Cendrars, La Prose du Transsibérien et de la petite Jehanne de France - Besoin d’aide pour trouver l

Entraide scolaire

15 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
Livres sur Amazon
Bonjour. Je n'arrive pas à trouver ces figures de style malgès avoir lu votre sujet " les figures de styles ". Le texte que j'étudie est " La Prose du Transsibérien et de la petite Jehanne de France " de Blaise Cendrars.
a)
La pluie qui tombe
La tourbe qui se gonfle
La Sibérie qui tourne
Les lourdes nappes de neige qui remontent
Et le grelot de la folie qui grelotte comme un dernier désir dans l'air bleui
C'est une accumulation de gradation ?
Ensuite dernière ligne, c'est une comparaison, mais je ne comprend pas son sens.. Cette partie du texte est un mystère pour moi. ;s
b)
Le train palpite au coeur des horizons plombés
C'est bien une personnification ?
c)
Et ton chagrin ricane
C'est bien un oxymore ?
d)
Le monde s'étire s'allonge et se retire comme un acordéon qu'une main sadique tourmente
On a bien au début un accumulation de gradation ? Suivis d'une comparaison, que je ne comprend pas aussi..
e)
Nous sommes un orage sous le crâne d'un sourd.
Je ne comprend pas cette phrase..
Merci d'avance pour votre aide.
Bonjour,

a) rythme accumulatif et croissant + paronomase
b) oui
c) personnification et allitération
d) rythme ternaire + comparaison (pour jouer de l'accordéon, il faut étirer puis comprimer le soufflet de l'instrument).
e) il faudrait le contexte
Tout d'abord, merci d'avoir répondu.
a)
J'ai lu une définition de la paronomase. Je ne vois pas ou elle est dans ce texte. ;s
Pour la comparaison, pouvez-vous m'aider ?
" Et le grelot de la folie qui grelotte comme un dernier désir dans l'air bleui "

Merci pour le b, c et d.

e)
https://www.poesie.net/transib8.htm  
Le texte est jusqu'au au 3e " Blaise, dis, sommes-nous bien loin de Montmartre? "
Je pense avoir mal compris le texte. Dites moi si je me trompe, mais l'auteur déshumanise l'homme à la fin de mon passage. Il les nomme de " chiens ", de " démons ".
Ensuite il y a beaucoup d'accumulation à la fin du passage. " Et " traduit l'impatience de l'auteur, non ?
La paronomase est "Et le grelot de la folie qui grelotte"
Le grelot évoque les sons tandis que le verbe greloter renvoie aux mouvements, au tremblement de froid.
La folie est polysémique, elle est d'abord un personnage fictif qu’on représente sous la figure d’une femme joyeuse avec une marotte et des grelots. C'est aussi la déraison, le mouvement exubérant, le désir d'accouplement animal… Au début elle désigne sans doute la locomotive, d'ailleurs un autre vers y fait allusion "La folie surchauffée beugle dans la locomotive". Mais elle est aussi un renvoi à Jehanne, la prostituée, une autre "bête humaine" pour reprendre le titre d'un roman de Zola.

"Nous sommes un orage sous le crâne d'un sourd"
C'est la reprise du tintamarre, des bruits de roulement du train lancé à toute vapeur : la formule condense l'assourdissement, les bruits et les fulgurations du convoi.
Il n'y a pas déshumanisation de l'homme, mais évocation du transsibérien comme une mécanique en folie.
Ah d'accord. Je vois. Pour comprendre,

" Et dans les trous,
les roues .. "

C'est une autre paronomase ?

Je me rend compte que je n'ai pas du tout compris le texte. Je pensais que Blaise et cette jeune Parisienne fuyaient la guerre russo-japonaise. Et donc que l'auteur dénonce l'homme ( = déshumanisation de l'homme lors d'une guerre ) lorsqu'il dit :
" Et les chiens de malheur qui aboient à nos trousses "
..
" Les démons sont déchaînés "

Ensuite j'ai remarqué le champs lexical de la guerre ( faute de moyen therme ) :
" cendres " " folie " étranglent " poteaux grimacants " " déchirures du ciel " " locomotives en furies " " démons " …
Il ne dénonce pas la guerre ?

