S’améliorer en anglais

Langues vivantes

32 réponses · Page 1 / 2

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour, c'est encore moi! 😀

Je suis une véritable calamité en anglais ! The last of the promo en fait! 😂
Les notes d'anglais sont tombées hier : 3/20 !

La bonne nouvelle c'est que j'ai quand même validé mon semestre finalement grâce à mon carton en métaphysique! 🆒

Bref…j'aimerais quand même m'améliorer en anglais parce que je me dis que c'est dommage de perdre autant de points dans une matière ou il suffit de traduire un texte alors qu'à côté je suis capable de cartonner sur des sujets de dissert' ardus.

Vous allez me dire "va en cours, bosses ect…" sauf que ce cours est pourri et personne n'y vas jamais, je suis le seul à y aller de temps en temps d'ailleurs (super l'ambiance tout seul comme un con avec la prof pendant 1h30 ) et elle me fait bêtement traduire des phrases, ce qui ne m'aide en rien, puisque j'y arrive bof et quand je trouve pas elle m'aide et on passe à autre chose. Les cours auxquels j'avais assisté ne m'ont été d'aucun secours à l'exam.

Je pense aussi que cette prof se "venge" du fait que les élèves n'aillent pas à son cours car elle a noté ultra sec!
Genre une pote à moi qui a fait licence d'anglais avant de faire licence de philo et qui avait 18 en première année se retrouve avec 11.

C'est pourquoi, j'aurais souhaité de vrais bons conseils pour progresser en anglais qui aident réellement à traduire efficacement un texte en temps limité (car le temps m'a manqué aussi.)

Merci d'avance!
Il faudrait d'abord savoir si c'est essentiellement un problème de vocabulaire ou si tu éprouves surtout des difficultés à traduire le texte en bon français avec fluidité, avec le bon registre etc.
Euh tout ça en fait…et puis j'ai du mal à redonner du sens ect…en fait j'ai rien compris au texte qu'on devait traduire ou très vaguement donc c'était déjà mauvais signe.

C'était un texte de 20 lignes (de Hume, avec de très longues phrases qui faisaient genre 4 lignes chacune.) J'ai traduis 7 ou 8 lignes, qui m'ont prises trop de temps car à chaque fois je me disais "olalala ça veut dire quoi ça?" et je galérais pendant de longues minutes pour comprendre le sens. Et après, pour le reste du texte, je mettais la moitié des phrases car il me restait 20 minutes pour tout finir et elle me les as pas compté.

Enfin j'ai au moins compris qu'il vaut mieux ne pas essayer de tout traduire mais de traduire bien le peu qu'on fait parce que moi j'ai voulu finir absolument et j'aurais mieux fais de me concentrer sur le quart du texte à fond, j'aurais peut être eu 5. En tout cas, un tel texte en deux heures j'ai trouvé ça vraiment impossible.
Mais c'est vrai aussi que j'ai des difficultés en langues vivantes.
Et, en ce sens, la fluidité est un de mes principaux problèmes en traduction oui.
Il n'y a pas de solution miracle. Ce que les professeurs nous conseillent toujours c'est de :
- lire des romans en VO
- lire des articles de journaux anglais et américains
- regarder des films en VO

L'idéal étant évidemment de pouvoir partir dans un pays anglophone, ce qui n'est pas donné à tout le monde. Mais honnêtement, en lisant et regardant des films en anglais, on s'habitue à la langue et les choses deviennent globalement plus faciles.
Ah bah voilà, c'est bien mon avis aussi!
Parce que comme par hasard, la seule fille qui a eu une excellente note (18) est celle qui va à pleins de festivals de films étrangers toujours sous titrés en anglais ou carrément en anglais et qui voyage beaucoup, pourtant elle n'a pas été à un seul cours.
Au lycée c'était pareil, et ça me conforte dans l'idée que l'anglais ne s'apprend pas en classe, à la limite on ne devrait même pas faire d'anglais même si ça peut paraître un peu radical de dire ça mais en tout cas j'ai vraiment l'impression que les cours ne suffisent pas pour apprendre une langue vivante. et ce quel que soit le prof.
Spartacus a écrit :Au lycée c'était pareil, et ça me conforte dans l'idée que l'anglais ne s'apprend pas en classe, à la limite on ne devrait même pas faire d'anglais même si ça peut paraître un peu radical de dire ça mais en tout cas j'ai vraiment l'impression que les cours ne suffisent pas pour apprendre une langue vivante. et ce quel que soit le prof.
Oui et non… Les versions sont d'abord des exercices de français et prendre l'habitude de faire une version chaque semaine ou presque permet de gagner beaucoup en fluidité. Alors je conseille de lire des ouvrages bilingues (si la lecture en VO sans traduction à côté est impossible) afin de repérer le vocabulaire qui manque et la manière de rendre le texte en français. Il doit exister aussi des manuels qui proposent des versions corrigées. Pour améliorer son vocabulaire, ça peut être bien de repérer les champs lexicaux du texte à traduire et de compléter le vocabulaire inconnu du texte par des mots du même champ à l'aide d'un bon lexique.
Pour améliorer sa compréhension orale et sa langue, effectivement les films sont très utiles (et agréables). Mais la langue y étant souvent plus relâchée, ça "sert" moins pour les versions.
Merci, je vais essayer de me procurer ça et si possible des textes philosophiques.
Spartacus a écrit :…et si possible des textes philosophiques.
Je ne sais pas si c'est une bonne idée, bien que j'ai pu lire Quine et Russell en anglais, ça ne reste pas le plus aisé instinctivement.
Oui mais mon partiel d'anglais du semestre 2 sera un texte de Russell donc je crois que si, c'est une bonne idée! 😀
Bah si tu les comprends, oui, sinon vaut mieux lire le texte français en priorité 🙂.

