Débat sur les études et les capacités pour en faire
58 réponses · Page 1 / 3
Ce soir, je suis à nouveau un peu déprimé à cause de mes études donc je voulais vous exposer une situation toute simple et receuillir vos avis.
Donc :
A votre avis, quelqu'un qui travaille beaucoup au point de n'avoir presque pas de vie en dehors des cours et qui y arrive péniblement ou qui loupe de peu alors qu'il se donne vraiment à fond, doit-il arrêter ses études ou continuer selon vous?
S'il est éprouvé physiquement et psychiquement et que ses efforts sont vraiment immenses.
Comme dit Cioran "une existence constamment transfigurée par l'échec".
C'est vraiment ce que je ressens vis à vis de ma propre existence même si cela fait larmoiements pathétiques.
Je n'ai absolument aucune expérience des études, mais comme toi, j'envisage de faire des études en philosophie. Et, je crois que si c'est une passion qui te guide, une motivation, alors peut-être perds-tu cette sensation de travail. La philosophie, du peu que j'en sais, n'est pas quelque chose qui s'apprend comme l'Histoire ou les Sciences ( je pense à l'exemple de Lachelier qui, cité dans une préface de manuel de philosophie, répondait '' je ne sais pas '' à la question '' qu'est-ce que la philosophie '' ) , mais bien quelque chose qui se vit. Et, peut-être, à défaut de méthode, ne t'es-tu pas orienté dans une voie qui te permettrait de vivre philosophie, et qui te la fait considérer comme une matière purement technique qui ne s'apprend qu'en dissertation…? C'est bien entendu en toute humilité que je permets un tel message 🙂
Bon, comme personne ne répond, je vais me livrer à un petit bilan, en deux ans de fac :
Points négatifs :
-je fais encore des fautes d'orthographe et de syntaxes à la pelle.
-je n'ai pas du tout progressé en langues (je fais du latin et de l'anglais et c'est une catastrophe).
-j'ai encore du mal à faire une explication de texte, j'ai toujours en dessous de la moyenne. En fait c'est un exercice auquel je n'arrive pas à assumer les exigences.
-des matières comme la logique et l'épistémo me plombent complètement ma moyenne tellement j'ai horreur de ça, malgré des efforts surhumains pour aller aux cours et essayer de suivre.
-j'ai d'énorme problèmes d'attention en cours. Je regarde tout le temps ma montre, je pense à autre chose (surtout quand on a 5 heures de cours d'affilées).
points positifs:
-j'ai compris un certains nombre de penseurs.
-je m'en sors plutôt bien (voire très bien) en dissertation, au passage, c'est fou comme cet exercice est plus aisé (pour moi) que l'explication de texte, c'est presque un jeu.
-je prend plaisir à lire de la philosophie de manière autonome.
-j'ai tout de même fait de belles découvertes.
…
Qu'en pensez vous?
Il me reste 15 jours de cours, tout de suite après ce sont les partiels, je dois commencer à réfléchir ce qui est le mieux pour moi.
Et Freeze…désolé, je ne sais pas si j'ai encore brulé quelques neurones mais j'ai strictement rien capté à ton message.
Enfin, tu verras au niveau universitaire, tu auras une dizaine de matières et des tas de trucs à apprendre par coeur.
La réponse la plus philosophique et la plus facile qu'on puisse te faire, c'est que c'est à toi de prendre tes décisions. Tu mets des bons points et des mauvais points, à toi de voir ce qui passe avant…
Réponse facile, mais est-elle fausse pour autant?
Bon courage.
Bon, apparemment je suis tombé complètement à côté…! Il semble, à l'énumération de tes défauts, que tu as des lacunes qui ne sont pas nouvelles ( pbs orthographe, syntaxe )…Pourtant je trouve que tu en fais peu…? Et, il n'y a pas de solution mystère pour y remédier. Mais écrire sur intenet en faisant un minimum attention est un excellent exercice pour progresser je trouve, pour l'acquisition des réflexes ( et puis c'est plus rapide et mon fatigant ! )
Quant aux langues, tu as déjà, je crois, eu des réponses dans forums linguistiques…pas de secret à nouveau, ce n'est que du travail à fournir…Je crois que tu as surtout un défaut de méthode, et de motivation…comment espérer progresser ? Tu as l'air de passer des heures à travailler, mais apparemment pas de la bonne manière…c'est pas très rentable, et ta démotivation est compréhensible !…🙂
Je vois pas ce que je peux faire de plus : en dehors des cours, c'est bibliothèque universitaire (des heures et des heures tout les jours et ce depuis deux ans, c'est à dire depuis le début de la L1) et boulot chez moi le soir, je m'accorde juste d'aller voir quelques films au ciné et aller nager à la piscine, sinon je fais strictement rien d'autre que bosser, il faut avouer que c'est décourageant.