Tant que j'y suis;

" Nous sommes loin, Jeanne, tu roules depuis sept jours
Tu es loin de Montmartre, de la Butte qui t'a nourrie, du Sacré Coeur contre lequel tu t'es blottie "

Quel est l'interet de ce passage ? On voit bien que ceux sont des lieux et monuments célèbres de Paris..

"Nous sommes un orage sous le crâne d'un sourd"
Donc en faite, c'est juste la reprise de tous ces bruits. C'est une conclusion à cette mécanique en folie, non ?
Ton plan ne convient pas faute d'avoir préalablement défini un parcours de lecture (problématique).

Ne cherche pas à tout dire, mais contente-toi de mettre en valeur l'intention principale de l'auteur.

Par exemple : Quelles impressions Cendrars évoque-t-il au cours de ce voyage en train ? ou Comment Cendrars dépayse-t-il son lecteur ?…
Merci pour votre aide.

Je vais faire mon commentaire à présent..

Pensez vous que le plan est bon :

I. Progression du texte : la figure du poète
a ) explication du titre de l'oeuvre. " transsibérien " - - > exotique
b ) le texte commence comme il avait finit " Blaise, dis, sommes-nous .. ", 3 répétitions, deux paragraphes. L'auteur nous partage ses sentiments, ce qu'il ressent mais l'histoire n'avance pas.
c ) utilisation de la prose pour avoir davantages de libertés et partager cette expérience; son voyage. L'auteur nous raconte ses émotions, des jeux de sonorités, il s'exprime directement aux lecteurs pour livrer les sentiments des personnages.
d ) un texte lyrique : le narrateur livre à nous les sentiments des personnages ; Blaise ( tristesse de la guerre ) et Jehanne ( nostalgie de quitter Paris )

II. Les caractéristiques du voyage.

a) Un voyage moderne.
a ) Fuite de la guerre. Déshumanisation de l'homme et dénonce la guerre.
b) Un paysage menacant qu'ils sont en train de fuir. C'est en faite la guerre qu'ils fuient.
c ) Personnification du train. On a l'impression qu'il vit. L'auteur nous partage ce qu'il ressent.

III. Fonction du poète et de la poésie.

a ) Pays civilisé, Paris. Caractérisé par son énorme flambé : Ville pollué, ou les gens sont prêt à tout pour gagner de l'argent. La guerre,Russie, caractérisé par le train et les paysages " déchirures " ..
Les personnages fuient ces sociétés ?
Je ne comprend pas le voyage des personnages. Ils partent de Paris, vont en Russie.. ?
Je ne comprend pas ce passage, " ton chagrin ricane " Jehanne est triste de quitter Paris, mais c'est en même temps bien pour elle ?
Je crois avoir mal compris le texte..
"Blaise, dis, sommes-nous bien loin de Montmartre?"

Nous sommes loin, Jeanne, tu roules depuis sept jours
Tu es loin de Montmartre, de la Butte qui t'a nourrie, du Sacré Coeur contre lequel tu t'es blottie
Paris a disparu et son énorme flambée
Il n'y a plus que les cendres continues
La pluie qui tombe
La tourbe qui se gonfle
La Sibérie qui tourne
Les lourdes nappes de neige qui remontent
Et le grelot de la folie qui grelotte comme un dernier désir dans l'air bleui
Le train palpite au coeur des horizons plombés
Et ton chagrin ricane…

"Dis, Blaise, sommes-nous bien loin de Montmartre?"

