Bonjour à tous,
Je suis à la recherche de quelqu'un qui pourrait m'aider dans le cadre du bac français.
J'ai un problème, je n'arrive pas à organiser mes idées autour d'une problématique. je dois faire un commentaire composé sur
La Duchesse de Langeais de BALZAC,
l'amour dans la paroisse de Saint-Thomas d'Aquin (page 94 à 97). Pouvez-vous m'aider ? J'ai fais une introduction sur Balzac et sur l'oeuvre en elle même. Mais je ne trouve pas de problématique.
Voici le texte :Au commencement de la vie éphémère que mena le faubourg Saint-Germain pendant la Restauration, et à laquelle, si les considérations précédentes sont vraies, il ne sut pas donner de consistance, une jeune femme fut passagèrement le type le plus complet de la nature à la fois supérieure et faible, grande et petite, de sa caste. C'était une femme artificiellement instruite, réellement ignorante ; pleine de sentiments élevés, mais manquant d'une pensée qui les coordonnât ; dépensant les plus riches trésors de l'âme à obéir aux convenances ; prête à braver la société, mais hésitant et arrivant à l'artifice par suite de ses scrupules ; ayant plus d'entêtement que de caractère, plus d'engouement que d'enthousiasme, plus de tête que de cœur ; souverainement femme et souverainement coquette, Parisienne surtout ; aimant l'éclat, les fêtes ne réfléchissant pas, ou réfléchissant trop tard ; d'une imprudence qui arrivait presque à de la poésie ; insolente à ravir, mais humble au fond du cœur ; affichant la force comme un roseau bien droit, mais, comme ce roseau, prête à fléchir sous une main puissante ; parlant beaucoup de la religion, mais ne l'aimant pas, et cependant prête à l'accepter comme un dénouement. Comment expliquer une créature véritablement multiple, susceptible d'héroïsme, et oubliant d'être héroïque pour dire une méchanceté ; jeune et suave, moins vieille de cœur que vieillie par les maximes de ceux qui l'entouraient, et comprenant leur philosophie égoïste sans l'avoir appliquée ; ayant tous les vices du courtisan et toutes les noblesses de la femme adolescente ; se défiant de tout, et néanmoins se laissant parfois aller à tout croire ? Ne serait-ce pas toujours un portrait inachevé que celui de cette femme en qui les teintes les plus chatoyantes se heurtaient, mais en produisant une confusion poétique, parce qu'il y avait une lumière divine, un éclat de jeunesse qui donnait à ces traits confus une sorte d'ensemble ? La grâce lui servait d'unité. Rien n'était joué. Ces passions, ces demi-passions, cette velléité de grandeur, cette réalité de petitesse, ces sentiments froids et ces élans chaleureux étaient naturels et ressortaient de sa situation autant que de celle de l'aristocratie à laquelle elle appartenait. Elle se comprenait toute seule et se menait orgueilleusement au-dessus du monde, à l'abri de son nom. Il y avait du moi de Médée dans sa vie, comme dans celle de l'aristocratie, qui se mourait sans vouloir ni se mettre sur son séant, ni tendre la main à quelque médecin politique, ni toucher, ni être touchée, tant elle se sentait faible ou déjà poussière.
Bonjour,
Essaie d'organiser tes idées dans le parcours de lecture suivant : portrait d'une mondaine sous la Restauration.
Classe tes idées par thèmes et remarque que le portrait est fondé sur l'antithèse.
En quoi ce portrait est-il critique d'une certaine aristocratie qui est victime des circonstances historiques ?
Merci Jean-Luc,
En effet j'ai compris que c'est un roman d'analyse psycologique, et que Balzac appartient au mouvement réaliste, par conséquent, il essaie de décrire le plus fidèlement possible ses contemporains. Ici, l'action se passe sous la Restauration..
Je peux faire le plan suivant :
I-PORTRAIT DE LA DUCHESSE
A- Portrait physique
B- Portrait moral
II- UNE FEMME IMAGE DE SA SOCIETE
Mais je ne sais pas quoi mettre dans la II partie.
De plus, je peux introduire un texte complémentaire que j'ai, il s'agit de l'incipit du roman que l'on peut comparer à cet extrait. L'incipit parle d'une île imprenable, et la duchesse est une femme insaisisable.
Ce sont les premières et dernières phrases qui donnent la clé.
Balzac a écrit :
une jeune femme fut passagèrement le type le plus complet de la nature à la fois supérieure et faible, grande et petite, de sa caste. […]
ces sentiments froids et ces élans chaleureux étaient naturels et ressortaient de sa situation autant que de celle de l'aristocratie à laquelle elle appartenait. Elle se comprenait toute seule et se menait orgueilleusement au-dessus du monde, à l'abri de son nom. Il y avait du moi de Médée dans sa vie, comme dans celle de l'aristocratie, qui se mourait sans vouloir ni se mettre sur son séant, ni tendre la main à quelque médecin politique, ni toucher, ni être touchée, tant elle se sentait faible ou déjà poussière.
