Aristote, La Politique, I, 2

Entraide scolaire

2 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Salut,

Ma question traite sur le texte d'Aristote, les Politiques.
Qu'est-ce que signifie et qu'est-ce qu'implique en philosophie politique, précisemment, la thèse selon laquelle, ''le tout précède la partie'' ?

J'ai essayé de répondre mais je n'en arrive pas à saisir plus de détails. :/

Aristote s'attache à définir la place de l'individu par rapport a la cite, en montrant de quelle manière la cite est antérieure a la famille et antérieure encore a l'individu lui-même, celui-ci ne pouvant être homme sans appartenir a une communauté, et ne pouvant ne pas être membre d'une communauté sans être « une bête ou un Dieu » comme l'écrit Aristote.

Voici le texte en question :
"L'homme a pour propriété de parler et par la parole d'exprimer ses conceptions; il est donc par nature un animal politique et la cité qui est également naturelle le précède. La cité fait partie des choses naturelles et l'homme est par nature un animal politique et celui qui est hors cité, naturellement bien sur et non par le hasard des circonstances est soit un être dégradé soit un être surhumain, et il est comme celui qui est injurié en ces termes par Homère: “sans lignage, sans loi, sans foyer" C'est pourquoi il est évident que l'homme est un animal politique plus que n'importe quelle abeille et que n'importe quel animal grégaire. Car comme nous le disons, la nature ne fait rien en vain; or seul parmi les animaux l'homme a un langage. Le langage existe en vue de manifester l'avantageux et le nuisible et par suite aussi le juste et l'injuste. Il n'y a en effet qu'une chose qui soit propre aux hommes par rapport aux autres animaux: le fait que seuls ils aient la perception du bien, du mal, du juste, de l'injuste et des autres notions de ce genre or avoir de telles notions en commun c'est ce qui fait une famille et une cité. De plus une cité est par nature antérieure à une famille et a chacun de nous. Le tout en effet est nécessairement antérieur a la partie car le corps entier une fois détruit il n'y a plus ni pied ni main, sinon par homonymie comme quand on parle d'une main de pierre, car c'est après la mort qu'une main sera telle. Que donc la cité soit a la fois par nature et antérieure a chacun de ses membres c'est clair. S'il est vrai en effet que chacun pris séparément n'est pas autosuffisant il sera dans la même situation que les autres parties vis a vis du tout alors que celui qui n'est pas capable d'appartenir a une communauté ou qui n'en a pas besoin parce qu'il suffit a lui même n'est en rien une partie d'une cité si bien que c'est soit une bête soit un dieu ».
Bonjour Français2010, (curieux surnom…)
J'espère que je ne te réponds pas trop tard, car les sujets postés sur les forum d'entraide scolaire sont souvent assez urgent.
Pour t'aider le mieux possible, il faudrait que tu donnes plus de détails sur ce que l'on te demande précisément de faire (expliquer, discuter, paraphraser, …ou autre), en quelle année tu es, pour quel cours est ce travail, …?
Ta petite analyse est dans le bon, mais reste très superficielle. Je pense que tu devrais en tout les cas essayer d'aborder le thème du langage, qui est très présent chez Aristote et en particulier dans l'extrait que tu cite : La capacité de langage serait le propre de l'homme et elle montrerait, selon Aristote, qu'un véritable homme n'est concevable que dans une relation avec un autre homme. Tu devrais essayer de développer cette idée et de l'élargir à la notion de "logos", si tu vois plus ou moins ce que ce mot peut englober…
Je surveille le fuseau pour répondre à tes éventuelles futures questions.

Estragon