Différence entre lequel et qui

Langue française

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Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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bonjour,

j'aimerais savoir la différence entre ces deux phrases sitées au dessous :

1ere phrase: les familles sont en colére contre certains journalistes qui ont parlé d'un suicide.
2eme phrase:les familles sont en colére contre certains journalistes lesquels ont parlé d'un suicide.

merci
Bonjour.

Aucune différence de sens, mais lesquels est d'un style plus soutenu, et son usage n'est pas indispensable quand il n'y a pas de risque d'ambiguïté dans l'utilisation de qui.

Bien mettre une virgule avant "qui" ou "lesquels".


Les familles sont en colère contre certains journalistes, qui ont parlé d'un suicide.
Les familles sont en colère contre certains journalistes, lesquels ont parlé d'un suicide.
Parmi les deux propositions ci-dessus, laquelle choisir si :

- les familles sont en colère contre tous les journalistes qui ont parlé de suicide (tous les journalistes ne l'ont pas fait).
- les familles sont en colère contre certains des journalistes qui ont parlé de suicide (tous les journalistes ne l'ont pas fait).

- les familles sont en colère contre certains journalistes (tous les journalistes ont parlé de suicide).

Peut-on aussi proposer : les familles sont en colère contre ceux des journalistes qui ont parlé de suicide.
?
tancrède5a a écrit :Parmi les deux propositions ci-dessus, laquelle choisir si :

- les familles sont en colère contre tous les journalistes qui ont parlé de suicide (tous les journalistes ne l'ont pas fait).
La phrase signifie que les familles sont en colère contre certains journalistes, mais pas tous (sans préciser pourquoi).
- les familles sont en colère contre certains des journalistes qui ont parlé de suicide (tous les journalistes ne l'ont pas fait).
La phrase laisse entendre qu'elle pourrait nommer ceux qu'elle incrimine.
- les familles sont en colère contre certains journalistes (tous les journalistes ont parlé de suicide).
La phrase signifie que la famille incrimine certains journalistes, sans préciser lesquels ni pourquoi.

Peut-on aussi proposer : les familles sont en colère contre ceux des journalistes qui ont parlé de suicide.
?
C'est à mon avis la proposition la plus objective, qui pourrait être reformulée ainsi :
Les familles sont en colère contre les journalistes qui ont parlé de suicide.
Merci bcp pour votre explication merci bcp
tancrède5a a écrit :Peut-on aussi proposer : les familles sont en colère contre ceux des journalistes qui ont parlé de suicide.
?
Je repose ma question. La formulation ci-dessus est-elle correcte? (Cette formulation a le mérite de signifier qu'il y a deux types de journalistes: ceux qui ont parlé du suicide, et les autres.)
Question subsidiaire : trouvez-vous que le terme colère est adéquat ?
Mais oui, elle est correcte; stylistiquement, elle a simplement pour effet de mettre l'accent sur les journalistes qui ont parlé de suicide. Oui, le mot colère est tout à fait légitime.
Mais oui, elle est correcte; stylistiquement, elle a simplement pour effet de mettre l'accent sur les journalistes qui ont parlé de suicide. Oui, le mot colère est tout à fait légitime.
Merci pour la validation de ma proposition. C'est la tournure que j'aurais utlisée dans un tel cas, justement pour stigmatiser davantage ces journalistes-là (ils sont d'ailleurs à l'origine de la colère).

Quant à colère, je suis étonné que ce soit acceptable.

C'est effectivement très souvent utilisé dans ce sens, notamment par les journalistes (radio-TV) :
"les administrés sont en colère". Et c'est alors que l'on voit apparaître quelqu'un de visiblement très calme qui explique méthodiquemnt ses griefs contre l'administration". Où est la colère?
Dans le cas des familles et du suicide, sauf à imaginer tous les membres de ces familles en train de hurler en même temps dans la rue, y a-t-il colère?
(Robert parle d'accès, de crise, de mécontentement violent et passager.)
Il est aussi des colères froides, rentrées, sans manifestations physiques extérieures, mais d'une grande violence intérieure… Ce ne sont pas forcément les moins intenses.

