Grammaire grecque - Questions

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54 réponses · Page 3 / 3

Je dirai d'abord que le "web" est un média, non une source…
- La forme verbale δυνήσομαι est une forme moyenne constituant le futur classique de δύναμαι.
- Le subjonctif aoriste de ce verbe se forme ordinairement sur le radical du passif : δυνηθῶ
- Il existe cependant une forme épique de cet aoriste formée sur le radical du moyen : δυνήσωμαι
- Cette forme a pu subir un abrégement du omega pour des raisons métriques, comme semble le signaler ta source. On aboutirait alors à une homonymie.

Peux-tu citer le texte où se trouve cette forme?

Peux-tu citer le texte où se trouve cette forme?
Oui: https://www.perseus.tufts.edu/hopper/morph?l=dunh%2Fsomai&la=greek&prior=ti

Par contre je n'arrive pas à remonter jusqu'au texte où le moteur l'a détecté!

Comprenez que, sans cours structurés, sans professeur, je tente par tous les moyens de trouver des réponses.
Mais pourquoi as-tu fait cette recherche?
Simplement parce que je voulais traduire "Εἰ δυνήσομαι ὑμῖν βοηθεῖν, βοηθήσω";
δυνήσομαι est ici au futur. A peine dégrossi et tout juste sorti de l'oeuf, je suis tombé dans le piège et me suis demandé pourquoi nous avons le futur et pas le subjonctif avec Εἰ, raisonnant encore trop "en français". Ce qui m'a amené à bien vérifier mes conjugaisons.
Au final on a la conjonction ei soit avec l'indicatif futur pour exprimer une simple supposition située dans l'avenir, soit avec l'imparfait pour exprimer l'irréel du présent. Jamais avec le subjonctif.
Voir aussi la réponse d'Arthur :
S. a écrit :
νῦν δ᾽ αὖ μόνα δὴ νὼ λελειμμένα σκόπει
ὅσῳ κάκιστ᾽ ὀλούμεθ᾽, εἰ νόμου βίᾳ
60 ψῆφον τυράννων ἢ κράτη παρέξιμεν.
Maintenant que j'ai remarqué l'existence d'un verbe παρεξέρχομαι, son temps (a priori indicatif futur) me chiffonne. Nous sommes bien ici dans le cadre de l'éventuel : examine-toi (prolepse) combien nous souffrirons (principale au futur) plus lamentablement, si… Dès lors, pourquoi παρέξιμεν ? Ne devrions-nous pas avoir un subjonctif παρεξιώμεν ?
Arthur a écrit :Εἰ + futur est parfois l'équivalent d'ἐάν + subjonctif.
Ou si tu préfères, l'équivalent d'un système réel au futur, avec une dimension donc plus actuelle (de menace par exemple).
Bonne soirée ! 🙂
Ah! Merci Sullyvan!
J'étais passé à côté de celle-ci!
Pas de souci ! 😉

Une proposition du Panégyrique d'Isocrate (IV, §44) me pose quelques soucis, je vous la soumets :
ἀλλ' ἑκατέρους ἔχειν ἐφ' οἷς φιλοτιμηθῶσιν
J'aurais tendance à lire ce subjonctif comme un éventuel : mais chacun des deux (c'est une consécutive suivie de l'infinitif) ont des raisons de rechercher l'honneur (sens moyen attesté par Bailly ; pour lesquelles ils rechercheraient l'honneur). Pourtant Bodin (Extraits des orateurs attiques) précise : "φιλοτιμηθῶσιν. Subjonctif délibératif. Notez ἐφ' οἷς : l'interrogation indirecte est rarement introduite par un pronom relatif".

Pour le coup, j'ai bien du mal à débrouiller l'affaire… Merci à vous !
Lors de mes nombreuses lectures du Panégyrique, je suis toujours passé sur cette difficulté. Je pense que cette relative a une nuance éventuelle en dépit de l'absence de la particule ἄν. J'y vois une des "souplesses" de la grammaire grecque. Il est possible aussi que ἄν n'ait pas été exprimée en raison de la proximité immédiate de la temporelle introduite par ὅταν, qui dépend de la relative. Quant à l'hypothèse du subjonctif délibératif, je ne pense pas qu'elle soit juste, n'en déplaise à Bodin.
Bonjour à tous,

J'ai rencontré dans un texte un système hypothétique que je n'arrive pas à analyser:

ἂν + subjonctif aoriste dans la principale, ἂν + optatif présent dans la subordonnée.
Peut-on considérer cela comme de l'éventuel ? Et qu'en est-il des temps à employer en français dans la traduction ?

Merci d'avance
Tu peux donner ta phrase ?
Oui, bien sûr, c'est un extrait d'une fable de Babrios:

ἂν μοι θελήσῃς συλλαβεῖν τι τοῦ φόρτου,
τάχʹ ἂν γενοίμην σῷος· εἰ δὲ μή, θνῄσκω
Derrière un éventuel, il arrive qu'on ait l'optatif avec an dans la principale pour atténuer l'affirmation : "si tu veux bien… je pourrais être …". A noter l'indicatif thneskô. Le jeu des temps et des modes est intéressant à étudier ici.
Bonsoir,

Petite question d'analyse grammaticale… Dans la phrase (Aréopagitique, VII §23):
Ἔπειτα καὶ δημοτικωτέραν ἐνόμιζον εἶναι ταύτην τὴν κατάστασιν ἢ τὴν διὰ τοῦ λαγχάνειν γιγνομένην ἐν μὲν γὰρ τῇ κληρώσει τὴν τύχην βραβεύσειν, καὶ πολλάκις λήψεσθαι τὰς ἀρχὰς τοὺς ὀλιγαρχίας ἐπιθυμοῦντας, ἐν δὲ τῷ προκρίνειν τοὺς ἐπιεικεστάτους τὸν δῆμον ἔσεσθαι κύριον ἑλέσθαι τοὺς ἀγαπῶντας μάλιστα τὴν καθεστῶσαν πολιτείαν.
Ces deux infinitives (celles dont le sujet et le verbe sont en gras, pas la première) sont bien introduites par ἐνόμιζον ?!

Oubliez cette question bête, je n'avais pas l'esprit clair… Rencontre fortuite qui suscite mon attention : Ἐγὼ δ᾽ οἶμαι μὲν εἰρηκέναι τι καὶ τοιοῦτον. Comment traduire rigoureusement τι καὶ τοιοῦτον ?

Merci, et bonne soirée ! 🙂
Pourquoi pas: " il me semble avoir dit une telle chose" ?