Et écrire sur le net en faisant attention, ça fait des années, il n'empêche que j'ai des centaines de fautes à corriger sur un boulot que j'ai rendu et ça fait trois fois que le prof me le renvoie…j'ai honte et je me sens nul, je dois l'agacer à fond.
Je suis étonné : j'aurais pensé que les gens d'ici seraient plus catégoriques par rapport à des messages anterieurs, du genre : "tu ferais mieux d'arrêter tout de suite" ect qui sous entendaient (sans doute à juste titre) que de toute façon j'étais par essence nul…le fait d'avoir des messages modérés ce soir, ne m'aide pas dans un sens.
-j'ai compris un certains nombre de penseurs.
Si tu les as compris, l'explication de textes doit être aisé… Ou alors tu te trompe entre croire et savoir. [Ou alors c'est vraiment étrange de mon point de vu Oo]. Et ce n'était pas toi qui disais pouvoir faire une thèse sur Nietzsche? Ou je ne sais plus quel philosophe? Question: comment tu peux y parvenir si tu ne sais pas expliquer ce qu'il écrit dans un passage délimité?
-je n'ai pas du tout progressé en langues (je fais du latin et de l'anglais et c'est une catastrophe).
Tu regardes les films en anglais? Ou si tu es passionné par la philosophie, peut-être Anna Arrendt ou d'autres philosophes qui écrivent en anglais… Tu prends la version française et celle anglaise et t'essaie d'avancer à ton rythme. En latin, y a de nombreux philosophes disponibles à GF Flammarion Bilingue ou Les Belles Lettres Poches (6€ environ). Par exemple, Lucrece qui est assez accessible. Pas forcément de comprendre le latin ou l'anglais, mais déjà de voir les phrases etc ça peut donner une des notions de la formation des phrases etc.
-des matières comme la logique et l'épistémo me plombent complètement ma moyenne tellement j'ai horreur de ça, malgré des efforts surhumains pour aller aux cours et essayer de suivre.
-j'ai d'énorme problèmes d'attention en cours. Je regarde tout le temps ma montre, je pense à autre chose (surtout quand on a 5 heures de cours d'affilées).
Hum… tu es sur que c'est la bonne voie? De plus, demande toi ce que tu vas faire avec une licence de philosophie dont tu aimes seulement la moitié des choses?
-je fais encore des fautes d'orthographe et de syntaxes à la pelle.
Je te conseil le Bled avec exercices corrigés: très pratique! Personnellement, pour l'orthographe, cela m'a beaucoup aidé. J'avais tendance a faire des erreurs qui faisaient mal aux yeux à d'autres. Je me suis forcée pendant deux semaines de suite à faire trois exercices par jour et à recommencer les anciens au bout de quelques jours pour voir si je m'étais améliorée. Cela va très vite à perdre les mauvaises habitudes et à prendre des bonnes 🙂.
Pour la syntaxes… c'est plus complexe.
Ben non il ne suffit pas d'avoir compris un auteur pour faire une bonne explication de texte, ça demande beaucoup plus de compétences, il faut dégager les structures logiques, la manière d'argumenter ect…
Et oui, je m'emmerde comme un rat mort à 50% des cours mais moins que quand j'ai bossé en tant que vendeur, en fait j'ai l'impression que la vie m'emmerde. J'aime bien le sport et le cinéma mais juste bien, pas une méga passion.
C'est aussi un truc que je trouve con dans les études : on reste le cul assis sur une chaise, moi j'aime bouger, c'est pourquoi j'aime les philosophes qui pensent le corps comme volonté de puissance comme Nietzsche.
Et oui, c'est moi qui disait que je pourrais faire une thèse sur Nietzsche, je le crois toujours, j'ai fais mon mini mémoire de L2 dessus : il est bien, il est juste blindé de fautes d'orthographes…
Et il faut ses bases pour arriver à faire une dissertation.
