Balzac, La Duchesse de Langeais - Madame de Langeais se mit à valser avec une sorte de fureur…

Entraide scolaire

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Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Je suis à la recherche de quelqu'un qui pourrait m'aider dans le cadre du bac français.

J'ai un problème, je n'arrive pas à organiser mes idées autour d'une problématique. je dois faire un commentaire composé sur La Duchesse de Langeais de BALZAC, chapitre la femme vraie (page 165 à 167).

J'ai fait une introduction et je pensais à la problématique suivante : Comment Montriveau menace la Duchesse sous le couvert d'un diner mondain ?

Mais je n'arrive pas à organiser toute mes idées.
Pouvez-vous m'aider ?

Voici le texte :
Madame de Langeais se mit à valser avec une sorte de fureur et d'emportement que redoubla le regard pesant de Montriveau. Il resta debout, en avant de ceux qui s'amusaient à voir les valseurs. Chaque fois que sa maîtresse passait devant lui, ses yeux plongeaient sur cette tête tournoyante, comme ceux d'un tigre sûr de sa proie. La valse finie, la duchesse vint s'asseoir près de la comtesse, et le marquis ne cessa de la regarder en s'entretenant avec un inconnu.

- Monsieur, lui disait-il, l'une des choses qui m'ont le plus frappé dans ce voyage…

La duchesse était tout oreilles.

… Est la phrase que prononce le gardien de Westminster en vous montrant la hache avec laquelle un homme masqué trancha, dit-on, la tête de Charles Ier en mémoire du roi qui les dit à un curieux.

- Que dit-il ? demanda madame de Sérizy.

- Ne touchez pas à la hache , répondit Montriveau d'un son de voix où il y avait de la menace.

- En vérité, monsieur le marquis, dit la duchesse de Langeais, vous regardez mon cou d'un air si mélodramatique en répétant cette vieille histoire, connue de tous ceux qui vont à Londres, qu'il me semble vous voir une hache à la main.

Ces derniers mots furent prononcés en riant, quoiqu'une sueur froide eût saisi la duchesse.

- Mais cette histoire est, par circonstance, très-neuve, répondit-il.

- Comment cela ? je vous prie, de grâce, en quoi ?

- En ce que, madame, vous avez touché à la hache, lui dit Montriveau à voix basse.

- Quelle ravissante prophétie ! reprit-elle en souriant avec une grâce affectée. Et quand doit tomber ma tête ?

- Je ne souhaite pas de voir tomber votre jolie tête, madame. Je crains seulement pour vous quelque grand malheur. Si l'on vous tondait, ne regretteriez-vous pas ces cheveux si mignonnement blonds, et dont vous tirez si bien parti…

- Mais il est des personnes auxquelles les femmes aiment à faire de ces sacrifices, et souvent même à des hommes qui ne savent pas leur faire crédit d'un mouvement d'humeur.

- D'accord. Eh ! bien, si tout à coup, par un procédé chimique, un plaisant vous enlevait votre beauté, vous mettait à cent ans, quand vous n'en avez pour nous que dix-huit ?

- Mais, monsieur, dit-elle en l'interrompant, la petite-vérole est notre bataille de Waterloo. Le lendemain nous connaissons ceux qui nous aiment véritablement.

- Vous ne regretteriez pas cette délicieuse figure qui…

- Ha, beaucoup ; mais moins pour moi que pour celui dont elle ferait la joie. Cependant, si j'étais sincèrement aimée, toujours, bien, que m'importerait la beauté ? Qu'en dites-vous, Clara ?

- C'est une spéculation dangereuse, répondit madame de Sérizy.

- Pourrait-on demander à sa majesté le roi des sorciers, reprit madame de Langeais, quand j'ai commis la faute de toucher à la hache, moi qui ne suis pas encore allée à Londres…

- Non so , fit-il en laissant échapper un rire moqueur.

- Et quand commencera le supplice ?

Là, Montriveau tira froidement sa montre et vérifia l'heure avec une conviction réellement effrayante.

- La journée ne finira pas sans qu'il vous arrive un horrible malheur…

- Je ne suis pas un enfant qu'on puisse facilement épouvanter, ou plutôt je suis un enfant qui ne connaît pas le danger, dit la duchesse, et vais danser sans crainte au bord de l'abîme.

- Je suis enchanté, madame, de vous savoir tant de caractère, répondit-il en la voyant aller prendre sa place à un quadrille.

Malgré son apparent dédain pour les noires prédictions d'Armand, la duchesse était en proie à une véritable terreur.
Bonsoir,

Ton parcours de lecture a l'inconvénient de focaliser sur Montriveau et de délaisser la duchesse.

Il vaudrait mieux lui préférer un duel à mots couverts (très romantique).

