Quelle est la visée commune à ces trois textes ?

Entraide scolaire

14 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour,
J'aurai besoin d'aide pour un DM de français type BAC svp. Enoncé :

Objet d'études : Convaincre, persuader et délibérer.
Texte A - Victor Hugo, "Mélancholia", Les Contemplations, 1856
Texte B - Victor Hugo, Extrait de Les Misérables, 1862
Texte C - Victor Hugo, Extrait de Les Misérables, 1862

(Je vais écrire les Textes B et C car c'est plus facile)

Texte B :
Fantine jeta son miroir par la fenêtre. Depuis longtemps elle avait quitté sa cellule du second pour une mansarde fermée d'un loquet sous le toit; un de ces galetas dont le plafond fait angle avec le plancher et vous heurte à chaque instant la tête. Le pauvre ne peut aller au fond de sa chambre comme au fond de sa destinée qu'en se courbant de plus en plus. Elle n'avait plus de lit, il lui restait une loque qu'elle appelait de sa couverture, un matelas à terre et une chaise dépaillée. Un petit rosier qu'elle avait s'était desséché dans un coin, oublié. Dans l'autre coin, il y avait un pot à beurre à mettre l'eau qui gelait l'hiver, et où les différents niveaux de l'eau restaient longtemps marqués pas des cercles de glace. Elle avait perdu la honte, elle perdit la coquetterie. Dernier signe. Elle sortait avec des bonnets sales. Soit faute de temps, soit indifférence, elle ne raccommodait plus son linge. A mesure que les talons s'usaient, elle tirait ses bas dans ses souliers. Cela se voyait à de certains plis perpendiculaires. Elle rapiéçait son corset, vieux et usé, avec des morceaux de calicot qui se déchiraient au moindre mouvement. Les gens auxquels elle devait lui faisaient "des scènes", et ne lui laissaient aucun repos, elle les trouvaient dans la rue, elle les retrouvaient dans son escalier. Elle passait des nuits à pleurer et à songer. Elle avait les yeux très brillants, et elle sentait une douleur fixe dans l'épaule vers le haut de l'omoplate gauche. Elle toussait beaucoup. Elle haïssait profondément le père Madeleine, et ne se plaignait pas. Elle cousait dix-sept heures par jour; mais un entrepreneur du travail des prisons, qui faisait travailler les prisonnières au rabais, fit tout à coup baisser les prix, ce qui réduisait la journée des ouvrières libres à neuf sous. Dix-sept heures de travail, et neuf sous par jour ! Ses créanciers étaient pus impitoyables que jamais. Le fripier, qui avait repris presque tous les meubles, lui disait sans cesse : Quand me payeras-tu coquine ? Que voulait-on d'elle, bon Dieu ! Elle se sentait traquée et il se développait en elle quelque chose de la bête farouche. Vers le même temps, le Thénarider lui écrivait que décidément il avait attendu avec beaucoup trop de bonté, et qu'il fallait cent francs, tout de suite, sinon qu'il mettrait à la porte la petite Cosette, toute convalescente de sa grande maladie, par le froid, par les chemins, et qu'elle reviendrait ce qu'elle pourrait, et qu'elle crèverait, si elle voulait.
- Cent francs, songea Fantine ! Mais où y a-t-il un état à gagner cent sous par jour ?
- Allons ! dit-elle, vendons le reste.
L'infortunée se fit fille publique.
Texte C :
Qu'est ce que c'est que cette histoire de Fantine ? C'est la société achetant une esclave.
A qui ? A la misère.
A la faim, au froid, à l'isolement, à l'abandon, au dénuement. Marché douloureux. Une âme pour un morceau de pain. La misère offre, la société accepte.
La sainte loi de Jésus-Christ gouverne notre civilisation, mais elle ne pénètre pas encore. On dit que l'esclavage a disparu de la civilisation européenne. C'est une erreur. Il existe toujours, mais il ne pèse plus que sur la femme, et il s'appelle prostitution.
Il pèse sur la femme, c'est à dire sur la grâce, sur la faiblesse, sur la beauté, sur la maternité. Ceci n'est pas une des moindres hontes de l'homme.
Au point de ce douloureux drame où nous sommes arrivés, il ne reste plus rien à Fantine de ce qu'elle a été autrefois. Elle est devenue marbre en devenant boue. Qui la touche a froid. Elle passe, elle vous subit et elle vous ignore; elle est la figure déshonoré et sévère. La vie et l'ordre social lui ont dit leur dernier mot. Il lui est arrivé tout ce qui lui arrivera. Elle a tout ressenti, tout supporté, tout éprouvé, tout souffert, tout perdu, tout pleuré. Elle est résigné de cette résignation qui ressemble à l'indifférence comme la mort ressemble au sommeil. Elle n'évite plus rien. Elle ne craint plus rien. Tombe sur elle tout la nuée et passe sur elle tout l'océan ! Que lui importe ! C'est une éponge imbibée.
Elle le croit du moins, mais c'est une erreur de s'imaginer qu'on épuise le sort et qu'on touche le fond de quoi que ce soit.
I- Question :
Quelle est la visée commune à ces 3 textes ? Vous indiquerez en outre pour chaque texte le registre dominant.

