Enfin, enfin, certains auteurs sont quand même très politiquement incorrects aujourd'hui… Non, pas Houellebecq 🙄 Mais je pense par exemple à Palahniuk…
Auteurs à scandale
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Après, est-ce qu'un Léon Bloy ne sonnerait pas un peu ridicule aujourd'hui ? A voir…
Mais globalement je suis d'accord que peu d'oeuvres en réalité font scandale aujourd'hui. Ou plutôt, elles se calibrent selon les tendances du moment, et ce qui paraissait scandaleux ne l'est plus car il est entré dans les attentes de la plupart des lecteurs et… des éditeurs. Restent ces textes français qui font la part belle aux frasques sexuelles (Catherine Millet) ou aux défenses xénophobes (Richard Millet), mais là encore on les aime presque, ces textes, en tout cas dans certains milieux. Pour Maurice Dantec, ce ne sont pas vraiment ses textes qui font parler de lui, mais plutôt l'auteur lui-même par ses prises de position.
On pourrait se demander s'il est juste de demander que la littérature fasse scandale : les hommes sans qualités dans leur banalité sont tout aussi fascinants, la littérature ne s'écrit pas qu'avec des personnages hauts en couleur ou forts en gueule, qui crachent sur tout le monde.
Et le scandale en littérature peut être tout personnel quand on y trouve quelque chose auquel on n'avait jamais pensé, qui nous choque par ses paradoxes, qui remet en question nos certitudes. Personnellement certaines formules sèches et opaques de Kertész sont comme un scandale pour moi. Le scandale fait rarement consensus.
Enfin, il y a encore beaucoup de très bons auteurs en littérature française et étrangère : le modèle achevé ne sera pas unanimement Flaubert et son héroïne à la double vie…. J'ai parfois remarqué que des auteurs étrangers que je ne soupçonnais pas de lire Flaubert l'avaient lu et en gardaient surtout l'écriture épurée, surplombante, une tendance que beaucoup d'écrivains aujourd'hui suivent avec plus ou moins d'adresse.
Mais globalement je suis d'accord que peu d'oeuvres en réalité font scandale aujourd'hui. Ou plutôt, elles se calibrent selon les tendances du moment, et ce qui paraissait scandaleux ne l'est plus car il est entré dans les attentes de la plupart des lecteurs et… des éditeurs. Restent ces textes français qui font la part belle aux frasques sexuelles (Catherine Millet) ou aux défenses xénophobes (Richard Millet), mais là encore on les aime presque, ces textes, en tout cas dans certains milieux. Pour Maurice Dantec, ce ne sont pas vraiment ses textes qui font parler de lui, mais plutôt l'auteur lui-même par ses prises de position.
On pourrait se demander s'il est juste de demander que la littérature fasse scandale : les hommes sans qualités dans leur banalité sont tout aussi fascinants, la littérature ne s'écrit pas qu'avec des personnages hauts en couleur ou forts en gueule, qui crachent sur tout le monde.
Et le scandale en littérature peut être tout personnel quand on y trouve quelque chose auquel on n'avait jamais pensé, qui nous choque par ses paradoxes, qui remet en question nos certitudes. Personnellement certaines formules sèches et opaques de Kertész sont comme un scandale pour moi. Le scandale fait rarement consensus.
Enfin, il y a encore beaucoup de très bons auteurs en littérature française et étrangère : le modèle achevé ne sera pas unanimement Flaubert et son héroïne à la double vie…. J'ai parfois remarqué que des auteurs étrangers que je ne soupçonnais pas de lire Flaubert l'avaient lu et en gardaient surtout l'écriture épurée, surplombante, une tendance que beaucoup d'écrivains aujourd'hui suivent avec plus ou moins d'adresse.
Le scandale de nos jours existe encore dans certains pays. Le sujet est la religion avec Salman Rushdie, l'émancipation des femmes avec Taslima Nasreen et la censure politique avec Ohran Pamuk pour ne prendre que trois exemples.
On a parlé plus haut du Marquis de Sade mais on n'a pas cité "les 120 jours de sodome" qui a été adapté au cinéma (dans une optique moderne fasciste) par le réalisateur Pasolini sous le titre de "salo ou les 120 jours de Sodome".
Jamais un film ne m'a autant pris le cerveau. Si tu cherches du scandale tu va être servi !
Encore quelques conseils, évite de manger des barres chocolatés en le regardant tu risquerais de le regreter amèrement et puis ne va pas le regarder en famille (c'est pas cendrillon) 😂 !
Jamais un film ne m'a autant pris le cerveau. Si tu cherches du scandale tu va être servi !
Encore quelques conseils, évite de manger des barres chocolatés en le regardant tu risquerais de le regreter amèrement et puis ne va pas le regarder en famille (c'est pas cendrillon) 😂 !
Ah, je me suis terriblement ennuyée en le voyant, comme quoi… 😀
Parfois, c'est l'inverse ; c'est l'absence de scandale autour d'un livre qui intrigue. Il y en a un en particulier ; mais Polo l'a déjà cité, et il ne date pas des dix dernières années.
Je n'y avais pas pensé ce matin mais, comme je viens de finir l'excellente biographie romancée de Jerome Charyn, Jerzy Kosinski, l'auteur sulfureux du controversé L'Oiseau bariolé, je viens de penser aux impostures littéraires qui ont fait scandale : Binjamin Wilkomirski pour ses Fragments, enfin prouvés comme faux en 1999 (on n'est pas à quelques années près), James Frey, JT Leroy, Misha Defonseca (pour Survivre avec les loups) et quelques autres moins connus. Le scandale touche ici à la récupération, souvent pathologique, d'une histoire douloureuse qui n'est pas la sienne.
Les Bienveillantes ont dans leur style fait scandale et cela à plusieurs niveau. A croire que dès qu'il y a des nazis… 😀
Pas si scandaleux que ça au final car consacré par le prix Goncourt et correspondant assez bien à certaines attentions voyeuristes du public et à l'image que beaucoup se font encore du nazi (pervers polymorphe). Mais c'est peut-être scandaleux qu'il ait été aussi facilement bien reçu. 😀
Il a surtout été âprement discuté dans les milieux savants, critiqué pour de bonnes et de mauvaises raisons, et a même fait l'objet de quelques colloques sur l'émergence d'une éventuelle littérature du bourreau, qui aurait aujourd'hui la préférence sur la littérature de témoignage (du point de vue des victimes).
Il a surtout été âprement discuté dans les milieux savants, critiqué pour de bonnes et de mauvaises raisons, et a même fait l'objet de quelques colloques sur l'émergence d'une éventuelle littérature du bourreau, qui aurait aujourd'hui la préférence sur la littérature de témoignage (du point de vue des victimes).