Colère rentrée : contenue sans perdre de sa force. (Robert)
Si tu ne donnes pas dès l'abord de contexte suffisamment précis, comment veux-tu que l'on valide tel ou tel terme? Le mot colère peut être une généralisation hâtive, en ce cas une formulation comme : Lesfamilles manifestent un ressentiment plus ou moins mesuré envers ceux des journalistes qui… serait sans doute préférable, ou : Les familles marquent une opposition parfois vigoureuse envers ceux des journalistes qui…; ou : Lesfamilles réagissent - certaines avec modération, d'autres avec véhémence - contre ceux des journalistes qui… ou : Lesfamilles expriment une dissension plus ou moins vigoureuse à l'endroit des journalistes qui… ; ou : Les familles distillent, parfois prodiguent, parfois encore vomissent leur fiel contre ceuxdes journalistes qui…; ou… (à suivre).
Si tu ne donnes pas dès l'abord de contexte suffisamment précis, comment veux-tu que l'on valide tel ou tel terme? Le mot colère peut être une généralisation hâtive, en ce cas une formulation comme : Lesfamilles manifestent un ressentiment plus ou moins mesuré envers ceux des journalistes qui… serait sans doute préférable, ou : Les familles marquent une opposition parfois vigoureuse envers ceux des journalistes qui…; ou : Lesfamilles réagissent - certaines avec modération, d'autres avec véhémence - contre ceux des journalistes qui… ou : Lesfamilles expriment une dissension plus ou moins vigoureuse à l'endroit des journalistes qui… ; ou : Les familles distillent, parfois prodiguent, parfois encore vomissent leur fiel contre ceuxdes journalistes qui…; ou… (à suivre).
Je sens pointer un peu de …colère… :/
J'en suis désolé. Mais je ne suis pas à l'origine de ce post et je ne pouvais donc pas donner son contexte comme tu le demandes.
Il me semble cependant, personnellement, que cette phrase est de style un peu trop jo urnalistique avec une recherche d'effet excessif par le choix de ce terme colère.
Personnellement je trouve que le terme colère fait partie de ceux qui sont galvaudés, notamment par les journalistes. Ils l'utilisent (du moins certains d'entre-eux) sans doute pour éviter la somnolence des auditeurs ou des lecteurs.
C'est mon humble avis.
Il me semble avoir compris que l'usage fait évoluer le sens des mots. C'est la raison pour laquelle j'ai tendance à m'agacer de voir des mots utilisés à tort et à travers par des personnes ayant de l'influence ne serait-ce que par le nombre de personnes touchées par leur discours.
C'est de cette manière, il me semble, que l'expression : "ça va le faire" est passé dans l'usage oral (sauf erreur, cette tournure n'est pas correcte).
De même, l'utilisation de colère dans le sens de mécontentement est en train de passer dans l'usage.
Mais à quoi servent les dictionnaires si c'est TF1 que fait le sens des mots!!? 😮
Je parle à des fins lettrés.
?
Une recherche d'effet excessif… Oh, les vilains journalistes !
Dans cet emploi de "colère" au lieu de "mécontentement", un lettré pourrait tout simplement voir, non pas un usage galvaudé, mais une figure de style nommée hyperbole, comme il s'en rencontre chez les meilleurs écrivains. Une hyperbole d'ailleurs si timide en l'occurrence qu'elle mérite tout juste ce nom… La qualifier d'excessive, n'est-ce pas un poil excessif ? 😜

Le Robert 2009 mentionne bien l'expression "Ça le fait" ou "Ça le fait pas", avec le sens de "Cela marche, agit, réussit (ou pas) ", en précisant que l'expression relève du registre familier et du langage des jeunes. Car le Robert, et c'est heureux, ne s'intéresse pas qu'au si pur discours des lettrés…
Notons que la tournure n'a en soi rien de grammaticalement répréhensible, et que la relative opacité sémantique de chacun des termes n'est pas pire que celle d'autres gallicismes en usage depuis longtemps.
Jehan a écrit :Une recherche d'effet excessif… Oh, les vilains journalistes !
J'en suis moi-même. 🙂
Lu ce matin dans la version mensuelle de notre "quotidien de référence", comme il aime à se qualifier : "Un autre sentiment, mélange de colère et de résignation, s'est également enraciné au fil des années dans les plaines du Bourdonnais". 🙂 ?
Une nouvelle fois peut-être me trompé-je mais il me semble que la notion de "crise passagère" était un élément clé de la colère (du moins sous l'angle psychologique du terme). 🙂 🙂 🙂
Le Robert, à propos de ce "violent mécontentement", n'exclut pas la notion de durée :
Il est constamment en colère : il ne décolère* pas.
Jehan a écrit :Le Robert, à propos de ce "violent mécontentement", n'exclut pas la notion de durée :
Il est constamment en colère : il ne décolère* pas.
De pas décolérer "au fil des années" ne relève plus de la psychologie mais de la psychiatrie. 😜
Ca doit être gênant pour dormir. 😂
"Moi qui frémissais
Toujours je ne sais
De quelle colère…"

Aragon, client pour les psychiatres ? 😜
Jehan a écrit :Une recherche d'effet excessif… Oh, les vilains journalistes !
Dans cet emploi de "colère" au lieu de "mécontentement", un lettré pourrait tout simplement voir, non pas un usage galvaudé, mais une figure de style nommée hyperbole, comme il s'en rencontre chez les meilleurs écrivains. Une hyperbole d'ailleurs si timide en l'occurrence qu'elle mérite tout juste ce nom… La qualifier d'excessive, n'est-ce pas un poil excessif ? 😜