L'important, pour s'améliorer en anglais étant d'acquérir les bases bêtes et méchantes en les consolidant au maximum. Et après tout est affaire de discussion avec des anglophones (étudiants en échange par exemple! Pas forcément besoin d'aller les chercher sur place) pour avoir le vocabulaire d'une conversation quotidienne (quitte à demander à se faire corriger). Bon ça ne reste que ma vision des choses, mais c'est comme ça que j'ai appris à parler anglais, les cours servaient uniquement à faire de la grammaire for grammar's sake.
Mais justement on me proposait des ouvrages bilingues là! Donc j'esaierais de trouver Russell en bilingue. The conquest of happiness.
En toute franchise, pour traduire un texte il ne faut pas forcement etre capable de traduire chaque mot, mais de comprendre le sens général du texte ! Lire Russell en francais te permettrait de bien identifier son style dans ta propre langue, et avec un peu de chance tu tombera sur un texte anglais que tu auras déja lu en francais!
Un e clé aussi serait dídentifier les topics récurrents chez Russell et de les traduire en anglais… comme ca te te fais une liste et tu les identifieras plus facilement dans le texte anglais.
Et sinon, pour parler et comprendre l´anglais tout en restant en France, commence par effectivement llire en anglais, ne serait ce que des choses légères, comme ca , ton cerveau se conditionne petit à petit:
Regarde des films en anglais sous titré en anglais, ce qui t aidera à enregistrer le vocabulaire (tu le vois et tu l´entends)


sur ce bon courage et n abandonne pas, l´anglais c´est juste super important!
J'ai toujours conseillé de voir des films en sous-titré français puisque cela permet de faire la connexion <mot anglais> <traduction française> (pour des mots de vocabulaire, pas pour des tournures de phrases) 🙂. Ca permet de s'entraîner à reconnaître la structure des phrases en anglais et en même temps d'acquérir du vocabulaire assimilé très facilement (SAUF lorsqu'il s'agit d'expressions idiomatiques qu'il ne faut jamais tenter de traduire littéralement)
Rachel et Lemon merci beaucoup pour vos conseils! 😉
Plus tu passeras du temps au contact de la langue anglaise avec des films en vo, la révision de points de grammaire assez difficiles, la lecture de textes en collection bilingue, le survol de journaux sur internet etc, plus tu vas te créer des points de repères pour textes difficiles.

Vu le style de Hume, ton niveau en grammaire n'a pas dû être suffisant pour saisir rapidement et correctement la structure d'une phrase complexe.

PS les vieux films classiques ont plus de dialogues que les plus récents.
Portia a écrit :Vu le style de Hume, ton niveau en grammaire n'a pas dû être suffisant pour saisir rapidement et correctement la structure d'une phrase complexe.
En effet, c'est le moins qu'on puisse dire! 😀
Et c'est vrai aussi que Hume a un style compliqué.

Comme je suis en vacances, j'en profite pour voir des films en VO sous titrés en anglais!

Après bon…je me dis que sur 10 matières, la moitié coefficient 1 et la moitié coefficient 2, l'anglais se trouvant dans la première catégorie, ce n'est pas la peine de me focaliser là dessus pour avoir mon année, mieux vaut me concentrer sur la philosophie ancienne, moderne, morale et politique même si tout compte et qu'il vaut mieux éviter les notes en dessous de 10 pour ne pas avoir à faire "d'exploit" ailleurs et être à courrir après les points. Dans le cas présent si j'avais eu moins de 2 en anglais, je n'avais pas mon semestre et elle a noté sec.

