Accord du participe passé avec l’auxiliaire avoir - Il nous a quitté ou il nous a quittés ?

Langue française

103 réponses · Page 5 / 6

Merci Jehan, c'est bien ce qui me semblait (ou ce qu'il me semblait ?) 😀 .
Bonsoir,
Concernant le verbe "avoir", la règle est claire et peu sujette à interprétation.
Par contre, concernant le verbe "être", j'ai un doute sur :
"Elle s'est pris / prise les pieds dans le tapis". La règle voudrait que l'on n'accorde pas "pris" si le "s'" placé avant le verbe être est un COI mais est ce bien le cas dans cet exemple ?
Merci par avance pour vos réponses.
SG
Bonjour.

"Les pieds" est bien COD, et comme il est écrit après le participe, on n'accorde pas.
Ce n'est pas elle qui est prise, ce sont bien les pieds.
Elle s'est pris les pieds = "Elle a pris les pieds à elle."

Autre exemple :

Elle s'est lavée. = "Elle a lavé elle-même." (s' COD écrit avant; accord du participe.)

mais

Elle s'est lavé les mains. = "Elle a lavé les mains à elle."
(s' est COI, et le COD "les mains" écrit après; pas d'accord du participe.)
Bonjour,

Je commence par réactiver cette discussion (où je vais sans doute venir souvent… !) par un exemple que je ne comprends pas.
Jehan a écrit :Bonsoir.

Non, on ne peut pas.
Le participe s'accorde avec le COD placé avant, c'est vrai.
Seulement ici, m' n'est pas COD, mais COS.
On n'accorde pas.

Elles m'ont permis = Elles ont permis à moi.
Ce n'est pas moi qui suis permise !


On accorde avec le COD, on accorde avec ce qui est permis si c'est placé avant :
Elles m'ont permis des fantaisies.
Les fantaisies qu'elles m'ont permises.
Ce sont les fantaisies qui sont permises…
Elles m'ont permis des fantaisies.
C'est finalement comme Elle s'est pris les pieds, non ? Mais quoi qu'il en soit : pourquoi ?

Et pour Les fantaisies qu'elles m'ont permises : si la règle veut qu'on accorde avec un COD antéposé, ici le COD n'est-il pas m' ? Auquel cas : qu'elles m'ont permise ou qu'elles m'ont permis selon si je suis un garçon ou une fille.

Je vous fais confiance et suis donc certain de me tromper. Mais j'aimerais comprendre pourquoi… Pouvez aussi expliquer les différences entre COS, COD et COI ? Je pense qu'ici ça a son importance.


DEUXIÈME QUESTION (rien à voir avec la précédente)

Je ne maîtrise pas du tout les accords avec les temps du subjonctif… Un exemple pour commencer à y voir plus clair :
En vérité, je ne crois même plus qu’elle m’ait vraiment plu.

Ici, je est féminin. Donc : qu'elle m'ait vraiment plue ? Mais je ne crois pas que ce soit possible.

Je vous remercie par avance !
Le COD (complément d'objet direct) est directement rattaché au verbe, sans préposition : le chat mange la souris.
Le COI (complément d'objet indirect) est rattaché au verbe par une préposition : il se souviens de son enfance.
Le COS (complément d'objet second) est le nom donné au COI lorsqu'il y a aussi un COD : j'offre des fleurs à ma mère.

Relis maintenant les explications de Jehan pour distinguer COD et COI/COS.

Les règles d'accord du participe passé concerne tous les temps composés, que ce sois à l'indicatif ou au subjonctif.
En vérité, je ne crois même plus qu’elle m’ait vraiment plu : plaire à quelqu'un => m' est COI, il n'y a donc pas d'accord du participe.
"elle m'a conduite chez moi" -> Elle a conduit qui? m'(féminin) -> COD placé avant -> accord.

