Bonjour,
j'ai un commentaire comparatif à faire entre L'albatros de Charles Baudelaire et Le crapaud de Tristan Corbière. J'ai déjà choisi une problématique "Comment les poètes sont-ils incarnés par les animaux?" mais je n'arrive pas à trouver de parties.
Est-ce-que vous pourriez m'aidez svp. Merci d'avance 🙂 Voici les deux textes:
Bonsoir – ce crapaud-là, c’est moi.
j'ai un commentaire comparatif à faire entre L'albatros de Charles Baudelaire et Le crapaud de Tristan Corbière. J'ai déjà choisi une problématique "Comment les poètes sont-ils incarnés par les animaux?" mais je n'arrive pas à trouver de parties.
Est-ce-que vous pourriez m'aidez svp. Merci d'avance 🙂 Voici les deux textes:
Souvent, pour s'amuser, les hommes d'équipage
Prennent des albatros, vastes oiseaux des mers,
Qui suivent, indolents compagnons de voyage,
Le navire glissant sur les gouffres amers.
A peine les ont-ils déposés sur les planches,
Que ces rois de l'azur, maladroits et honteux,
Laissent piteusement leurs grandes ailes blanches
Comme des avirons traîner à côté d'eux.
Ce voyageur ailé, comme il est gauche et veule!
Lui, naguère si beau, qu'il est comique et laid!
L'un agace son bec avec un brûle-gueule,
L'autre mime, en boitant, l'infirme qui volait!
Le Poète est semblable au prince des nuées
Qui hante la tempête et se rit de l'archer;
Exilé sur le sol au milieu des huées,
Ses ailes de géant l'empêchent de marcher.
Un chant dans une nuit sans air………………………………………………………………………..
La lune plaque en métal clair
Les découpures du vert sombre.
… Un chant ; comme un écho, tout vif
Enterré là, sous le massif…
– Ça se tait ; Viens, c’est là, dans l’ombre…
– Un crapaud ! – Pourquoi cette peur,
Près de moi, ton soldat fidèle !
Vois-le, poète tondu, sans aile,
Rossignol de la boue… – Horreur !
– Il chante. – Horreur ! ! – Horreur pourquoi ?
Vois-tu pas son oeil de lumière…
Non, il s’en va, froid, sous sa pierre.
Bonsoir – ce crapaud-là, c’est moi.



