Différence entre une complétive et une relative

Langue française

88 réponses · Page 3 / 5

Il est impossible de distinguer une relative sans antécédent et une complétive puisque la relative sans antécédent est une complétive.
Je suis de votre avis, mais c'est seulement une intuition.
Complétive est une fonction
Complétive, ou subordonnée complétive, n'est pas une nature? Quand on dit ''subordonnée complétive cod'', cod est une fonction.
Vous n'avez visiblement pas la même classification des subordonnées et la même définition de la subordonnée complétive 🙂 .
Voyez par exemple https://www.etudes-litteraires.com/grammaire/propositions-subordonnees
Que pensez-vous de l'affirmation suivante?
Il est impossible de distinguer une relative sans antécédent et une complétive puisque la relative sans antécédent est une complétive.

1. Dans Le Bon Usage §420 R1,
On constate d'ailleurs une tendance à remplacer la proposition interrogative par une proposition relative jointe au nom qui serait sujet, attribut ou complément dans la relative,
Par exemple, vous ne savez pas la femme que je suis. (<<< Vous ne savez pas quelle femme je suis.)

Alors ''J'ignorais qui tu voulais épouser'' pourrait se transformer en '' ''J'ignorais la femme que tu voulais épouser''

On dirait que la proposition interrogative présente centaine caractéristique d'un substantif.

2. Que fait-il?---Je demande ce qu'il fait.

L'ajout d'un ''ce'' dans la deuxième phrase corrobore , selon moi, mon hypothèse.
Tu as épousé qui tu voulais.
Dan une relative, le pronom ''qui'' occupe la fonction de sujet. Donc, ce n'est pas facile d'expliquer le ''qui'' dans ''qui tu voulais'' si l'on considère cette proposition comme une relative sans antécédent.

Puisque la proposition interrogative peut être interprétée comme un substantif, ''qui tu voulais'' pourrait être une proposition interrogative, sans support d'un verbe de sens interrogatif.
Mais pourquoi pas ? 🙂
mathieu2000 a écrit :Que pensez-vous de l'affirmation suivante?
« Il est impossible de distinguer une relative sans antécédent et une complétive puisque la relative sans antécédent est une complétive »
Fausse avec la classification usuelle des subordonnées. De plus une relative sans antécédent peut occuper d’autres fonctions que complément.

1. Dans Le Bon Usage §420 R1,
« On constate d'ailleurs une tendance à remplacer la proposition interrogative par une proposition relative jointe au nom qui serait sujet, attribut ou complément dans la relative, »

Par exemple, vous ne savez pas la femme que je suis. (<<< Vous ne savez pas quelle femme je suis.)
Comment peux-tu t’appuyer sur une remarque de Grevisse, sans prendre en compte l’essentiel du paragraphe auquel s’applique cette remarque, qui ne fait que constater une évolution de la langue, mais en ignorant le NB qui permet de distinguer la relative de l’interrogative ?

Alors ''J'ignorais qui tu voulais épouser'' pourrait se transformer en '' ''J'ignorais la femme que tu voulais épouser'' Ignorer quelqu’un a un autre sens. Cela rejoint l’exemple de Grevisse qui quand il rejette aimer suivi d’une interrogative puisque pour lui il n’y a interrogative quand le verbe peut être suivi d’une interrogative totale, donc introduite avec si.

On dirait que la proposition interrogative présente centaine caractéristique d'un substantif.
Je ne vois pas pourquoi, mais c’est vrai pour la relative sans antécédent, justement appelée usuellement relative substantive. Ce qui annihile donc la suite de ton raisonnement…

2. Que fait-il?---Je demande ce qu'il fait.

L'ajout d'un ''ce'' dans la deuxième phrase corrobore , selon moi, mon hypothèse. Quelle hypothèse ? « ce que » est une locution interrogative pronominale. Cf. pronom neutre dans l’interrogation indirecte § 721

« Tu as épousé qui tu voulais. »

Dan une relative, le pronom ''qui'' occupe la fonction de sujet. pas toujours ! Donc, ce n'est pas facile d'expliquer le ''qui'' dans ''qui tu voulais'' si l'on considère cette proposition comme une relative sans antécédent. Le relatif qui n’est pas toujours sujet, en particulier justement dans les relatives sans antécédent.

