Passage d’une hypokhâgne Lyon à une khâgne Ulm

La filière littéraire

14 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour,

Je suis actuellement en hypokhâgne dans un établissement qui ne prépare que le concours de l'ENS de Lyon et j'aimerais changer d'établissement l'année prochaine pour préparer le concours d'Ulm. En effet j'ai l'impression que c'est la voie qui me correspond le mieux, d'une part en ce qui concerne les matières étudiées (je préfère le latin à la géographie), et d'autre part parce que l'ENS d'Ulm m'attire plus que celle de Lyon car elle laisse plus de liberté aux élèves dans le choix des matières étudiées (alors qu'à Lyon on est obligé de continuer dans la matière choisie en spécialité) et offre plus de partenariats avec d'autres écoles.

Toutefois je suis consciente des difficultés d'un tel changement. Si l'année d'hypokhâgne est théoriquement indifférenciée, la préparation que je reçois cette année est clairement orientée vers le concours de Lyon. En cas de changement, le début de khâgne risque d'être difficile, en particulier en latin. Je suis très bien classée cette année et ai des chances si je continue dans la même voie d'avoir le concours de Lyon ; pour celui d'Ulm, mes chances seront certainement plus réduites par rapport à des candidats ayant suivi une préparation adéquate dès la première année.

Je me pose donc deux questions.
D'abord, dans quelle mesure le fait de n'avoir pas suivi une hypokhâgne Ulm est-il un handicap pour le concours ?
Deuxièmement, quelle est l'importance des différences entre les deux ENS ? Je ne sais si je m'en fais une idée juste. J'ai l'impression qu'Ulm offre beaucoup plus de possibilités d'étudier des matières diverses dans des domaines variés, ce qui me plaît beaucoup. Je n'ai pas envie de me spécialiser dès l'année prochaine dans une matière unique. Mais il paraît que Lyon est de plus en plus ouverte sur ce plan.

Merci de votre aide.

Cordialement.
L'hypokhâgne est indifférencié , dire que tu es en hypokhâgne Lyon est un non sens, surtout que les concours des deux écoles se rapprochent de plus en plus. Donc tu ne peux pas avoir une formation "orientée Lyon" car les écrits de deux matières sont les mêmes sauf pour les spécialités. En préparant Lyon , tu prépares aussi ULM.
Pour passer en khâgne classique , il vaut mieux avoir suivi les quatre heures de langue ancien en hypokhâgne.
Merci pour ta réponse. En effet, l'hypokhâgne est indifférenciée, mais il me semble que les cours de latin dispensés dans les établissements qui ont une khâgne Ulm sont beaucoup plus intensifs que ceux que je reçois, ce qui est normal car seule une minorité d'élèves de ma classe continuera cette matière l'année prochaine. Nous n'apprenons pas de vocabulaire, alors que d'après ce que j'entends dire des autres prépas, le rythme est à plusieurs pages par semaine. Je suis trois heures de cours de latin par semaine (deux heures de langue et une de culture antique).
Si tu as peur, apprends du vocabulaire de ton côté. L'ouvrage de référence, c'est Les Mots latins.
Mais le plus important c'est de se familiariser avec la langue: fais 10 min - 1/4 d'heure de petit latin chaque jour, ça aide beaucoup à repérer les structures récurrentes.
Avec cela, tu devrais t'en sortir en khâgne Ulm. On peut avoir une bonne note en latin à l'ENS sans être particulièrement brillant dans la matière. J'ai moi-même eu une bonne note au concours de Ulm en ayant suivi une khâgne Lyon…
Métis a écrit :Merci pour ta réponse. En effet, l'hypokhâgne est indifférenciée, mais il me semble que les cours de latin dispensés dans les établissements qui ont une khâgne Ulm sont beaucoup plus intensifs que ceux que je reçois, ce qui est normal car seule une minorité d'élèves de ma classe continuera cette matière l'année prochaine. Nous n'apprenons pas de vocabulaire, alors que d'après ce que j'entends dire des autres prépas, le rythme est à plusieurs pages par semaine. Je suis trois heures de cours de latin par semaine (deux heures de langue et une de culture antique).
Normalement pour le passage en Khâgne ULM , on conseille aux élèves de renforcer leur langue ancienne , ce qui fait: 2H de tronc commun , 2H de renforcement et 1 H de culture antique.
Sans doute ce renforcement n'existe-t-il pas dans le lycée de Métis… Mais ce n'est pas un handicap trop grave, et au pire, une khâgne, ça se redouble ! 😉
macbland a écrit :Sans doute ce renforcement n'existe-t-il pas dans le lycée de Métis… Mais ce n'est pas un handicap trop grave, et au pire, une khâgne, ça se redouble ! 😉
Mea Culpa , je pensais que tout les lycées proposaient le renforcement en langue ancienne.
Merci beaucoup pour vos réponses.

