Bonjour à tous! Je suis en 1èreES. J'ai une question sur un corpus de Bac à faire mais j'ai un peu de mal à trouver un bon plan, j'espère que vous pourrez m'aider.
Voici les textes:
A: Cyrano de Bergerac, Acte V scène 6
Je pensais à un plan comme:
I. Une mise en scène tragique (bien que je trouve que ça soit plus comique chez Cyrano de Bergerac..)
II. Une agonie partagée/ la présence de l'amour
Mais je ne suis pas vraiment sur de bien comprendre le sens de "mise en scène"…
Merci de votre aide!
Voici les textes:
A: Cyrano de Bergerac, Acte V scène 6
Cyrano, est secoué d'un grand frisson et se lève brusquement.B: Roméo et Juliette Acte V, scène 3
pas là ! Non ! Pas dans ce fauteuil !
-ne me soutenez pas ! -personne !
(il va s'adosser à l'arbre.)
rien que l'arbre !
elle vient. Je me sens déjà botté de marbre,
-ganté de plomb ! oh ! Mais ! … puisqu'elle est en chemin,
je l'attendrai debout, et l'épée à la main !
Le Bret
Cyrano !
Roxane
Cyrano !
Cyrano
je crois qu'elle regarde…
qu'elle ose regarder mon nez, cette camarde !
que dites-vous ? … c'est inutile ? … je le sais !
Mais on ne se bat pas dans l'espoir du succès !
Non ! Non ! C'est bien plus beau lorsque c'est inutile !
-qu'est-ce que c'est que tous ceux-là ? -vous êtes mille ?
Ah ! Je vous reconnais, tous mes vieux ennemis !
Le mensonge ?
(il frappe de son épée le vide.)
tiens, tiens ! -ha ! Ha ! Les compromis,
les préjugés, les lâchetés ! …
(il frappe.)
que je pactise ?
Jamais, jamais ! -ah ! Te voilà, toi, la sottise !
-je sais bien qu'à la fin vous me mettrez à bas ;
n'importe : je me bats ! Je me bats ! Je me bats !
oui, vous m'arrachez tout, le laurier et la rose !
Arrachez ! Il y a malgré vous quelque chose
que j'emporte, et ce soir, quand j'entrerai chez Dieu,
mon salut balaiera largement le seuil bleu,
quelque chose que sans un pli, sans une tache,
j'emporte malgré vous,
(il s'élance l'épée haute)
et c'est…
(l'épée s'échappe de ses mains, il chancelle, tombe dans les bras de Le Bret et de Ragueneau.)
Roxane
c' est ? …
Cyrano
mon panache.
AURENCE, montrant le tombeau des Capulets. - Soyez béni !… Dites-moi, mon bon ami, quelle est cette torche là-bas qui prête sa lumière inutile aux larves et aux crânes sans yeux ? Il me semble qu'elle brûle dans le monument des Capulets.C: Ruy Blas, Acte V, scène 4
BALTHAZAR. - En effet, saint prêtre ; il y a là mon maître, quelqu'un que vous aimez.
LAURENCE. - Qui donc ?
BALTHAZAR. - Roméo.
LAURENCE. - Combien de temps a-t-il été là ?
BALTHAZAR. - Une grande demi-heure.
LAURENCE. - Viens avec moi au caveau.
BALTHAZAR. - Je n'ose pas, messire. Mon maître croit que je suis parti ; il m'a menacé de mort en termes effrayants, si je restais à épier ses actes.
LAURENCE. - Reste donc, j'irai seul… L'inquiétude me prend : oh ! je crains bien quelque malheur.
BALTHAZAR. - Comme je dormais ici sous cet if, j'ai rêvé que mon maître se battait avec un autre homme et que mon maître le tuait.
LAURENCE, allant vers le tombeau. - Roméo ! (Dirigeant la lumière de sa lanterne sur l'entrée du tombeau.) Hélas ! hélas ! quel est ce sang qui tache le seuil de pierre de ce sépulcre ? Pourquoi ces épées abandonnées et sanglantes projettent-elles leur sinistre lueur sur ce lieu de paix ? (Il entre dans le monument.) Roméo ! Oh ! qu'il est pâle !… Quel est cet autre ? Quoi, Pâris aussi ! baigné dans son sang ! Oh ! quelle heure cruelle est donc coupable de cette lamentable catastrophe ? … (Éclairant Juliette.) Elle remue ! (Juliette s'éveille et se soulève.)
JULIETTE. - Ô frère charitable, où est mon seigneur ? Je me rappelle bien en quel lieu je dois être : m'y voici… Mais où est Roméo ? (Rumeur au loin. )
LAURENCE. - J'entends du bruit… Ma fille, quitte ce nid de mort, de contagion, de sommeil contre nature. Un pouvoir au-dessus de nos contradictions a déconcerté nos plans. Viens, viens, partons ! Ton mari est là gisant sur ton sein, et voici Pâris. Viens, je te placerai dans une communauté de saintes religieuses ; pas de questions ! le guet arrive… Allons, viens, chère Juliette. (La rumeur se rapproche.) Je n'ose rester plus longtemps. (Il sort du tombeau et disparaît.)