En raison des circonstances (bal mondain), les deux personnages s'affrontent en présence de témoins et doivent dissimuler leurs relations orageuses.

Examine les caractères : la coquette en apparence courageuse, l'amant excédé et cruel qui a préparé le châtiment de la belle…

Étudie le climat ainsi créé.

N'oublie pas que "Ne touchez pas à la hache" fut le premier titre du roman, ce qui signifie que tu es à un tournant du récit.
Bonjour Jean-Luc,

Partons sur la problématique suivante :
Comment Montriveau menace et effraie la Duchesse sous le couvert d'une conversation mondaine ?

I. Menace de Montriveau
II. Réaction de la Duchesse
III. Une héroÏne tragique
C'est toujours Montriveau qui retient l'attention.

Pourquoi refuses-tu l'idée de l'affrontement, du duel qui met les deux personnages à égalité ?

Le plan peut convenir.
Bonjour,

Parfois je suis figée sur mon idée.. Partons de la problématique : Un duel à mot couvert.
Je peux faire le plan suivant :

I. UN DUEL
A. Des sous-entendus
  • histoire de la Hache
  • titre du roman été : Ne touchez pas à la hache
B. Réplique entre Les 2 protagonistes
  • la duchesse qui se moque des menaces et fait des reproches
  • Montriveau qui est énervé et menaçant
II. REACTION FACE À LA MENACE
A. La Duchesse est effrayée.
  • elle dissimule sa peur
  • Duchesse fait référence à leur relation
B. Une héroïne tragique
  • scène qui sucite terreur et pitié
  • idée fatalité : Montriveau connait le "destin" de la Duchesse
Peut-on mettre un III. l'UBRIS DU PERSONNAGE

D'une part, la duchesse est punie de sa coquetterie.
D'autre part, Montriveau se croit tout-puissant, il pèche par la démesure.
C'est bien !

Ajoute quelque chose sur les circonstances : un bal, des témoins, ce qui conditionne des propos codés, hautement romanesques…

Vérifie les accords.

Le III est bienvenu à condition de parler de l'hybris DES personnages. C'est bien leur orgueil qui est source de la tension romanesque et du drame conséquent. Je placerais là un petit couplet sur le romantisme de Balzac trop souvent cantonné dans le réalisme. Ici il s'agit de réminiscences du roman gothique.
Entendu. Pourquoi parlez-vous du roman gothique ?
Tu as la réponse là https://fr.wikipedia.org/wiki/Roman_gothique.
Bonjour,

Je ne comprends pas en quoi le genre : roman gothique est présent dans cet extrait de la Duchesse de Langeais. Pouvez-vous me donner un exemple dans l'extrait.

Je n'arrive pas à faire de conclusion, comme ma problématique n'est pas une question. Je n'arrive pas a y répondre.

Merci.
Bien volontiers.

Pour le roman :
Wikipedia a écrit :Le roman gothique se caractérise par la présence d'un certain nombre de lieux communs au genre. Il s'agit d'éléments de décor, ou de personnages mais aussi de situations stéréotypées et de procédés narratifs (récit dans le récit).

Le décor

L'engouement pour l'histoire et le passé, caractéristique du romantisme, entraîne le retour à des décors populaires du théâtre élisabéthain tels que le château hanté (Macbeth, Hamlet), la crypte (Roméo et Juliette), la prison médiévale (Richard III ou Edward II de Christopher Marlowe), le cimetière (Hamlet). Les décors naturels sont ceux des contes de bonne femme, paysages nocturnes (Macbeth), sabbats de sorcières (Macbeth), orages déchaînés sur la lande (Le Roi Lear), tempêtes en mer (La Tempête, Un conte d'hiver).
Une autre caractéristique du roman gothique est la recherche de l'exotisme : l'Italie pour Le Château d'Otrante, l'Orient pour Vathek, l'Espagne pour le Manuscrit et Le Moine.

Les personnages : le religieux (l'Inquisition), la femme persécutée, la femme fatale, le démon, la belle, la bête, l'ange, l'ange déchu, le maudit, le vampire, le bandit
Les situations : le pacte(société secrète) infernal, l'incarcération et la torture, le suicide, le vampirisme, les secrets du passé venant hanter le présent
Les lieux : le château, les ténèbres, le cimetière, une ruine, une église, la nature
Dans cet extrait, la référence à la hache renvoie à la cruauté caractéristique, aux aspects mélodramatiques.
Par la suite Montriveau va faire enlever la duchesse et vouloir la marquer au front d'une marque infamante…

Ta conclusion doit reprendre ton analyse et dégager l'intérêt de l'extrait : révélation des caractères, nœud de l'intrigue, romantisme frénétique (réminiscences du roman gothique)
Merci beaucoup Jean-Luc. j'ai bien compris mon texte maintenant. je continu mes révisions.

A bientôt.