Mon lycée ne propose pas le renforcement en langue ancienne. Je vais travailler le vocabulaire avec Les Mots Latins et faire du petit latin tous les jours, je pense que ça devrait aller.

En ce qui concerne l'ENS de Lyon, dans quelle mesure la spécialité choisie en khâgne est-elle déterminante pour la suite ?
Jusqu'à récemment, dans les filières littéraires (ce n'est pas le cas pour les scientifiques), la spécialité d'entrée déterminait pour beaucoup le département et la discipline qu'on prenait à l'ENS. Mais, étant donné la fusion des deux écoles (LSH et l'ex-ENS Lyon Sciences), la nomination d'un nouveau directeur des études, et la création d'un nouveau diplôme de l'ENS de Lyon, il semblerait qu'on aille vers une ouverture un peu plus grande des cursus.

Certes, il ne s'agit pas encore (dans les filières littéraires) d'une ouverture telle qu'elle se pratique à l'ENS Ulm. Mais la raison en est simple : l'attachement assez fort de l'Ecole à l'agrégation (pour des raisons historiques que je ne développerai pas ici) explique que les élèves soient poussés à rester dans leur spécialité. Même des glissements "naturels" comme lettres classiques > ethnologie ou linguistique, ou histoire/géographie > sociologie ou lettres modernes > langues sont relativement délicats : il faut pouvoir les justifier, avoir un réel projet et le défendre. Ainsi, un élève entré en arabe fait désormais de la philosophie, une élève entrée en italien fait des lettres modernes.

En même temps, la politique de l'école se comprend : il y a une/des épreuve(s) de spécialité au concours et des quotas horaires plus conséquents pour la spécialité, autant que ce ne soit pas pour rien, même si certains (et je pense aux deux personnes citées ci-dessus) profitent de facilités linguistiques pour entrer plus facilement à l'ENS de Lyon. En même temps, nombreux sont les Ulmiens à avoir fait de même en prenant la spécialité lettres classiques…
Merci beaucoup.
Quelqu'un peut-il partager son expérience sur l'ENS d'Ulm ?
Oui… mais j'en ai déjà parlé assez longuement sur d'autres sujets de ce forum. Cela dit, si vous avez des questions précises, j'y répondrai très volontiers ! 🙂
Je crois que l'enseignement à Ulm est divisé en départements. Peut-on suivre des cours dans plusieurs départements ? Combien de matières peut-on choisir et quel volume horaire cela représente-t-il ? Peut-on, en plus des matières principales, suivre des cours dans des matières qui n'ont rien à voir avec celles présentées au concours (mathématiques, sciences…) ?
Comment se passent les cours (amphi, classes…) ? Y a-t-il un suivi plus particulier avec un professeur ?
Je crois que l'enseignement à Ulm est divisé en départements.
Oui. Dans la colonne de droite se trouve la liste des départements : https://www.ens.psl.eu/.
Peut-on suivre des cours dans plusieurs départements ?
Bien sûr, c'est même plus ou moins obligatoire (obligation de suivre 1 enseignement en langue chaque année par exemple), la pluridisciplinarité -sans la dispersion- est encouragée.
Combien de matières peut-on choisir et quel volume horaire cela représente-t-il ?
On fait ce qu'on veut. Il faut quand même suivre au minimum 4 cours dans l'année (sachant qu'un cours dure généralement 1h30-2h) en plus des cours suivis ailleurs (qui représentent un volume horaire bien plus important dans la majorité des cas).
Peut-on, en plus des matières principales, suivre des cours dans des matières qui n'ont rien à voir avec celles présentées au concours (mathématiques, sciences…) ?
Oui, la directrice adore dire dans son speech de rentrée que l'ENS c'est la liberté hmhm.
Attention quand même à ne pas suivre des cours de vrais spécialistes si tu n'as pas fait de maths depuis longtemps. Le niveau est généralement précisé dans la brochure de rentrée. A moins d'une réorientation en sciences (ça peut arriver) ou un sujet de recherches s'y confrontant, il vaut sans doute mieux rester dans les départements littéraires.
Comment se passent les cours (amphi, classes…) ? Y a-t-il un suivi plus particulier avec un professeur ?
Cours en classe suivant les effectifs. Tu choisiras en début d'année un tuteur ou une tutrice, c'est-à-dire un professeur de ton département qui t'aidera à établir ton programme d'études et que tu pourras rencontrer durant l'année si tu as des questions. Je ne sais pas ce qu'il en est des autres, mais ce n'est pas un prof principal comme au lycée, ce n'est pas non plus une nounou et on ne le voit pas si souvent que ça.
Merci !