
boulet de trente-six attaché à ses pieds.
La mer est le cimetière du château d'If.
( Alexandre Dumas, Le Comte de Monte-Cristo)
Puis Victor Hugo, Les Misérables, IIe partie, Livre II,Chapitre III (1862) dsl je n'ai pas trouvé l'extrait.

Je voudrais de l'aide svp je doit répondre a cet question:
Quel point de vue le narrateur adopte-t-il pour présenter le déroulement de l'action,dans chacun de ces 3 extraits ?
Aide-toi de ça : https://www.etudes-litteraires.com/fiches-methode/focalisation
Ça devrait te permettre de répondre à ta question et de comprendre une fois pour toute ! Efficace non ?