Quelle différence y a-t-il entre l’erreur et la faute ?

Langue française

24 réponses · Page 1 / 2

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonsoir!! 🙂
Dans le domaine d’apprentissage des langues, on a ce qu'on appelle l'interférence
mais cette dernière se considère tantôt comme une erreur , tantôt comme une faute

Comment on peut distinguer entre les deux ? C'est trop compliqué. Et quelle différence existe-t-il ? 😞

Merci d’avance 🆒
Bonsoir.

Mais tu parles de la différence entre "erreur" et "faute" en général ?
Pas seulement de leur différence dans ce cas-là ?
Oui. 🙂
Bonsoir,

On a l'habitude d'opérer la distinction suivante dans le domaine moral : l'erreur est involontaire, alors que la faute est commise en connaissance de cause (conscience plus ou moins claire d'ailleurs) si bien que la faute est plus grave que l'erreur.
Tout dépend cependant du genre d'erreur ou de faute : car une faute d'orthographe, par exemple, ne suppose guère plus de conscience chez celui qui la commet qu'une erreur d'orthographe.

La différence est alors dans le regard de qui relève la faute ou l'erreur : on mêle une certaine appréciation plus ou moins morale à la faute (réprobation, indulgence) tandis que l'erreur relève plus du constat objectif.
bonjour !! Merciii pour vos réponses 🙂
je veux ajouter d'avantage quelques infos 🙄

je faisais quelques recherches sur net!
bon! j'ai trouvée dans un livre intitulé Analyse psycholinguistique des erreurs faites lors de l'apprentissage d'une langue étrangère écrit par Gheorghe Doca que :

les fautes sont liées à la performance (le locuteur est immédiatement conscient lorsqu' on attire son attention sur elles; il est a l possibilité de faire lui-même la correction parce qu'il connait la règle du système linguistique

alors que les erreurs se fassent d'une façon inconscient et involontaire; et elles sont liées à la compétence .c'est à dire ….l’apprenant souffre d'une méconnaissance ou bien connaissance incomplète du système linguistique de la langue cible c'est pour ca il commit des erreurs
😉 Voilà
N'y a-t-il pas souvent une notion de règle - transgressée ou non respectée - dans la faute ? D'où la connotation morale?
Je pense intuitivement aussi que la faute est plus "grave" que l'erreur.
La faute serait aussi quelque chose de plus objectif que l'erreur qui serait donc davantage subjective.

Question : ma dernière phrase ci dessus est-elle correcte? Faut-il mettre une virgule avant le qui?
Est-il (plus) correct (syntaxe et style) d'écrire : .".. plus objectif de l'erreur, laquelle serait donc davantage objective"?
Du fait qu'il y a en sus une appréciation morale dans la faute, alors que l'erreur est simplement relevée et constatée, la subjectivité serait plutôt du côté de la faute.
Le fait que l'appréciation morale soit subjective (par définition ? encore que çà puisse sans doute se discuter) ne va pas forcément à l'encontre de l'objectivité de la faute…(?) :

"Mon fils, tu as fait une faute d'orthographe; c'est pas bien"
Pour une même inexactitude, l'un constatera simplement une "erreur", objectivement sans pour cela la stigmatiser.
L'autre y mêlera son appréciation, son jugement moral, en nommant "faute" la même inexactitude.
Remettriez-vous en question la notion - universellement admise me semble-t-il - de "faute d'orthographe"?.
Il est vrai qu'il nous est demandé ici de "rédiger soigneusement (notre) message" et non de respecter également les règles de l'orthographe .
"Faute d'orthographe" est un syntagme passé dans l'usage.
Prévert a bien su jouer de la connotation culpabilisante du terme:
"C'est ma faute, c'est ma faute, c'est ma très grande faute d'orthographe…"
Ce qu'on peut justement déplorer, c'est que le mot sous-entende cette notion de culpabilité.
Et voilà pourquoi certains ont toujours un peu honte de faire des "fautes" en écrivant.
Ils auraient peut-être moins honte si pour progresser on les faisait jouer au jeu des sept erreurs d'orthographe…

Ce serait plus subjectif de désigner un S oublié par le terme "erreur" ? J'attends une démonstration…
Ce serait plus subjectif de désigner un S oublié par le terme "erreur" ?
Sauf qu'il n'est pas du tout l'usage de désigner un S oublié une "une erreur d'accord" mais plutôt une "faute d'accord" (sans doute, selon moi, parce qu'il y a des règles d'accord).
Ne pas esquiver la question… 😉
Les termes "faute" et "erreur" supposent tous deux une norme, une loi, une règle de laquelle on s'écarte.

Il y a des règles pour calculer juste, et l'on dit bien à l'occasion une "erreur de calcul".
Donc, merci de m'expliquer maintenant en quoi une "erreur de calcul", ce serait plus subjectif qu'une "faute de calcul"…
L'erreur orthographique est à la faute d'orthographe ce que le non-voyant est à l'aveugle. Les termes usités couramment sont perçus comme "stigmatisants", et les administratifs et pédagogues promeuvent des mots plus édulcorés. S'ils sont censés être moins blessants, ce n'est pas qu'ils désignent une réalité différente, c'est qu'ils se coupent du langage usuel, très porteur de connotations. La désignation des problèmes se fait dans un langage formalisé, analogue au jargon médical.
S'ils sont censés être moins blessants, ce n'est pas qu'ils désignent une réalité différente
Oui, c'est bien ce que je dis… Faute et erreur, en l'occurrence, désignent bien la même réalité, l'un se voulant moins "chargé" en affectivité que l'autre.

Le jargon médical est incompréhensible pour le grand public. Ce n'est pas le cas du mot "erreur", qui appartient au langage usuel tout autant que "faute".
Je n'irai donc pas jusqu'à dire que ce terme relève vraiment d'un jargon coupé du tout-venant.
Difficile pour l'étranger
Je pense que la plupart des langues étrangères connaissent des distinctions analogues.
Je viens de regarder rapidement le Grand Robert.
La connotation morale du mot faute ne m'a pas semblé écrasante, loin de là (une quinzaine de lignes pour le sens religieux pour un total de quelque 3 pages).

Je suis très d'accord avec Lucretius (les fautes ne sont plus des fautes et les techniciens de surface ne font plus le ménage… ; mais alors qui fait le ménage? 🙄 ).
Ma fille qui lisait cette discussion s'est écriée : "çà me rappelle ma maîtresse de CM2 (pardon : professeur(e) des écoles) qui criait quand on parlait de "faute" d'orthographe…"

Je continuerai donc à parler de faute d'orthographe sans aucun complexe. 🙂
(Je continuerai aussi à parler d'écrivain ou d'auteur pour une femme!). D'ailleurs, puisque ce n'est plus une faute de faire des fautes, je n'aurai plus besoin d'aller à confesse 😀
Mais avec tout ça, je ne sais toujours pas pourquoi, selon vous, "erreur" serait un terme plus subjectif et "faute" un terme plus objectif… Alors ? 😜
La faute serait aussi quelque chose de plus objectif que l'erreur, qui serait donc davantage subjective.