L'aristocratie qui vient de passer par les épreuves de la Révolution et de l'Empire (implicite dans le texte) souffre d'
irrésolution, de
futilité.
Retrouves-en les traces dans le texte.
La Restauration a su rappeler la monarchie, mais s'est montrée incapable de redonner à la noblesse son rôle politique.
J'ai fais une frise chronologique pour mieux comprendre le contexte historique. J'ai pensé à faire le plan suivant :
En quoi ce portrait est-il critique d'une certaine aristocratie qui est victime des circonstances historiques ?I. PORTRAIT D'UNE MONDAINE SOUS LA RESTAURATION A. Portrait physique
repose sur des antithèses des paradoxes
B. Portrait moral
repose sur des antithèses, des paradoxes
C. Portrait de la femme comparable à l'incipit- incipit = symbole de l'histoire + fin du roman annoncé dès le début
- La duchesse comme le rocher restera insaisissable
=> roman tragique > destin scellé > fatalitéeII. UNE FEMME À L'IMAGE DE SON MILIEUXA. Comparaison avec le Faubourg Saint Germain- dès le début de l'extrait
B. Une héroïne tragique- Comparer la duchesse à son milieux, c'est annoncé sa fin puisqu'en 1830, l'aristocratie se fait évincer le pouvoir par la bourgeoisie.
- Balzac critique l'aristocratie qui a été trop orgueilleuse en refusant l'aide (ni tendre la main à quelques médecins politiques) +( il y avait du moi de Médée dans sa vie)
- métaphore de la poussière
Est ce que j'ai bien répondu à la problématique ?
Fais attention : on est dans un commentaire littéraire et non historique alors certes parler de l'Histoire dans l'extrait me parait important mais de là à l'inclure dans la problématique je suis plus perplexe.
D'accord dans ce cas je peux modifier ma problématique :
Comment l'auteur en peignant la duchesse comme le reflet de son milieux, annonce ici sa personnalité multiple et sa fin tragique ?
Je partage tout à fait l'avis de Thomas.
Un aspect que tu n'as pas abordé : tu as dit plus haut que Balzac était un auteur réaliste.
Ici, ce sont plutôt les caractéristiques romantiques qui seraient à l'honneur : solitude, énergie, destin…
Je pense que d'une part Balzac est un auteur réaliste, car c'est un roman d'analyse psycologique. Les personnages reviennent de romans en romans, il cherche à peindre la société sous la Régence, il décrit minutieusement Paris à cette époque.
D'autre part, il est vrai que le roman appartient aussi au mouvement romantique. Je suis d'accord avec Jean-Luc.
Peut-ont dire que l'oeuvre est d'un réalisme romantique, comme j'ai trouvé sur wikipédia..
Bonjour , je dois aussi faire un commentaire de texte sur un extrait de " la Duchesse de langeais " :
Au commencement de la vie éphémère que mena le faubourg Saint-Germain pendant la Restauration, et à laquelle, si les considérations précédentes sont vraies, il ne sut pas donner de consistance, une jeune femme fut passagèrement le type le plus complet de la nature à la fois supérieure et faible, grande et petite, de sa caste. C’était une femme artificiellement instruite, réellement ignorante ; pleine de sentiments élevés, mais manquant d’une pensée qui les coordonnât ; dépensant les plus riches trésors de l’âme à obéir aux convenances ; prête à braver la société, mais hésitant et arrivant à l’artifice par suite de ses scrupules ; ayant plus d’entêtement que de caractère, plus d’engouement que d’enthousiasme, plus de tête que de cœur ; souverainement femme et souverainement coquette, Parisienne surtout ; aimant l’éclat, les fêtes ne réfléchissant pas, ou réfléchissant trop tard ; d’une imprudence qui arrivait presque à de la poésie ; insolente à ravir, mais humble au fond du cœur ; affichant la force comme un roseau bien droit, mais, comme ce roseau, prête à fléchir sous une main puissante ; parlant beaucoup de la religion, mais ne l’aimant pas, et cependant prête à l’accepter comme un dénoûment. Comment expliquer une créature véritablement multiple, susceptible d’héroïsme, et oubliant d’être héroïque pour dire une méchanceté ; jeune et suave, moins vieille de cœur que vieillie par les maximes de ceux qui l’entouraient, et comprenant leur philosophie égoïste sans l’avoir appliquée ; ayant tous les vices du courtisan et toutes les noblesses de la femme adolescente ; se défiant de tout, et néanmoins se laissant parfois aller à tout croire ? Ne serait-ce pas toujours un portrait inachevé que celui de cette femme en qui les teintes les plus chatoyantes se heurtaient, mais en produisant une confusion poétique, parce qu’il y avait une lumière divine, un éclat de jeunesse qui donnait à ces traits confus une sorte d’ensemble ? La grâce lui servait d’unité.