Les inquiétudes
Oublie les inquiétudes
Toutes les gares lézardés obliques sur la route
Les files télégraphiques auxquelles elles pendent
Les poteaux grimaçant qui gesticulent et les étranglent
Le monde s'étire s'allonge et se retire comme un accordéon qu'une main sadique tourmente
Dans les déchirures du ciel les locomotives en folie s'enfuient
et dans les trous
les roues vertigineuses les bouches les voies
Et les chiens du malheur qui aboient à nos trousses
Les démons sont déchaînés
Ferrailles
Tout est un faux accord
Le broun-roun-roun des roues
Chocs
Rebondissements
Nous sommes un orage sous le crâne d'un sourd

"Dis, Blaise, sommes-nous bien loin de Montmartre?"
Mais oui, tu m'énerves, tu le sais bien, nous sommes bien loin
La folie surchauffée beugle dans la locomotive
Le peste le choléra se lèvent comme des braises ardentes sur notre route
Nous disparaissons dans la guerre en plein dans un tunel
La faim, la putain, se cramponnent aux nuages en débandade et fiente des batailles en tas puants de morts
Fais comme elle, fais ton métier…
J'essaierais un axe par strophe :
1 - un pays étrange
2 - un paysage ferroviaire
3 - un univers menaçant

conclusion : le voyage ferroviaire vécu comme un délire cauchemardesque.
D'accord.

Comment Cendrars dépayse-t-il son lecteur ?

I. Progression du récit ( qui est quand même important je trouve )

Même sous partie.

II. Dépaysement

a) Paris → Russie, différents paysages.
b) Utilisation du paysage pour exprimer ses sentiments et la situation dans laquelle ils se trouvent.
c) .. Que peut-on dire d'autres ?

III. Dénonce la guerre.

a) Personnification du train, qui représente un homme au milieu des conflits. Il nous montre l'impact, et la violence de la guerre
b) Champs lexical de la mort. Même les paysages font penser à la guerre.
c) L'homme est déshumanisé. Caractérisé de démon.
d) Les personnages fuient cette société.

Je tenais à vous remercier pour votre aide. J'éspère qu'on va voir le bout.
Je ne peux corriger sans arrêt ton commentaire.
Relis ce que je t'ai écrit plus haut des intentions probables de Cendrars.
Le trajet parcouru va de Moscou à Kharbine.
L'extrait t'indique qu'ils s'éloignent de Paris.
1 - un pays étrange

a) Les Personnages quittent tous pour monter dans ce train. Répétition de loin met cela en évidence : ils sont dans une territoire qui leur est inconnu, loin de leur pays d'origine. La représentation des lieux et monuments de Paris permet aussi de montrer que qu'ils ont tous quitté pour une terre qui est pire, ou " il n'y a que les cendres continues ".
b) Plus ils avancent dans cette Terre, plus elle est dûr envers eux.
"
La pluie qui tombe
..
Et le grelot de la folie qui grelotte comme un dernier désir dans l'air bleui
"
Ce rythme accumulatif croissant en ait l'exemple. Plus ils avancent, plus il fait froid. Ce pays n'est pas accueillant avec eux.
c) De plus, on remarque que l'auteur a mis en évidence le mot grelot à travers une paronomase. Le grelot évoque les sons tandis que le verbe greloter renvoie aux mouvements, au tremblement de froid; elle met en valeur le mot " folie " qui représente l'acte des deux personnages, de tous quitter. La comparaison de cette folie, " comme un dernier désir dans l'air bleui ", nous montre que ce qui les attend sera encore pire.

2 - un paysage ferroviaire

a) Utilisation du train. Ce qui est nouveau pour l'époque : Poème moderne. Ce train est même personnifié, " le train palpite au coeur.. " Le train recoit les émotions des personnages et nous les transmettra.
b) L'auteur utilise ce paysage ferroviaire pour introduire le champs lexical de la mort. " pendent " " étranglent ". C'est une introduction à ce qu'ils vont trouver dans ce pays.
c) " le monde s'étire .. comme .. une main sadique tourmente " Ce rythme ternaire signifie .. Que faut-il en déduire de cette ligne ?