Puisque la proposition interrogative peut être interprétée comme un substantif, ''qui tu voulais'' pourrait être une proposition interrogative, sans support d'un verbe de sens interrogatif. Il existe effectivement des verbes sans sens interrogatif susceptibles d'introduire une interrogative, mais épouser s'en fait pas partie.
Le relatif qui n’est pas toujours sujet, en particulier justement dans les relatives sans antécédent.
Quand on accepte que le ''qui'' équivaut tantôt à ''celui qui'' dans ''J'aime qui m'aime.'', tantôt à '' celle que'' dans '' Tu as épousé qui tu voulais.'', on peut effectivement tout justifier.
Et même "ceux que" ou "celles que" : J'aime qui je veux aimer !

Que serait ce qui si ce n'était pas un relatif ?
Exceptionnellement, le pronom relatif est employé sans antécédent. Dans ce cas, le pronom en question (« qui », « quiconque » ou bien « où ») n'est plus une anaphore mais un représentant référentiel :
(pronom relatif de Wikipédia)

Puisque le pronom interrogatif ''qui'' peut lui aussi être un représentant référentiel , pourquoi pas considérer ''qui tu voulais épouser'' comme une proposition interrogative ''substantive'', qui perd sa valeur interrogative en l'absence d'un verbe de sens interrogatif, mais qui garde la valeur d'un substantif. Comme cela , on n'a pas besoin d'interpréter le ''qui'' d'une façon excessive (comme ''celle que'').

Un antécédent peut être sous-entendu, mais le remplacement ''qui'' par ''que'' est difficile à expliquer, sauf une règle spéciale pour le justifier.
😂
Et si la subordonnée est attribut (je suis qui je suis), tu nous dis quoi ?
Voici ma supposition, qui va encore te faire rire.

À la question '' Qui es-tu?'', on donne soit une réponse précise avec beaucoup de détails soit une réponse indéfinie, comme ''Celui (ou celle) que je suis.''

La subordonnée ''qui je suis'' sans support d'un verbe de sens interrogatif n'est plus une interrogation, mais l'énonciateur sous-entend par cette subordonnée ''Celui (ou celle) que je suis.'' , comme référent.
Je ne ris pas quand je ne comprends pas. Relative ou pas relative ?
Relative.
Bonjour,

Besoin d'aide pour la phrase ci-dessous : Relative ou complétive ?

"C'est depuis le Zaire qu'était organisé le soutien"

Merci d'avance pour le coup de pouce.
Bonjour.

Ni l'un ni l'autre…
Ici, le présentatif composé C'est….que sert à mettre en relief un élément de la phrase, en l'encadrant.
Ici, c'est le CC "depuis le Zaïre" qui est mis en relief.

Le soutien était organisé depuis le Zaïre.
C'estdepuis le Zaïrequ'était organisé le soutien.
Merci beaucoup pour ton aide.
c'est quoi une proposition subordonnée apposée ? je veux une explication avec des exemples svp et merci d'avance 🙂
Une explication avec des exemples->
https://www.espacefrancais.com/lapposition/
Bonsoir.

Tout comme l'adjectif qualificatif apposé, la proposition relative apposée est séparée du nom qu'elle complète par une virgule, et elle est suivie d'une autre virgule.
Elle a une valeur explicative, elle apporte une précision supplémentaire.

Pierre, qui n'a pas entendu son réveil, s'est levé trop tard.

Cette proposition relative apposée complète le nom "Pierre".
Elle explique pourquoi Pierre s'est levé trop tard.
Tu as vu, Jehan, il y a aussi des complétives apposées.
Cette perspective, qu'il réussisse, était pourtant improbable.
Exact ! Mais elles sont nettement moins fréquentes… 🙂