Bonjour à toutes et à tous,
Etudiant à l'Ecole des Hautes Etudes je n'en suis pas moins féru de littérature. (je travaille sur les pratiques compassionnelles, la normatisation et l'éducation mondaine des corps. En d'autres mots, je m'intéresse aux "recettes" sociales qui modélisent des "manières d'êtres et de paraître".)
Je cherche tout particulièrement des passages de la littérature classique moderne et contemporaine qui énoncent des pratiques de charités et leur pendant moral.
Peut-être connaissez-vous un ou plusieurs exemples littéraires de discours d'un "philanthrope", d'un "mentor bien intentionné", qui porte un regard charitable et compassionnelle sur ses "pauvres à soi", qui s'intéresse à les "élever et les faire sortir du vulgaire de leur conditions hygiénique et esthétique" ?
l'idée ce serait de trouver le discours (narré) d'un(e) "bourgeois(e) philanthrope" en trois temps :
-le constat (visuel ou non) de la misère, du vulgaire, de l'ordinaire, (nourriture, habits, langage,…)
-la prise de conscience (religieuse ou non) de son insupportabilité morale et de la responsabilité qui incombe aux dominants vis à vis des dominés,
- les actions, les "dons", les "bonnes pratiques" conseillées, pour permettre à l'individu défavorisé d'échapper à sa condition.
La littérature s'avère un désert aride et immense, avare de confidences pour l'individu esseulé que je suis, mais je suis certain que ce forum peut irriguer une terre fertile et révéler quelques secrets jalousement gardé.
Enfin, je pense que les frontières académiques ont trop rapidement simplifié la Littérature dont la vocation première ne serait qu'abstraction esthétique, en dénaturant la portée sociale et morale sous-jacente à nombre d'oeuvres. je souhaite, en toute modestie, réaffirmer le rôle, l'utilité sociale de la littérature que je pense être un support particulièrement heuristique pour le sociologue, sans pour autant remettre en cause l'esthétisme littéraire qui m'a si souvent ému.
merci à toutes et à tous,
je compte sur votre érudition et vos idées et me tiens à votre disposition pour continuer le débat 🙂
Etienne
Etudiant à l'Ecole des Hautes Etudes je n'en suis pas moins féru de littérature. (je travaille sur les pratiques compassionnelles, la normatisation et l'éducation mondaine des corps. En d'autres mots, je m'intéresse aux "recettes" sociales qui modélisent des "manières d'êtres et de paraître".)
Je cherche tout particulièrement des passages de la littérature classique moderne et contemporaine qui énoncent des pratiques de charités et leur pendant moral.
Peut-être connaissez-vous un ou plusieurs exemples littéraires de discours d'un "philanthrope", d'un "mentor bien intentionné", qui porte un regard charitable et compassionnelle sur ses "pauvres à soi", qui s'intéresse à les "élever et les faire sortir du vulgaire de leur conditions hygiénique et esthétique" ?
l'idée ce serait de trouver le discours (narré) d'un(e) "bourgeois(e) philanthrope" en trois temps :
-le constat (visuel ou non) de la misère, du vulgaire, de l'ordinaire, (nourriture, habits, langage,…)
-la prise de conscience (religieuse ou non) de son insupportabilité morale et de la responsabilité qui incombe aux dominants vis à vis des dominés,
- les actions, les "dons", les "bonnes pratiques" conseillées, pour permettre à l'individu défavorisé d'échapper à sa condition.
La littérature s'avère un désert aride et immense, avare de confidences pour l'individu esseulé que je suis, mais je suis certain que ce forum peut irriguer une terre fertile et révéler quelques secrets jalousement gardé.
Enfin, je pense que les frontières académiques ont trop rapidement simplifié la Littérature dont la vocation première ne serait qu'abstraction esthétique, en dénaturant la portée sociale et morale sous-jacente à nombre d'oeuvres. je souhaite, en toute modestie, réaffirmer le rôle, l'utilité sociale de la littérature que je pense être un support particulièrement heuristique pour le sociologue, sans pour autant remettre en cause l'esthétisme littéraire qui m'a si souvent ému.
merci à toutes et à tous,
je compte sur votre érudition et vos idées et me tiens à votre disposition pour continuer le débat 🙂
Etienne