Autant arriver à faire une explication et avoir du mal en dissertation, il y a une part de logique [Personnellement je suis nulle pour trouver des bonnes problématiques, donc j'ai un plan fragile… :/ ].
Mais autant l'inverse… comment tu peux réussir une dissertation sans avoir l'appuie de la compréhension de l'auteur?!
J'ai du mal à saisir Oo.
Bah j'ai des 16 en dissertation et des 8 en explication de texte…
De toute façon mes resultats des derniers partiels étaient super bizarre, j'ai validé de justesse et mes notes allaient de 3 à 16.
En y pensant, j'ai toujours été super bizarre, j'arrive bien où les autres échouent même si je suis globalement nul.
Ceux qui me connaissent bien, me verrait bien faire du cinéma…mais bon, il faut pas rêver.
Enfin, je ne cherche pas à me mettre au dessus et j'admire ceux qui n'ont pas des notes en dent de scie et s'accomodent d'être assis sur une chaise toute la journée. Je crois que je vais laisser tomber les études momentanément et partir en road trip pour me forger un peu. (C'est drôle en écrivant cela je sens que je n'aurais pas les couilles de le faire…)
Spartacus a écrit :
Et oui, c'est moi qui disait que je pourrais faire une thèse sur Nietzsche, je le crois toujours, j'ai fais mon mini mémoire de L2 dessus : il est bien, il est juste blindé de fautes d'orthographes…
N'est-ce pas un peu trop prétentieux que de se dire que toi "simple" élève de licence puisse faire une thèse sur Nietzsche, c'est-à-dire un niveau doctorat. Je veux bien que ça soit ton auteur préféré, moi c'est bien Sartre, mais une thèse est un travail fastidieux, rigoureux et qui n'est pas si simple même si Nietzsche est ta passion. Je te rappel que les doctorants sont des futurs professeurs d'universités qui ont fait un master recherche, je trouve quand même que c'est un peu exagéré ce que tu dis, car à t' écouter tu es prêt pour l'agreg de philo et rejoindre Sartre. Vise déjà ton master et ton mémoire qui est loin d'être gagné.
Marc Buy
En tout cas, merci de ta réponse parce que vu tes fautes, ça me console! 🙂
Non mais c'est vrai que je connais bien Nietzsche par la force des choses : beaucoup d'étudiants se contentent de lire ce qu'on étudie, moi j'ai étendu mes horizons et je connais bien la french theory, la deconstruction, Derrida…ect
Et si tu juges les gens par rapport à leur niveau d'étude et leurs notes, tu risques d'être déçu : je connais des Licence 1 extraordinairement cultivés et bon et des master 1 médiocres.
Enfin bon, je trouve vraiment que le vrai problème de fond, ce sont des matières chiantes et des heures et des heures passés assis sur des chaises, les semestres trop courts et trop concentrés….euh il y a tant de choses en fait.
Spartacus a écrit :
Enfin bon, je trouve vraiment que le vrai problème de fond, ce sont des matières chiantes et des heures et des heures passés assis sur des chaises, les semestres trop courts et trop concentrés….euh il y a tant de choses en fait.
Pourquoi déplacer le problème sur tes capacités, s'il ne s'agit que d'un défaut de motivation ?
Bah parce que c'est aussi des problèmes de capacités : genre pour une explication de texte sur Kant à faire à la maison, je passe 20 heures. Mon mémoire j'ai dû le reprendre 4 fois. Aux derniers partiels, j'ai révisé pendant un mois quasi non stop et je les ai validé de justesse…bref je suis vanné et c'est la raison de ce topic.
Je me dis : le jeu en vaut-il la chandelle si je n'ai pas de vie en dehors des cours, que je ne réussis qu'à peine, c'est la question du topic?
C'est dur de savoir pourquoi on est fait quoi, surtout quand on a consacré deux ans de sa vie à la philo en se donnant à fond et qu'on se rend compte que malgré nos efforts, on sera jamais vraiment fait pour ça.
Change de filière ou arrête tes études… Exemple personnel : je suis en hypokhâgne , j'aimerai faire des études de philo où j'ai des notes moyennes (8-9) en travaillant , à côté de ça , je majore en géographie et en histoire , je vais donc plutôt aller faire une khâgne spé histoire- Géo. Il faut arrêter , on est pas tous fait pour faire des études , et on a pas forcément des facilités dans les matières qui nous plaisent….