Alors dans un premier temps Balzac la présente comme une jeune femme insouciante , belle , coquette et instruite .Ensuite , il la décrit comme une personne entêté , ignorante et insolente . Enfin , dans un troisième temps , on peut se demander si elle joue un rôle pour bien paraître dans la société .
Voilà ou j'en suis , mais j'ai du mal à organiser les paragraphes et à trouver les bons exemples .
Relis les autres messages de ce topic, ils peuvent t'aider.
Le texte :
Au commencement de la vie éphémère que mena le faubourg Saint-Germain pendant la Restauration, et à laquelle, si les considérations précédentes sont vraies, il ne sut pas donner de consistance, une jeune femme fut passagèrement le type le plus complet de la nature à la fois supérieure et faible, grande et petite, de sa caste. C'était une femme artificiellement instruite, réellement ignorante ; pleine de sentiments élevés, mais manquant d'une pensée qui les coordonnât ; dépensant les plus riches trésors de l'âme à obéir aux convenances ; prête à braver la société, mais hésitant et arrivant à l'artifice par suite de ses scrupules ; ayant plus d'entêtement que de caractère, plus d'engouement que d'enthousiasme, plus de tête que de cœur ; souverainement femme et souverainement coquette, Parisienne surtout ; aimant l'éclat, les fêtes ne réfléchissant pas, ou réfléchissant trop tard ; d'une imprudence qui arrivait presque à de la poésie ; insolente à ravir, mais humble au fond du cœur ; affichant la force comme un roseau bien droit, mais, comme ce roseau, prête à fléchir sous une main puissante ; parlant beaucoup de la religion, mais ne l'aimant pas, et cependant prête à l'accepter comme un dénouement. Comment expliquer une créature véritablement multiple, susceptible d'héroïsme, et oubliant d'être héroïque pour dire une méchanceté ; jeune et suave, moins vieille de cœur que vieillie par les maximes de ceux qui l'entouraient, et comprenant leur philosophie égoïste sans l'avoir appliquée ; ayant tous les vices du courtisan et toutes les noblesses de la femme adolescente ; se défiant de tout, et néanmoins se laissant parfois aller à tout croire ? Ne serait-ce pas toujours un portrait inachevé que celui de cette femme en qui les teintes les plus chatoyantes se heurtaient, mais en produisant une confusion poétique, parce qu'il y avait une lumière divine, un éclat de jeunesse qui donnait à ces traits confus une sorte d'ensemble ? La grâce lui servait d'unité. Rien n'était joué. Ces passions, ces demi-passions, cette velléité de grandeur, cette réalité de petitesse, ces sentiments froids et ces élans chaleureux étaient naturels et ressortaient de sa situation autant que de celle de l'aristocratie à laquelle elle appartenait. Elle se comprenait toute seule et se menait orgueilleusement au-dessus du monde, à l'abri de son nom. Il y avait du moi de Médée dans sa vie, comme dans celle de l'aristocratie, qui se mourait sans vouloir ni se mettre sur son séant, ni tendre la main à quelque médecin politique, ni toucher, ni être touchée, tant elle se sentait faible ou déjà poussière.
Je dois aussi faire un commentaire de texte sur un extrait de " La Duchesse de Langeais "
Alors dans un premier temps Balzac la présente comme une jeune femme insouciante , belle , coquette et instruite .Ensuite , il la décrit comme une personne entêté , ignorante et insolente . Enfin , dans un troisième temps , on peut se demander si elle joue un rôle pour bien paraître dans la société .
Voilà ou j'en suis , mais j'ai du mal à organiser les paragraphes et à trouver les bons exemples .
Relis les messages précédents de la présente discussion, dans laquelle j'ai déplacé ton sujet; cela devrait t'aider.
Voici le texte :
[…]
je dois aussi faire un commentaire de texte sur un extrait de " la Duchesse de langeais "
Alors dans un premier temps Balzac la présente comme une jeune femme insouciante , belle , coquette et instruite .Ensuite , il la décrit comme une personne entêté , ignorante et insolente . Enfin , dans un troisième temps , on peut se demander si elle joue un rôle pour bien paraître dans la société .
Voilà ou j'en suis , mais j'ai du mal à organiser les paragraphes et à trouver les bons exemples .
Cela fait trois fois que tu postes le même sujet 😐
C'est inutile, une fois suffit.
Et je t'ai déjà dit par MP que je l'avais déplacé dans cette discussion !