Le Robert 2009 mentionne bien l'expression "Ça le fait" ou "Ça le fait pas", avec le sens de "Cela marche, agit, réussit (ou pas) ", en précisant que l'expression relève du registre familier et du langage des jeunes. Car le Robert, et c'est heureux, ne s'intéresse pas qu'au si pur discours des lettrés…
Notons que la tournure n'a en soi rien de grammaticalement répréhensible, et que la relative opacité sémantique de chacun des termes n'est pas pire que celle d'autres gallicismes en usage depuis longtemps.
Heureusement que l'alérion n' a pas de bec car c'est ce qui s'appelle prendre un coup sur le bec! 🙄 (un de plus).
Peux-tu me rappeler ce qu'est une hyperbole? (sérieusement).
Mon Robert n'accepte pas (encore) "ça le fait pas". J'en suis content! 😉
Comme je l'ai déjà dit, ce n'est pas parce que Robert ou d'autres me disent de dire auteure ou écrivaine que je vais m'exécuter.
Le Robert n'enjoint rien à personne, il signale l'usage en indiquant les niveaux de langue et en précisant quand un emploi est critiqué par les puristes, et chacun en fait ce qu'il veut.
Tu t'es toi-même suffisamment réclamé du Robert pour étayer tes critiques…
Je peux tout aussi bien m'en réclamer pour y trouver des arguments.
HYPERBOLE Figure de style qui consiste à mettre en relief une idée au moyen d'une expression qui la dépasse (opposé à litote). ► emphase, exagération.
(Petit Robert)
Jehan a écrit :"Moi qui frémissais
Toujours je ne sais
De quelle colère…"

Aragon, client pour les psychiatres ? 😜
1° Aragon : Connais pas! 🙄
2° Sauf erreur, Ste Anne est proche du boulevard Aragon . CQFD : Cet Arago devait être plus ou moins toqué! 🆒
3° Jacques a dit en substance à propos de Mallarmé que les poètes ont des droits que le commun des mortels n'a pas. C'est décidé, je préfère m'en rapporter aux poètes qu'aux ânes de TF1 pour connaître l'évolution du français, laquelle est ensuite rapportée dans le disctionnaire! et admise par les fins lettrés (ils me déçoivent).
PS 1: Comment vendre chaque année la nouvelle édition d'un livre qui contient strictement le même contenu que l'année précédente? Ou pourquoi les dictionnaires accueillent-ils autant de nouveautés dans leur édition annuelle?
Finalement vive l'Académie.
PS 2 : j'ai vu que Stendhal parlait de faute de français. 😜 Heureux homme qui n'est pas repris pour ça.

Je pars m'abriter. 😀 😀 😀 😀 😀 😀 😀 Merci pour la définition de l'hyperbole. 🙂
Mais du coup, s'il est autorisé d'utiliser un mot pour un autre quand on veut forcer le trait (exemple colère à la place de mécontentement).
Si cela devient fréquent, ça risque de tomber dans l'usage (colère va avoir en plus le sens de mécontentement, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui) et de ce fait l'effet hyperbolique se réduit progressivement puis risque de disparaître.
C'est sans doute pour ça que je parlais de terme galvaudé.

Ma question est très séreuse : est-ce que le sens des mots évolue de cette manière?
Vraiment, tu ne connais pas le poète Louis Aragon ?
J'espère que ce n'est qu'un étrange gag de ton cru…

"les administrés sont en colère". Et c'est alors que l'on voit apparaître quelqu'un de visiblement très calme qui explique méthodiquemnt ses griefs contre l'administration". Où est la colère?
Dans le cas des familles et du suicide, sauf à imaginer tous les membres de ces familles en train de hurler en même temps dans la rue, y a-t-il colère?
Pour avoir une réponse, tu ferais bien de méditer cette observation du vieux Littré dans son article colère :
Une violente colère, un violent courroux peut être dans le coeur sans qu'il s'en montre rien au dehors.
Tu crois qu'il a écrit ça parce qu'il écoutait déjà les journalistes de TF1 ?
de ce fait l'effet hyperbolique se réduit progressivement puis risque de disparaître.
C'est sans doute pour ça que je parlais de terme galvaudé.
Ma question est très sérieuse : est-ce que le sens des mots évolue de cette manière?
C'est un phénomène courant qui ne date pas d'hier : par exemple, "étonner" a d'abord eu voici des siècles le sens fort de "frapper l'esprit comme par un coup de tonnerre"… Et puis le sens a évolué.
(colère va avoir en plus le sens de mécontentement, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui)
Dans le Robert, on trouve : en colère = très mécontent…
Il est très fréquent que les mots acquièrent plusieurs sens voisins.
Les mots n'ayant strictement qu'un seul sens sont plutôt l'exception.