II- Traitez 1 des 3 sujets :

Commentaire : Commentez la deuxième strophe du poème, de "Cette fille au doux front" à "éternels" (Texte A), en établissant des comparaisons ponctuelles avec le texte B si vous le souhaitez.

Dissertation : Un écrivain peut-il, par ses oeuvres, contribuer à l'amélioration de la société ? Vous appuierez votre réflexion sur les textes du corpus, ainsi que sur vos connaissance littéraires et vos lectures personnelles.

Ecriture d'invention : En réponse à des critiques qui lui reprocheraient d'avoir engagé la littérature dans le combat politique, Victor Hugo écrit un article où il défend le choix de tout écrivain de mettre la littérature au service de grandes causes. Vous rédigerez cet article.

Enfin c'était long à écrire tout sa !

En attendant votre aide =).

Cordialement guillaume771
Quelles sont tes pistes? Je veux bien t'aider, mais certainement pas faire le devoir à ta place.
Pour la question d'abord je pense que la visée commune à ces 3 textes et de montrer que la femme a l'époque de Victor Hugo était humiliée par tout les moyens possible, que les femmes étaient "les esclaves" de la société.
Pour le reste on verra après, dans l'ordre c'est mieux =)
Es-tu sûr qu'il soit question de la femme dans "Melancholia"?
Si tu devais résumer le texte, qu'en dirais-tu?
Essaye d'avoir une vision plus large des textes qui te sont proposés. Que fait Victor Hugo? Pourquoi écrit-il précisément cela?
N'aies pas peur de partir de choses tout à fait évidentes, car c'est comme cela que l'on construit une réponse convaincante.
N'hésite pas à regarder également les sujets de la deuxième partie. En général le sujet de dissertation peut te fournir de précieux indices pour la réponse à la question initiale.
Bonjour,

La visée, c'est l'intention.
Il te faut donc d'abord identifier les registres : polémique en premier lieu, cherche aussi s'il n'y a pas des registres secondaires comme le pathétique…
Ensuite définis comme pour toute argumentation le thème, la thèse, la stratégie argumentative.
Aide-toi de la fiche du site https://www.etudes-litteraires.com/argumentation
"La visée, c'est l'intention." Ah bon pourquoi sa ? Je ne comprend pas pourquoi l'intention ?
La visée, c'est l'intention de produire un effet particulier chez le lecteur.

Commence par le début et regarde cette fiche de méthode https://www.etudes-litteraires.com/fiches-methode/caracteriser-texte.
"La visée, c'est l'intention." Ah bon, pourquoi ça ? Je ne comprends pas, pourquoi l'intention ?
Tout simplement parce que la visée, c'est l'intention de l'auteur, le but qu'il vise.
Définition du Petit Robert.
visée : direction de l'esprit vers un but, un objectif qu'il se propose.
Don son intention c'est de montrer ce que j'ai dit plus haut ?
Lis les réponses qui te sont fournies.
La visée ne concerne pas seulement le sujet traité mais aussi la manière.
Ce sera donc ma dernière intervention.
Ce que Guillaume n'a pas précisé, c'est qu'à mon avis le poème "Mélancholia" n'est pas donné entier. Peut-être juste le passage sur la femme rejetée ?
Ces 3 textes parlent de la même chose mais pas de la même façon. Déjà le premier est un poème, le suivant un récit, et le troisième, extrait pourtant du même livre, est une argumentation directe. Tu peux maintenant préciser les registres. Qui Victor Hugo accuse-t-il fnalement ?
D'autre part aide-toi du titre du roman pour en dire plus…
Et par rapport à la femme, précise un peu. D'ailleurs la femme est un exemple. Il évoque aussi un bagnard par exemple dans ce roman, des enfants qui travaillent, un garçon des rues… Donc même si ces extraits portent sur une femme, il faut généraliser un peu ce que Victor Hugo dénonce
Non le poème est en entier !

