Préface, postface et commentaires
13 réponses
Bonjour,
Voilà, j'aimerais savoir si, quand vous lisez un roman vous lisez tout ce qui est préface, postface, commentaires, etc. et ce que ça apporte à la lecture…
Coucou !
Pour ma part, avant je ne les lisait pas, mais je me suis rendue compte que lire la préface et l'introduction d'un roman (pièce de théâtre recueil poétique ou de nouvelle aussi), sur tout si il s'inscrit dans les axes d'étude d'un cour, donne énormément de clefs pour le lire. Dans l'introduction et la préface, on donne souvent des axes de lecture, les principaux thèmes abordés dans le texte, ainsi que des information historique sur le roman, par exemple comment l'a reçut le publique de l'époque, est-ce qu'il a subit la censure ou fait l'objet de querelle. Tout ça on peut facilement le trouver dans les introduction préface …etc.
Ce sont des éléments très utiles dans l'étude d'un texte, surtout si il fait l'objet d'un cour. Après c'est aussi très intéressant de la lire pour des romans (ou texte) que tu lit pour ton plaisir. Je me souviens que lorsque j'avais lu Salem de Stephen King, j'avais eu beaucoup d'explication très intéressante sur le contexte de l'écriture, et sur la ville dont il parlait, ainsi que sur l'oeuvre de cette auteur.
Bref de mon point de vue, ces différents textes annexe au romans sont important si on veux le comprendre à fond.
Voila
Chaque fois que j'essaie de lire des préfaces excédant les huit pages avant le roman lui-même, je m'endors dessus… J'en suis donc arrivée à revenir dessus après lecture. Il est difficile de s'intéresser à une préface sans comprendre la moitié de ce que raconte son auteur, puisqu'après tout, on n'a pas encore lu le livre… Mais à chacun ses méthodes. 🙂
En général je ne les lis pas. Quand je plonge dans un roman, j'aime être directement dans le vif du sujet. Mais je me rends compte que cela peut quand même être utile pour avoir des axes de lecture alors j'essaie de me forcer un peu. Mais, moi aussi, je préfère cette lecture après celle du roman lui-même afin d'avoir une première opinion personnelle. J'ai peur que, en lisant d'abord la préface, je reste sur les idées de l'auteur de celle-ci, plutôt que de faire ma propre lecture.
Je lis les préfaces après le roman, car j'ai horreur de parler d'un livre que je n'ai pas lu.
J'ai lu la préface entière de l'Assommoir de Zola avant d'entamer le roman, et je peux vous dire que j'ai regretté. En revanche, j'ai lu la préface du recueil Fête Galante de Verlaine et j'ai adoré. Maintenant je ne les lis plus, ou alors seulement pour les livre étudiés en cours.
Pour mon cas je lis la préface après avoir lu le livre sinon il n'y a plus de suspense 😉
Je me suis d'ailleurs toujours demandé pourquoi on mettait des préfaces ? Je ne les lis qu'après avoir lu intégralement le roman, sinon je me vois dans l'incompréhension de la comprendre ou alors celle-ci dévoile des axes de lectures et des moments clefs de l'histoire insipides et qui cassent parfaitement mon envie de découvrir le livre.
Ce qui est merveilleux avec les préfaces, si vous êtes un peu feignants, c'est qu'elles se substituent merveilleusement à un cours et vous épargnent l'effort de pousser plus avant vos recherches , cela, jusqu'en dernière année de licence au moins (après on vous en demandera un peu plus). Économique et malhonnête : une méthode comme on les aime.
Pour le reste, il y a deux écoles : ceux qui ne veulent pas être influencé dans leur lecture par une préface, et ceux qui aiment rentrer dans un texte en ayant déjà quelques clés en main. Certaines préfaces se prêtent plus ou moins bien à ces deux partis. En ce qui me concerne, c'est une question d'orgueil : je n'aime pas beaucoup qu'on vienne m'expliquer ce que je suis en train de lire, je préfère m'être "armé" à la lecture du texte avant d'attaquer l'appareil critique. Il reste un cas particulier : si vous travaillez, mettons, sur un texte libertin du XVIIIe siècle et que vous n'avez aucune idée de ce que peut bien être le libertinage à cette époque, il peut être judicieux de grappiller quelques informations de base avant de vous lancer dans votre lecture.