Spartacus a écrit :
Et oui, c'est moi qui disait que je pourrais faire une thèse sur Nietzsche, je le crois toujours, j'ai fais mon mini mémoire de L2 dessus : il est bien, il est juste blindé de fautes d'orthographes…
Un mini-mémoire n'est pas DU TOUT une thèse. En M1, nous faisons aussi de mini-mémoires pour valider les séminaires. Et bien cela n'a pas grand-chose à voir avec le mémoire final. Et le mémoire de M1 n'est lui-même pas une thèse. Tu vois, tu as encore du chemin à parcourir. Il y a des méthodes, des compétences supplémentaires à acquérir pour y parvenir. Etre cultivé et comprendre (et encore, il faut voir ce que l'on met là dessous, car je pense sincèrement qu'on n'a jamais compris un auteur, qu'on ne cesse de le redécouvrir, et que c'est pour cela justement que la recherche est intéressante) ne suffit pas.
Si cet état d'esprit que manifeste ton propos reflète ton rapport à la philosophie, c'est peut-être cela qui ne va pas dans tes explications. Une posture humble est toujours nécessaire face à un texte. Cela dit sans aucune méchanceté, vraiment.
Maintenant, par rapport à ce que tu disais avant, je pense qu'il y a un problème majeur dans ta façon de travailler. Cela peut paraître bête, mais tu travailles trop. Tu passes trop de temps sur ton bureau. Peut-être faudrait-il que tu acceptes de passer moins de temps sur les choses, et tu serais alors certainement plus efficace. Tu te bloques 2-3-4h de travail, puis tu vas t'aérer l'esprit, et ensuite tu reprends. Et tu verras que les plus belles découvertes que tu feras surviendront non quand tu plancheras comme un fou, mais quand tu seras plus détendu face à ton travail. En général la clé qui nous manquent s'offre à nous lorsqu'on s'y attend le moins.
Enfin une réponse claire de la part d'Allan, merci bien.
Sinon Nathalie, je suis totalement d'accord avec tout ce que tu dis et particulièrement avec la dernière phrase pour l'avoir expérimenté.
Mais j'aimerais que vous compreniez bien mon dilemme : j'ai tant donné pour la philo ces deux dernières années : c'est simple, je lui aie sacrifié toute ma vie, je me suis donné corps et âme dans cette licence qui s'est très rapidement révélée être un sacerdoce.
A l'heure d'aujourd'hui, toute ma vie tourne encore autour de mes études à défaut de pouvoir faire autrement :
Pas de copine, pas de voyages, pas de sorties "folles", pas d'échappées belles et déraisonnable, j'ai toujours quelque chose sur le feu, un contrôle à réviser, un travail à rendre et quand je crois que je me suis enfin dépêtre d'une contrainte universitaire, une autre vient aussitôt la remplacer.
Aujourd'hui nous avons eu nos dates exactes de partiels et j'ai pété un cable : ils sont dans moins d'un mois et j'ai en plus un certain nombre d'UE de L1 à rattraper en contrôle continu d'ici là…(4 matières). Ajoutez à cela des cours d'une durée de 6 heures le mardi après midi à cause de cours que nous avons loupé car le prof n'était jamais là et vous comprendrez mon découragement.
Je suis en outre forcé d'annuler le seul week end de détente que j'avais prévu : celui ci, pour travailler.
Mais là encore je me dis : le jeu en vaut-il la chandelle?
Je sors à l'instant d'un cours sur Kant (je suis à la fac) et la petite voix "tu dois" dont il parle, je l'entend bien…
S'il y avait un gibet devant la fac, je n'hésiterais pas une seule seconde à bosser jour et nuit.
Je comprends bien ta frustration…tu es en L2 ou L3 ? Ce serait bête d'arrêter avant l'obtention de ta licence…et puis tu vas peut-être très bien réussir ton futur mémoire, le master n'a pas grand chose à avoir avec les exercices demandé en licence.