Et puis comme vous dites, outre les notes, l'anglais c'est tout de même important, j'ai toujours été impressionné par les personnes qui avaient des facilités à apprendre cette langue.
Les facilités en langue… Je n'y crois pas trop. Un personne qui comprend et s'exprime très bien dans une langue l'a nécessairement étudiée (je ne parle pas de ceux qui ont vécu dans le pays où elle est parlée et qui y ont été quotidiennement confrontés).

Et je pense qu'il est un peu illusoire de vouloir progresser en anglais (comme dans toutes les langues) en lisant d'emblée des écrits philosophiques. Bien sûr, cela peut permettre d'apprendre un peu (en "déchiffrant") : on comprend "en gros" ce qu'on lit, mais ces connaissances ne seront pas acquises de manière stable, durable. Surtout, elles ne permettront pas de s'exprimer à son tour dans une langue correcte (mais seulement de manière approximative). Apprendre et progresser dans une langue, c'est d'abord étudier de manière méthodique sa grammaire et acquérir du vocabulaire (et au fond, cela se fait seul, le cadre scolaire n'apporte en général pas grand chose, hormis l'évaluation de compétences, et, exceptionnellement, grâce à un bon professeur, le goût de la langue en question et quelques connaissances grammaticales et civilisationnelles). Ce peut être casse-pieds, mais c'est selon moi, la seule façon de se faire vraiment plaisir un jour avec les textes (littéraires, philosophiques…). Je suis bien contente pour ma part de m'être imposée un apprentissage sérieux de la grammaire allemande : c'est ce qui me permet aujourd'hui de lire (des philosophes aussi) sans avoir une main sur le dictionnaire ou sur un livre de grammaire (même si je continue à les consulter régulièrement bien sûr), d'aller à l'opéra et de comprendre à peu près ce que j'entends, de voir des films en V.O sans me contraindre à lire les sous-titres, etc. Bref de me faire plaisir. Mais il est vrai cela requiert du temps, et c'est souvent ce qui manque, une fois passé le temps du collège et du lycée, si l'on choisit de ne pas faire de l'étude des langues sa formation principale.
belleslettres a écrit :Les facilités en langue… Je n'y crois pas trop. Un personne qui comprend et s'exprime très bien dans une langue l'a nécessairement étudiée (je ne parle pas de ceux qui ont vécu dans le pays où elle est parlée et qui y ont été quotidiennement confrontés).
Tout peut dépendre éventuellement de ce que tu appelles "facilités" 🙂 je n'ai jamais vécu aux USA ni au Japon mais je maîtrise assez bien la première et je progresse rapidement dans la deuxième parce que je suis habituée depuis toute petite à entendre plusieurs langues étrangères très différentes les unes des autres (mes deux parents sont polyglottes mais ne maîtrisent pas l'anglais et font des fautes en français - ils ne le sont pas d'origine). Avoir des facilités, à mon sens, ça veut dire pouvoir intégrer, dans sa tête, le fait que la grammaire (française par exemple) n'est pas LA grille de lecture optimale mais qu'au contraire il faut être capable de ne pas "penser en français" quand on apprend une langue étrangère (ça peut être le japonais comme l'allemand, il y a des "trucs bizarres" inassimilables si on s'entête à comparer au français). Autrement je suis tout à fait d'accord avec toi, on ne devient pas bilingue ou presque par la volonté du Saint-Esprit linguistique.
Mais justement c'est le problème, j'ai l'impression qu'en licence de philo, on considère que la langue est acquise et on ne donne que des textes de philosophes à traduire sans s'arrêter sur les points de grammaire.
Je t'envie belleslettres, j'aurais tellement aimé apprendre l'allemand, il n'est pas trop tard mais ce n'est pas évident d'apprendre en autodidacte. 😐
Certains bénéficient de facilités pratiques comme séjours à l'étranger, famille d'origine étrangère , activités diverses liées aux langues etc et cela peut donner un avantage très important pour manier une langue.
En ce qui concerne les facilités individuelles pour les langues, je suis sceptique, je pense tout au plus que l'apprentissage peut être plus rapide avec une bonne oreille et un certain goût pour les mots.
L'école a rendu l'étude des langues obligatoires, il n'est pas possible de devenir bilingue avec quelques heures de cours par semaine mais il vaut sans doute mieux avoir déjà des fondations que de commencer à zéro un apprentissage.
L'université ne revient pas sur les fondations, il faut les réparer tout seul à mon avis.