3 - un univers menaçant

a) " déchirures du ciel ", " locomotives en furie " → Univers mencant qui représente la violence de la guerre.
b) Un rythme cassé par les enjambements, " et ", qui accélère le récit. Cela donne un effet d'accumulation, qui accentue cet effet d'univers menacant.
c ) onomatopée ( trous - roues ). Accélère aussi le récit ?
d) déshumanisation de l'homme ( démons, chiens ); l'auteur dénonce la guerre.
e ) " Tout est un faux accord " → Toutes les sensations que l'auteur percoit ne sont pas en accord. ( D'un coté, la guerre, de l'autre, ? )
d) " Nous sommes un orage sous le crane d'un sourd " → C'est une conclusion à ce paragraphe : une mécanique en folie.
Dites moi ce que vous en pensez. Dois-je aussi introduire le lyrisme ? C'est la question sur corpus. Au pire je peux en parler dans l'introduction, non ?
Dernière question. Quel est le trajet des personnages ?
Encore merci. ;s



Je sais que j'abuse un peu. Pouvez vous juste m'éclairer sur les phrases soulignés ? Apès je ne vous embette plus. 🙂
Le rythme ternaire souligne les mouvements d'accordéon : extension douloureuse (deux temps) puis contraction.
L'onomatopée est une harmonie imitative. L'éventuelle accélération de l'énoncé réside dans la parataxe et les phrases nominales.
Le faux accord est explicité après : il s'agit des sons discordants et des rythmes chaotiques.

Il te faut prendre désormais tes responsabilités. Ne cherche pas à placer la guerre à tout prix dans cet extrait.
Bonjour, je suis entrain de faire un commentaire sur la fin de ce poème, j'ai un plan en deux parties: la ville de Paris, un refuge et la complexe quantité d’émotions ressentis par l'auteur lors de son retour. Je suis entrain de rédiger la première partie et je ne comprend pas un vers, donc j'arrive pas a l'analyser. Le problème est dans la métaphore utilisé par Cendrars.
"Les moteurs beuglent comme les taureaux d'or"
Merci d'avantage, Tomás Noriega, Lycée Français Louis Pasteur de Bogotá
Bonjour,

Il ne s'agit pas d'une métaphore mais d'une comparaison.
À quoi renvoie-t-elle ?
Je remarque que le vers suivant cite "les vaches du crépuscule".
Première hypothèse, les taureaux sont à lier au jour.
Tout fonctionnerait dans l'opposition bruit / silence, force / douceur, mâle / femelle, jour / nuit.
Deuxième hypothèse, Cendrars évoquerait un épisode biblique.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Veau_d%27or
Les adorateurs hérétiques accompagnent leur procession de sonneries d'instruments dont la fameuse corne qui servait à divers usages notamment comme trompe sonore (Josué 6.5).
À remarquer que c'est un taureau qui, à New-York, symbolise le marché financier. Cendrars pourrait focaliser sur les liens entre la grande ville et le capitalisme triomphant.
O Paris
Grand foyer chaleureux avec les tisons entrecroisés de tes rues et tes vieilles maisons qui se penchent au-dessus

et se réchauffent
Comme des aïeules
Et voici des affiches, du rouge du vert multicolores comme mon passé bref du jaune
Jaune la fièvre couleur des romans de la France à l'étranger.
J'aime me frotter dans les grandes villes aux autobus en marche
Ceux de la ligne Saint Germain-Montmartre m'emportent à l'assaut de la Butte
Les moteurs beuglent comme les taureaux d'or
Les vaches du crépuscule broutent le Sacré-Cœur
O Paris
Gare centrale débarcadère des volontés carrefour des inquiétudes
Seuls les marchands de couleurs ont encore un peu de lumière sur leur porte
La compagnie internationale des Wagons-lits et des Grands Express Européens m'a envoyé son prospectus
C'est la plus belle église du monde
J'ai des amis qui m'entourent comme des garde-fous
Ils ont peur quand je pars que je ne revienne plus
Toutes les femmes que j'ai rencontrées se dressent aux horizons
Avec les gestes piteux et les regards tristes des sémaphores sous la pluie
Bella, Agnès, Catherine et la mère de mon fils en Italie
Et celle, la mère de mon amour en Amérique
Il y a des cris de sirène qui me déchirent l'âme
Là-bas en Mandchourie un ventre tressaille encore comme dans un accouchement
Je voudrais
Je voudrais n'avoir jamais fait mes voyages
Ce soir un grand amour me tourmente
Et malgré moi je pense à la petite Jehanne de France.
C'est par un soir de tristesse que j'ai écrit ce poème en son honneur