Faisons un peu le tri…
1. Je suis d'accord pour dire que, dans l'immédiat, il faut finir ton année. 🙂
2. D'autre part, en réponse à ta première question, je serais tenté de répondre "oui": quand on souffre le martyre pour n'arriver qu'à des résultats médiocres, c'est a priori qu'il est temps de passer à autre chose. Si encore on parlait de préparation aux concours (ENS, Agreg, ENA…), où il est - hélas! - normal de souffrir, même quand on est surdoué… Mais on parle d'une licence. Ce n'est (normalement) pas la mer à boire. :/
3. Ce qui m'incite cependant à ne pas conclure de façon péremptoire, c'est l'image que tu donnes de ton travail. J'ai l'impression que tu bosses n'importe comment, et que tu confonds un peu temps de travail et temps passé devant ton bureau. Il ne faut jamais rêvasser. Il faut bosser tant qu'on a de l'énergie, et faire une pause dès que le cerveau s'obstine à s'évader. IL faut être à fond au boulot et à fond aux loisirs, jamais dans l'entre-deux ou la mauvaise conscience.
En ce qui me concerne, sans posséder de facilités extravagantes, j'ai toujours réussi à garder du temps libre, même les années à concours (Ulm et agrégation): une heure chaque soir en rentrant des cours (sans jamais non plus travailler après 22h), une demi-journée par WE, une semaine entière aux petites vacances, et un mois entier aux grandes. Mais en contrepartie, mon temps de travail était toujours du vrai temps de travail, avec concentration totale (au prix de quelques adjuvants parfois: Nutella, café bien fort, Beethoven à fond la caisse).
Il faut aussi procéder de façon cumulative: apprendre les bases à bloc, pour que le reste vienne s'appuyer dessus; sinon, tout s'écroule. En philo, l'épistémologie est la base de tout, et j'ajouterais que, quand on en comprend les enjeux, c'est passionnant; au fond, tout est intéressant si on s'y investit suffisamment. 🙂
Ramer en permanence, c'est le signe infaillible que les bases sont instables. Back to basics: il faut "revoir les fondamentaux", éventuellement avec l'aide d'un prof particulier. Diagnostiquer les manques les plus criants et les combler.
Se méfier aussi de l'amateurisme, de l'éclectisme. Connaître à fond Nietzsche ou Sartre n'est pas être bon en philo, et d'ailleurs je ne pense pas qu'on puisse les connaître à fond si on ignore à qui ils s'opposent et à quoi ils font écho. Il faut avoir le courage de s'attaquer à ce qui est moins stimulant.
4. Enfin, si je puis me permettre, il me semble qu'il y aurait du ménage à faire dans ta vie personnelle. Avoir ou non une petite amie n'a rien à voir avec préparer ou non des examens, et plus généralement il n'y a presque aucune corrélation (positive ou négative) entre bonheur et masse de travail. Si tu te sens mal en général, il faudrait peut-être en creuser les raisons, et tenter d'y remédier, là encore en te faisant éventuellement aider: par des proches, des amis, ou, s'ils ne peuvent pas t'aider, et a fortiori s'ils sont la cause de tes problèmes, par un psy.
Il ne s'agit pas de commencer une psychanalyse freudienne, chose interminable et hautement aléatoire. Mais un psychothérapeute comportementaliste peut te recadrer sur l'essentiel en quelques séances; libre à toi éventuellement de poursuivre la "cure" ensuite.
Ces conseils sont un peu stéréotypés. Je ne connais pas les détails. A toi aussi de faire un tri… 🙂
[ Commentaire inutile, narcissique et amusé.
3. Ce qui m'incite cependant à ne pas conclure de façon péremptoire, c'est l'image que tu donnes de ton travail. J'ai l'impression que tu bosses n'importe comment, et que tu confonds un peu temps de travail et temps passé devant ton bureau. Il ne faut jamais rêvasser. Il faut bosser tant qu'on a de l'énergie, et faire une pause dès que le cerveau s'obstine à s'évader. IL faut être à fond au boulot et à fond aux loisirs, jamais dans l'entre-deux ou la mauvaise conscience.
Je suis sans cesse dans l'entre-deux et la mauvaise conscience 😀 !
En ce qui me concerne, sans posséder de facilités extravagantes, j'ai toujours réussi à garder du temps libre, même les années à concours (Ulm et agrégation): une heure chaque soir en rentrant des cours (sans jamais non plus travailler après 22h), une demi-journée par WE, une semaine entière aux petites vacances, et un mois entier aux grandes. Mais en contrepartie, mon temps de travail était toujours du vrai temps de travail, avec concentration totale (au prix de quelques adjuvants parfois: Nutella, café bien fort, Beethoven à fond la caisse).
Chapeau bas ! Pour ma part, il est courant que je finisse à 2h/2h30 pour pouvoir conjuguer travail des cours et lectures cursives…
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