Bonsoir, je suis en pleine rédaction d'une dissert de philo : " Le refus de travailler a t-il un sens ? " et il me faudrait quelques références littéraires (ou artistiques) pour ma partie sur le travail intellectuel et artistique. Je cherche un auteur qui aurait passé sa vie sur un unique livre ou oeuvre , par souci de perfectionnisme ou alors qui aurait passé vraiment beaucoup de temps dessus. Un peu comme Joseph Grand dans La Peste ! Je suis persuadée qu'il en existe bien un ou deux mais pas moyen de tomber dessus dans mes recherches internet !
Help me please !
Et bien, des auteurs dont l'oeuvre est celle d'une vie, il y en a beaucoup. Montaigne avec ses Essais par exemple (avec son système des "allongeails", c'est-à-dire des ajouts successifs au cours des différentes éditions). Idem pour La Bruyère et ses Caractères (même procédé de retravail de son oeuvre tout au long de sa vie, d'ajouts successifs entre la 1ere édition de 1688 et la 8e édition de 1693). Après, comme exemple fictionnel, tu peux penser au Chef d'oeuvre inconnu de Balzac, dont le personnage de Frenhofer est représentatif de ce que le souci de perfection peut avoir de néfaste pour l'oeuvre d'art (Frenhofer, peintre, a passé de longues années à retravailler son tableau "La belle noiseuse", mais le résultat n'a de sens que pour lui-même, puisqu'il n'a plus rien à voir avec le tableau initial et ne représente plus qu'un pied, perdu au milieu de tâches de couleurs informes, et non la femme réelle qu'il a prise pour modèle…)
Autre exemple littéraire (un peu différent car ce n'est pas sa seule oeuvre, mais son oeuvre la plus connue) : les Fables de La Fontaine, sur lesquelles l'auteur est revenu tout au long de sa vie (12 livres qui montrent tout de même une évolution tonale, thématique et de registre), après un passage par le conte, l'élégie, l'ode…, les Fables semblant synthétiser ces différents genres. (Mais pour LF, je pense qu'il serait inapproprié de parler de "perfectionnisme")
Je noterais au passage que l'ampleur de ces "oeuvres d'une vie" semblent en partie liées au sujet que l'auteur se donne, en l'occurence, de manière très générale, il s'agit de la volonté, surtout pour LB et Montaigne, de dresser une sorte de tableau de la nature humaine et des "moeurs de ce temps" (sous-titre des Caractères de LB)… [et quoi de plus infini et mouvant que la nature humaine !]
J'avoue ne pas avoir d'autres exemples en tête pour l'instant. Bon courage !
Je ne sais pas si cela peut aider mais Tolkien a passé l'intégralité de sa vie d'auteur à travailler sur une oeuvre unique.
Pas sûr que citer Tolkien soit une bonne chose en philosophie
Tolkien a peut-être travaillé sur un monde unique, pas une oeuvre…
Mais avec tout ça, on perd un peu de vue le sujet initial.
Quel rapport avec un sens éventuel du refus de travailler ?