J'ai oublié de dire que juste avant que commence le Texte B il y a un chapeau introductif qui nous indique la situation de Fantine, ce qui c'est passé, et ce qui se passe

Registre du Texte A : Pathétique car cette pauvre femme avec un enfant n'a presque rien dans les poches et est obligé de vendre ses objets de valeur monétaire comme sentimentale. V.H. veut qu'on ait pitié pour cette pauvre femme.

Registre du Texte B : Pathétique aussi car cette fois c'est Fantine qui est dans la misère elle a vendu ses cheveux et 2 dents pour nourrir et soit disant soigner sa fille Cosette alors que celle-ci n'est pas malade. On a donc pitié pour cette femme qui est dans la misère totale et qui est obligé se vendre elle-même pour subvenir aux demandes des Thénardiers.

Registre du Texte C : Polémique car l'auteur combat les lois de la société pour que les femmes aient les même droits que les hommes. Il fait se combat a travers Fantine.

Pour le type d'argumentation je réfléchi 🙂 J'ai réussi la Question =)

Maintenant j'aimerais avoir votre avis :

- Que dois-je prendre par rapport a ce qu'il propose dans le commentaire, dissertation ou sujet d'invention.
- Et comment commencer ?
Personne ne peut te dire ce que tu DOIS prendre ! C'est vraiment au choix, donc choisis… Pour cela tu cherches quelques pistes sur chaque sujet et tu décides lequel te paraît le plus réalisable en fonction de tes connaissances et de ton savoir-faire. Je précise quand même que le sujet de dissertation est très "bateau", donc il devrait être assez réalisable (tu trouveras des discussions sur ce forum à ce sujet) et il peut t'apporter pas mal de connaissances utiles sur des genres différents (puisque tu peux citer aussi bien des romans que des poèmes, des pièces…)
Mais si le poème ou l'invention t'inspirent davantage, tu es libre de ton choix.
Je te remercie, je vais voir mais je penche plus pour la dissertation. Pardon, en effet le poème n'est pas en entier le voici :
Écoutez. Une femme au profil décharné,
Maigre, blême, portant un enfant étonné,
Est là qui se lamente au milieu de la rue.
La foule, pour l'entendre, autour d'elle se rue.
Elle accuse quelqu'un, une autre femme, ou bien
Son mari. Ses enfants ont faim. Elle n'a rien ;
Pas d'argent ; pas de pain ; à peine un lit de paille.
L'homme est au cabaret pendant qu'elle travaille.
Elle pleure, et s'en va. Quand ce spectre a passé,
O penseurs, au milieu de ce groupe amassé,
Qui vient de voir le fond d'un coeur qui se déchire,
Qu'entendez-vous toujours? Un long éclat de rire.

Cette fille au doux front a cru peut-être, un jour,
Avoir droit au bonheur, à la joie, à l'amour.
Mais elle est seule, elle est sans parents, pauvre fille !
Seule ! n'importe ! elle a du courage, une aiguille !
Elle travaille, et peut gagner dans son réduit,
En travaillant le jour, en travaillant la nuit,
Un peu de pain, un gîte, une jupe de toile.
Le soir, elle regarde en rêvant quelque étoile,
Et chante au bord du toit tant que dure l'été.
Mais l'hiver vient. Il fait bien froid, en vérité,
Dans ce logis mal clos tout en haut de la rampe ;
Les jours sont courts, il faut allumer une lampe ;
L'huile est chère, le bois est cher, le pain est cher.
O jeunesse! printemps! aube! en proie à l'hiver !
La faim passe bientôt sa griffe sous la porte,
Décroche un vieux manteau, saisit la montre, emporte
Les meubles, prend enfin quelque humble bague d'or ;
Tout est vendu! L'enfant travaille et lutte encor ;
Elle est honnête; mais elle a, quand elle veille,
La misère, démon, qui lui parle à l'oreille.
L'ouvrage manque, hélas! cela se voit souvent.
Que devenir? Un jour, ô jour sombre! elle vend
La pauvre croix d'honneur de son vieux père, et pleure;
Elle tousse, elle a froid. Il faut donc qu'elle meurt!
A dix-sept ans! grand Dieu! mais que faire ?… -- Voilà
Ce qui fait qu'un matin la douce fille alla
Droit au gouffre, et qu'enfin, à présent, ce qui monte
A son front, ce n'est plus la pudeur, c'est la honte.
Hélas, et maintenant, deuil et pleurs éternels!