JULIETTE. - Va, sors d'ici, car je ne m'en irai pas, moi. Qu'est ceci ? Une coupe qu'étreint la main de mon bien-aimé ? C'est le poison, je le vois, qui a causé sa fin prématurée. L'égoïste ! il a tout bu ! il n'a pas laissé une goutte amie pour m'aider à le rejoindre ! Je veux baiser tes lèvres : peut-être y trouverai-je un reste de poison dont le baume me fera mourir … (Elle l'embrasse. ) Tes lèvres sont chaudes !
PREMIER GARDE, derrière le théâtre. - Conduis-nous, page… De quel côté ?
JULIETTE. - Oui, du bruit ! Hâtons-nous donc ! (Saisissant le poignard de Roméo.) Ô heureux poignard ! voici ton fourreau… (Elle se frappe.) Rouille-toi là et laisse-moi mourir ! (Elle tombe sur le corps de Roméo et expire.)
Ruy Blas fait quelques pas en chancelant vers la reine immobile et glacée,La question est: "Quelles indications les didascalies donnent ils sur la mise en scène de l'agonie?"
puis il tombe à deux genoux, l'oeil fixé à terre, comme s'il n'osait lever les
yeux jusqu'à elle.
RUY BLAS, d'une voix grave et basse.
Maintenant, madame, il faut que je vous dise.
- Je n'approcherai pas. - Je parle avec franchise.
- Je ne suis point coupable autant que vous croyez.
Je sens, ma trahison, comme vous la voyez,
Doit vous paraître horrible. Oh ! Ce n'est pas facile
À raconter. Pourtant je n'ai pas l'âme vile,
Je suis honnête au fond. - cet amour m'a perdu. -
- Je ne me défends pas ; je sais bien, j'aurais dû
Trouver quelque moyen. La faute est consommée !
- C'est égal, voyez-vous, je vous ai bien aimée.
LA REINE.
Monsieur…
RUY BLAS, toujours à genoux.
N'ayez pas peur. Je n'approcherai point.
À votre majesté je vais de point en point
- Tout dire. Oh ! Croyez-moi, je n'ai pas l'âme vile ! -
Aujourd'hui tout le jour j'ai couru par la ville
Comme un fou. Bien souvent même on m'a regardé.
Auprès de l'hôpital que vous avez fondé,
J'ai senti vaguement, à travers mon délire,
- Une femme du peuple essuyer sans rien dire
Les gouttes de sueur qui tombaient de mon front.
Ayez pitié de moi, mon Dieu ! Mon coeur se rompt !
LA REINE.
Que voulez-vous ?
RUY BLAS, joignant les mains.
Que vous me pardonniez, madame !
LA REINE.
Jamais.
RUY BLAS.
Jamais !
Il se lève et marche lentement vers la table.
Bien sûr ?
LA REINE.
Non, jamais !
RUY BLAS.
Il prend la fiole posée sur la table, la porte à ses lèvres et la vide d'un
trait.
Triste flamme,
- Éteins-toi !
LA REINE, se levant et courant à lui.
Que fait-il ?
RUY BLAS, posant la fiole.
Rien. Mes maux sont finis.
Rien. Vous me maudissez, et moi je vous bénis.
Voilà tout.
LA REINE, éperdue.
Don César !
RUY BLAS
Quand je pense, pauvre ange,
Que vous m'avez aimé !
LA REINE.
Quel est ce philtre étrange ?
Qu'avez-vous fait ? Dis-moi ! Réponds-moi ! Parle-moi !
- César ! Je te pardonne et t'aime, et je te croi !
RUY BLAS.
Je m'appelle Ruy Blas.
LA REINE, l'entourant de ses bras.
Ruy Blas, je vous pardonne !
Mais qu'avez-vous fait là ? Parle, je te l'ordonne !
Ce n'est pas du poison, cette affreuse liqueur ?
Dis ?
RUY BLAS.
Si ! C'est du poison. Mais j'ai la joie au coeur.
Tenant la reine embrassée et levant les yeux au ciel.
- Permettez, ô mon Dieu, justice souveraine,
Que ce pauvre laquais bénisse cette reine,
Car elle a consolé mon coeur crucifié,
Vivant, par son amour, mourant, par sa pitié !
LA REINE.
Du poison ! Dieu ! C'est moi qui l'ai tué ! - je t'aime !
- Si j'avais pardonné ? …
RUY BLAS, défaillant.
J'aurais agi de même.
Sa voix s'éteint. La reine le soutient dans ses bras.
Je ne pouvais plus vivre. Adieu !
Montrant la porte.
Fuyez d'ici !
- Tout restera secret. - je meurs.
Il tombe.
LA REINE, se jetant sur son corps.
Ruy Blas !
RUY BLAS, qui allait mourir, se réveille à son nom prononcé par la reine.
Merci !
Je pensais à un plan comme:
I. Une mise en scène tragique (bien que je trouve que ça soit plus comique chez Cyrano de Bergerac..)
II. Une agonie partagée/ la présence de l'amour
Mais je ne suis pas vraiment sur de bien comprendre le sens de "mise en scène"…
Merci de votre aide!