Tu prends un Folio 2€ qui inclue les quatre premiers dialogues de La philosophie dans le boudoir, tu les lis et tu as tout compris du libertinage.
Nils a écrit :Je me suis d'ailleurs toujours demandé pourquoi on mettait des préfaces ? Je ne les lis qu'après avoir lu intégralement le roman, sinon je me vois dans l'incompréhension de la comprendre ou alors celle-ci dévoile des axes de lectures et des moments clefs de l'histoire insipides et qui cassent parfaitement mon envie de découvrir le livre.
Si une simple préface doit gâcher toute la lecture, c'est qu'alors, je pense l'oeuvre n'a pas grand intérêt littéraire. Puis une (bonne?) préface ne devrait pas résumer une intrigue, mais justement donner l'envie d'ouvrir le bouquin.
Lorsque la préface ne se transforme ni en Profil d'une oeuvre, ni en commentaire trop bavard, elle est souvent un beau moyen d'entrer dans une oeuvre, par une petite porte souvent heureuse. Je pense à la préface à Bouvard et Pécuchet que Queneau a rédigée (et n'a jamais terminée) : c'est un texte court et incisif qui se prête bien à l'édition qu'elle accompagne (Folio).
Évidemment, selon les éditions (et les oeuvres!), on peut attendre un commentaire plus étoffé, en préface, post-face ou notes, et lorsqu'il est rédigé par un spécialiste, c'est toujours une bonne chose.
À noter également que dans le cas où la préface rend compte du contexte de publication de l'oeuvre, elle devient quasi-essentielle à sa compréhension (au hasard, c'est le cas pour les éditions chez Gallimard de la Recherche, là où d'autres éditions -de poche mais pas seulement-, par la faible épaisseur de leur appareil critique, font un peu rigoler…)
Bonjour,
Je me permet d'entrer dans la discussion, ayant trouvé vos commentaires sur les préfaces très constructifs. Je me posais plus ou moins les mêmes questions concernant les notes qui accompagnent la lecture.
En effet, j'ai entamé La Divine Comédie de Dante, ed.GF, et chaque chant comporte au moins une dizaine de notes qu'il faut aller chercher à la fin du livre. Je trouve ces notes extrêmement intéressantes et surtout très utiles à la compréhension. Mais aller les lire toutes les cinq lignes me coupe complètement dans ma lecture, si bien que je n'arrive plus a avancer dans le livre.
J'aimerais avoir ce que vous faîtes généralement dans ce cas là ? Abandonnez vous les notes ? J'ai pensé à les lire avant, mais du coup je ne les comprend pas bien, ou après, chant par chant, mais c'est assez perturbant.
Nanna
J'arrive longtemps après la bataille, mais je te rejoins com-plè-te-ment, cher(ère) Nanna : les notes, sont une super chose, mais lorsqu'elles sont en fin de livre, c'est imbécile, voici pourquoi, à mon humble point de vue :
_Inconfortable dans la lecture, et je ne vous parle même pas de lire dans les transports ou en voyage…
_Nous coupent dans notre lecture
_Perte de temps, (dernier exemple en date, assez éloquent : le Gorgias, notes sublimes sur le sens quasi-subliminal de tels mots pour Socrate, explications historio-biographiques sur tel ou tel personnage… Mais bon dieu, sur la fin, passé la 300ème note, perte de temps phénoménale à triffouiller, "mince, quelle page était-ce, 367 ou 369 ?") Enfin, mince, mieux vaut perdre des pages de l'oeuvre et surcharger en notes de bas de page, puisque de toute façon c'était le choix -éclairé ou non, on peut le discuter- fondamental de l'auteur/et des commentateurs que de rendre le texte plus limpide et chargé.
Pour ma part, je m'amuse donc à triffouiller dans les pages de fin, coincé entre un index et un majeur souvent énervés ; les notes me paraissant toujours bonnes à prendre, et souvent, plutôt salvatrices pour une plus pleine compréhension des lignes suivantes…