bonjour à tous, voilà je suis un peu bloquée sur un commentaire composé , le texte "la fugue du petit poucet" de michel tournier et je n'arrive pas à trouver le plan, les grands axes..
voici l'extrait :
[ pierre fuit sa famille qu'il trouve ennuyeuse. Il es recueilli par les sept filles de la famille Logre qui vont le présenter à leur père.]
voici l'extrait :
[ pierre fuit sa famille qu'il trouve ennuyeuse. Il es recueilli par les sept filles de la famille Logre qui vont le présenter à leur père.]
-Papa, c'est Pierre!SVP, aidez moi à trouver la plan, les grandes idées pour que je puisse développer par la suite, j'ai pensé qu'on pouvait traiter d'abord de la description..bref , je suis un peu perdue.
Logre s'est levé, et il regarda Pierre. Comme il est grand! Un vrai géant des bois! Mais un géant mince, flexible, où tout n'est que douceur, ses longs cheveux blonds serrés par un lacet qui lui barre le front, sa barbe dorée, annelée, soyeuse, ses yeux bleus et tendres, ses vêtements de peau couleur de miel auxquels se mêlent des bijoux d'argent ciselés, des chaînes, des colliers, trois ceinturons dont les boucles se superposent, et surtout, ah! surtout, ses bottes, de hautes bottes molles de daim fauve qui lui montent jusqu'aux genoux, elles aussi couvertes de gourmettes, d'anneaux, de médailles.
Pierre est saisi d'admiration. Il ne sait quoi dire, il ne sait plus ce qu'il dit. Il dit : <<vous êtes beau comme… >> Logre sourit. Il sourit de toutes ses dents blanches, mais aussi de tous ses colliers, de son gilet brodé, de sa culotte de chasseur, de sa chemise de soie, et surtout ah ! surtout de ses hautes bottes.
- beau comme quoi ? insiste-t-il
Affolé, Pierre cherche un mot, le mot qui exprimera le mieux sa sursprise, son émerveillement.
- Vous êtes beau comme une femme! finit-il par articuler dans un souffle. le rire des petites filles éclate, et aussi le rire de Logre, et finalement le rire de Pierre, heureux de se fondre ainsi dans la famille.
- Allons manger, dit Logre.
Quelle bousculade autour de la table, car toutes les petites filles veulent être à côté de Pierre!
- Aujourd'hui c'est Sabine et Carine qui servent, rappelle Logre avec douceur.
A part les carottes râpées, Pierre ne reconnaît aucun des plats que les soeurs posent sur la table et dans lesquels tout le monde se met aussitôt à puiser librement. On lui nomme la purée d'ail, le riz complet, les radis noirs, le sucre de raisin, le confit de plancton, le soja grillé, le rutabaga bouilli et autres merveilles qu'il absorbe les yeux fermés en les arrosant de lait cru et de sirop d'érable. De confiance, il trouve tout délicieux.
Ensuite les huit enfants s'assoient en demi-cercle autour du feu, et Logre décroche de la hotte de la cheminée une guitare dont il tire d'abord quelques accords tristes et mélodieux. Mais lorsque le chant s'élève, Pierre tressaille de surprise et observe attentivement le visage des sept sœurs. Non, les filles écoutent, muettes et attentives. Cette voix fluette, ce soprano léger qui monte sans effort jusqu'aux trilles les plus aigus, c'est bien de la silhouette noire de Logre qu'il provient.



