Bonjour,
J'aurai besoin d'aide pour un DM de français type BAC svp. Enoncé :
Objet d'études : Convaincre, persuader et délibérer.
Texte A - Victor Hugo, "Mélancholia", Les Contemplations, 1856
Texte B - Victor Hugo, Extrait de Les Misérables, 1862
Texte C - Victor Hugo, Extrait de Les Misérables, 1862
(Je vais écrire les Textes B et C car c'est plus facile)
Texte B :
Quelle est la visée commune à ces 3 textes ? Vous indiquerez en outre pour chaque texte le registre dominant.
II- Traitez 1 des 3 sujets :
Commentaire : Commentez la deuxième strophe du poème, de "Cette fille au doux front" à "éternels" (Texte A), en établissant des comparaisons ponctuelles avec le texte B si vous le souhaitez.
Dissertation : Un écrivain peut-il, par ses oeuvres, contribuer à l'amélioration de la société ? Vous appuierez votre réflexion sur les textes du corpus, ainsi que sur vos connaissance littéraires et vos lectures personnelles.
Ecriture d'invention : En réponse à des critiques qui lui reprocheraient d'avoir engagé la littérature dans le combat politique, Victor Hugo écrit un article où il défend le choix de tout écrivain de mettre la littérature au service de grandes causes. Vous rédigerez cet article.
Enfin c'était long à écrire tout sa !
En attendant votre aide =).
Cordialement guillaume771
J'aurai besoin d'aide pour un DM de français type BAC svp. Enoncé :
Objet d'études : Convaincre, persuader et délibérer.
Texte A - Victor Hugo, "Mélancholia", Les Contemplations, 1856
Texte B - Victor Hugo, Extrait de Les Misérables, 1862
Texte C - Victor Hugo, Extrait de Les Misérables, 1862
(Je vais écrire les Textes B et C car c'est plus facile)
Texte B :
Fantine jeta son miroir par la fenêtre. Depuis longtemps elle avait quitté sa cellule du second pour une mansarde fermée d'un loquet sous le toit; un de ces galetas dont le plafond fait angle avec le plancher et vous heurte à chaque instant la tête. Le pauvre ne peut aller au fond de sa chambre comme au fond de sa destinée qu'en se courbant de plus en plus. Elle n'avait plus de lit, il lui restait une loque qu'elle appelait de sa couverture, un matelas à terre et une chaise dépaillée. Un petit rosier qu'elle avait s'était desséché dans un coin, oublié. Dans l'autre coin, il y avait un pot à beurre à mettre l'eau qui gelait l'hiver, et où les différents niveaux de l'eau restaient longtemps marqués pas des cercles de glace. Elle avait perdu la honte, elle perdit la coquetterie. Dernier signe. Elle sortait avec des bonnets sales. Soit faute de temps, soit indifférence, elle ne raccommodait plus son linge. A mesure que les talons s'usaient, elle tirait ses bas dans ses souliers. Cela se voyait à de certains plis perpendiculaires. Elle rapiéçait son corset, vieux et usé, avec des morceaux de calicot qui se déchiraient au moindre mouvement. Les gens auxquels elle devait lui faisaient "des scènes", et ne lui laissaient aucun repos, elle les trouvaient dans la rue, elle les retrouvaient dans son escalier. Elle passait des nuits à pleurer et à songer. Elle avait les yeux très brillants, et elle sentait une douleur fixe dans l'épaule vers le haut de l'omoplate gauche. Elle toussait beaucoup. Elle haïssait profondément le père Madeleine, et ne se plaignait pas. Elle cousait dix-sept heures par jour; mais un entrepreneur du travail des prisons, qui faisait travailler les prisonnières au rabais, fit tout à coup baisser les prix, ce qui réduisait la journée des ouvrières libres à neuf sous. Dix-sept heures de travail, et neuf sous par jour ! Ses créanciers étaient pus impitoyables que jamais. Le fripier, qui avait repris presque tous les meubles, lui disait sans cesse : Quand me payeras-tu coquine ? Que voulait-on d'elle, bon Dieu ! Elle se sentait traquée et il se développait en elle quelque chose de la bête farouche. Vers le même temps, le Thénarider lui écrivait que décidément il avait attendu avec beaucoup trop de bonté, et qu'il fallait cent francs, tout de suite, sinon qu'il mettrait à la porte la petite Cosette, toute convalescente de sa grande maladie, par le froid, par les chemins, et qu'elle reviendrait ce qu'elle pourrait, et qu'elle crèverait, si elle voulait.Texte C :
- Cent francs, songea Fantine ! Mais où y a-t-il un état à gagner cent sous par jour ?
- Allons ! dit-elle, vendons le reste.
L'infortunée se fit fille publique.
Qu'est ce que c'est que cette histoire de Fantine ? C'est la société achetant une esclave.I- Question :
A qui ? A la misère.
A la faim, au froid, à l'isolement, à l'abandon, au dénuement. Marché douloureux. Une âme pour un morceau de pain. La misère offre, la société accepte.
La sainte loi de Jésus-Christ gouverne notre civilisation, mais elle ne pénètre pas encore. On dit que l'esclavage a disparu de la civilisation européenne. C'est une erreur. Il existe toujours, mais il ne pèse plus que sur la femme, et il s'appelle prostitution.
Il pèse sur la femme, c'est à dire sur la grâce, sur la faiblesse, sur la beauté, sur la maternité. Ceci n'est pas une des moindres hontes de l'homme.
Au point de ce douloureux drame où nous sommes arrivés, il ne reste plus rien à Fantine de ce qu'elle a été autrefois. Elle est devenue marbre en devenant boue. Qui la touche a froid. Elle passe, elle vous subit et elle vous ignore; elle est la figure déshonoré et sévère. La vie et l'ordre social lui ont dit leur dernier mot. Il lui est arrivé tout ce qui lui arrivera. Elle a tout ressenti, tout supporté, tout éprouvé, tout souffert, tout perdu, tout pleuré. Elle est résigné de cette résignation qui ressemble à l'indifférence comme la mort ressemble au sommeil. Elle n'évite plus rien. Elle ne craint plus rien. Tombe sur elle tout la nuée et passe sur elle tout l'océan ! Que lui importe ! C'est une éponge imbibée.
Elle le croit du moins, mais c'est une erreur de s'imaginer qu'on épuise le sort et qu'on touche le fond de quoi que ce soit.
Quelle est la visée commune à ces 3 textes ? Vous indiquerez en outre pour chaque texte le registre dominant.
II- Traitez 1 des 3 sujets :
Commentaire : Commentez la deuxième strophe du poème, de "Cette fille au doux front" à "éternels" (Texte A), en établissant des comparaisons ponctuelles avec le texte B si vous le souhaitez.
Dissertation : Un écrivain peut-il, par ses oeuvres, contribuer à l'amélioration de la société ? Vous appuierez votre réflexion sur les textes du corpus, ainsi que sur vos connaissance littéraires et vos lectures personnelles.
Ecriture d'invention : En réponse à des critiques qui lui reprocheraient d'avoir engagé la littérature dans le combat politique, Victor Hugo écrit un article où il défend le choix de tout écrivain de mettre la littérature au service de grandes causes. Vous rédigerez cet article.
Enfin c'était long à écrire tout sa !
En attendant votre aide =).
Cordialement guillaume771