"Cela m'a conduit à prendre une autre décision" -> Cela m'a "conduit à prendre" quoi? Une autre décision. -> COD après -> pas d'accord.
Vous ne pouvez pas séparer "conduit" et "à prendre".Ici, l'action n'est pas "conduire" mais "prendre une autre décision"
Avec un participe suivi d'un infinitif ou d'une préposition avec infinitif il faut rechercher quel est le vrai COD. De plus, là, "m'a conduit à" est une autre forme pour dire "fait" "m'a fait prendre …." Le participe passé "fait" suivi d'un infinitif est toujours invariable.
Je ne sais quel est l'objet de votre message, mais je viens de découvrir une chose étonnante.
Quel est l'accord du participe passé accordé dans les deux phrases suivantes ?
- Le peu de confiance que tu m'as accordé(e) m'a encouragé
- Le peu de confiance que tu m'as accordé(e) m'a découragé
Cela m'a conduit à prendre une autre décision
Tu réponds à une question de 2010, qui plus est en copiant une réponse fausse (pardon Bridge, si tu passes par là ! )

Cela a conduit qui ? Qui est-ce qui est conduit ? m' (renvoyant à un sujet féminin), complément d'objet direct placé avant le participe passé. Il faut donc accorder au féminin : Cela m'a conduite à prendre une autre décision.

Ce n'est pas parce que conduire est, plus ou moins, synonyme de faire qu'il suit la même règle. Ils ne se construisent même pas de la même façon.

Cherche "les ont conduits à" académie, tu verras que l'accord est fait jusque dans des discours d'académiciens.
Je n'ai pas osé, faute de certitude, contredire l'intervenant, mais je suis bien aise de voir confirmer mon doute. D'ailleurs, confirme-t-on un doute ?
Quelle serait votre réponse sur mon message précédant le vôtre ?
paulang a écrit : Quel est l'accord du participe passé accordé dans les deux phrases suivantes ?
- Le peu de confiance que tu m'as accordé(e) m'a encouragé
- Le peu de confiance que tu m'as accordé(e) m'a découragé
Disons tout de suite que beaucoup d'auteurs ne font pas cette distinction.
Mais classiquement on accorde ainsi :

Le peu de confiance que tu m'as accordée m'a encouragé.
Accord avec "que" (= confiance) quand la phrase exprime le côté positif (la confiance, encourageante).
Le peu de confiance que tu m'as accordé m'a découragé.
Accord avec "que" (=le peu) quand la phrase exprime le manque, l'insuffisance (le peu de confiance, décourageant).
Et dire que je comptais prendre les pros en défaut. Ce sera pour la prochaine fois. C'est https://www.les-amis-des-animaux.be/orthographefrancaise/GRAMMAIRE/LE_VERBE/participe_passe/Accord_participe_passe_regles_part.html ici que j'ai découvert cette subtilité en faisant une recherche sur les assertions du message de France52.

Sur la phrase de France 52 Cela m'a conduit à prendre une autre décision l'application de cette https://www.les-participes.com/preposition.html règle donnerait-il bien cette transformation Cela a conduit(e) moi à prendre une autre décision COD placé entre le participe passé et l'infinitif ? Si oui alors conduite.
Il faut admettre que cela sonne faut contrairement aux exemples donns qui sont limpides.
Bonjour,

Doit-on écrire :

Cela nous a motivés à changer
ou
Cela nous a motivé à changer

?

Je suppose que la première proposition est bonne, car nous est COD. Mais le fait que le verbe soit suivi de "à" change-t-il quelque chose ?

Merci
Lorsqu’une préposition, à ou de, est intercalée entre le participe passé et l’infinitif, le participe passé s’accorde en genre et en nombre avec le complément d’objet direct si ce dernier le précède et s’il se rapporte au participe passé et non à l’infinitif.
Oui, accord car nous est COD de motiver et non de changer.
motivées s'il n'y a que femmes.
Merci beaucoup, Anne
Si c'est encore le copain de Roméo qui s'exprime avec le "nous" de majesté, le singulier est requis !
si motivé se rapporte bien à nous, n'est-ce pas également le cas de changer ? C'est bien nous qui change non
Un nous de modestie plutôt, ke copain de Roméo ?
Paulang, c'est l'autre formulation de la règle : le complément fait l'action exprimée par l'infinitif
Oui, il s'agissait d'un nous de modestie. 🙂
Ah, c'est un lapsus ; quand j'évoque Roméo, je pense à majesté, pas à modestie !
Lamaneur a écrit aujourd'hui, à 15 h33 :

Accord du participe passé avec l'auxiliaire avoir - Il nous a quitté ou il nous a quittés ?
Si c'est encore le copain de Roméo qui s'exprime avec le "nous" de majesté, le singulier est requis !
(J'ai mis en gras.)

Puis à 16 h 49 :
Ah, c'est un lapsus ; quand j'évoque Roméo, je pense àmajesté, pas à modestie !
(J'ai graissé.)

Où est le lapsus ? 😀