Combien y a t'il de chapitres dans les Essais de Montaigne ? Je sais qu'il y a trois livres mais impossible de trouver le nombre exact de chapitres en tout ! Merci
Nombre de chapitres dans les Essais de Montaigne
11 réponses
D'où viendrait l'impossibilité ?
koganlea a écrit :Combien y a t'il de chapitres dans les Essais de Montaigne ? Je sais qu'il y a trois livres mais impossible de trouver le nombre exact de chapitres en tout ! MerciLivre I : 57 essais
Livre II : 37 essais
Livre III : 13 essais
Total : 107 essais
Mais je ne vois pas trop à quoi cela t'avance! Les essais de Montaigne, il vaut mieux les lire que les compter!!! 🙂
Et pourtant c'est peut-être plus facile de les compter ! 😂koganlea a écrit :Combien y a t'il de chapitres dans les Essais de Montaigne ? Je sais qu'il y a trois livres mais impossible de trouver le nombre exact de chapitres en tout ! MerciLivre I : 57 essais
Livre II : 37 essais
Livre III : 13 essais
Total : 107 essais
Mais je ne vois pas trop à quoi cela t'avance! Les essais de Montaigne, il vaut mieux les lire que les compter!!! 🙂
Non, je plaisante bien sûr. Mais il n'empêche que c'est une lecture à laquelle je n'arrive pas à me faire. C'est pas faute d'avoir essayé pourtant.
Oui, c'est difficile, et pourtant beaucoup moins que les philosophes modernes… Mais peut-être faut-il une certaine maturité…
Non, je ne pense pas qu'il s'agisse d'une question de maturité. Enfin, si, peut-être un peu. Mais surtout, je trouve que l'écriture de Montaigne est trop décousue. Il donne des exemples et je me noie dans ses longues phrases. Du coup, je suis un peu perdue. Je pense que je vais réessayer en appliquant ce que tu m'avais déjà dit une fois quand j'en avais déjà parlé : ne pas lire les essais à la suite mais les lire un par un. Ca ne sert à rien que je les lise tous si je ne comprends rien. Autant lire un essais à fond jusqu'à ce que je comprenne et après je passerai à un autre.
De toutes façons, Les essais de Montaigne sont une oeuvre incontournable et il va bien falloir que j'y arrive, de gré ou de force. D'ailleurs, ce que je me propose de faire ressemble un peu à du bourrage de crâne. 😂
De toutes façons, Les essais de Montaigne sont une oeuvre incontournable et il va bien falloir que j'y arrive, de gré ou de force. D'ailleurs, ce que je me propose de faire ressemble un peu à du bourrage de crâne. 😂
Trop décousue? au contraire, elle est marquée au sceau d'une profonde unité, c'est un style "à sauts et à gambades", mais qui est loin d'exclure une solide structure, aussi bien au point de vue macrostructural que microstructural… (il est du signe du poisson en même temps, c'est un signe qu'il faut apprivoiser et qui a une façon de penser, une logique qui semble être celle du coq à l'âne, mais il s'agit d'une feinte…sa logique est implacable ► à se demander pourquoi j'apprécie autant Montaigne… 😜 )
Oui, bon, je veux bien te croire sur parole. Il n'empêche que cette façon de sembler changer totalement de sujet en plein milieu d'une phrase me perturbe pas mal. Je ne sais pas trop comment expliquer en fait mais souvent aussi, quand je le lis, j'ai le sentiment de lire sans comprendre. Mais je suppose aussi que ce doit être un manque d'entrainement.
Je pense que pour apprécier Montaigne, il faut être passé par certaines de ses expériences (par de là les époques, bien sûr), ela maturité - disons l'expérience - joue donc nécessairement; ce que j'aime quand je le lis, c'est plus l'accompagner qu'apprendre quelque chose de lui… Bien sûr, il est décousu : ses essais n'obéissent pas à un plan concerté, ils ont subi des additions, et leur titre ne répond pas toujours à leur contenu; quant à sa pensée, elle a évolué avec le temps, comme chacun sait. Montaigne fuit les systèmes : pour lui, la seule cohérence possible, c'est celle du moi, représentant de l'espèce humaine dont la nature est "ondoyante et diverse" : ce moi change, se trompe, se forme sans cesse au contact des autres : "Je ne peins pas l'Etre mais le passage". Quant à la sagesse, elle n'est pas dans un lieu solitaire et peu accessible; et il y a de toutes manières une pluralité de chemin pour y parvenir, et il est bon de prendre son temps et même de revenir un peu sur ses pas… Par contre, il est des chemins qu'on ne prendra jamais : là est peut-être la cohérence de ce moi. Se chercher, s'essayer par l'écriture, fuir les constructions mentales et la métaphysique, c'est forcément un peu déroutant pour le lecteur, et la langue du XVIème, que n'a pas encore régentée un Vaugelas, n'aide pas toujours…
Salut Jacques, tu as l'air d'avoir une certaine connaissance de l'oeuvre de Montaigne et tu sembles t'être familiarisé avec son travail.
Bien qu'étant novice, je suis intrigué par ce penseur si singulier qu'était Michel Eyquem.
Je souhaiterais donc m’atteler à la lecture de ses ouvrages. Toutefois, je me demandais s'il valait mieux commencer par un des trois volumes en particulier, plus représentatif de sa pensée ou moins délicat pour débuter, ou bien si il fallait lire ses Essais dans l'ordre chronologique afin de suivre l'évolution de sa pensée au fil du temps ?
Bien qu'étant novice, je suis intrigué par ce penseur si singulier qu'était Michel Eyquem.
Je souhaiterais donc m’atteler à la lecture de ses ouvrages. Toutefois, je me demandais s'il valait mieux commencer par un des trois volumes en particulier, plus représentatif de sa pensée ou moins délicat pour débuter, ou bien si il fallait lire ses Essais dans l'ordre chronologique afin de suivre l'évolution de sa pensée au fil du temps ?
Je pense avoir eu une bonne préparation littéraire et une expérience de la vie qui me permettaient a priori d'appréhender Montaigne dans les meilleures conditions possibles (toutes proportions gardées : je reste en effet un lecteur amateur enthousiaste).
Et bien j'ai trouvé que la langue de Montaigne était difficile, qu'elle nécessitait de nombreux appels aux notes, et j'ai même eu parfois de telles difficultés avec le vocabulaire (et non les conjugaisons ou les formes) que j'avoue avoir raté pas mal de subtilités. Fort de cette expérience, je me suis arrêté à la fin du deuxième livre. J'aborderai le troisième lorsque j'aurai une meilleure approche de cette langue.
Je l'aurai, un jour, je l'aurai. 😀
Et bien j'ai trouvé que la langue de Montaigne était difficile, qu'elle nécessitait de nombreux appels aux notes, et j'ai même eu parfois de telles difficultés avec le vocabulaire (et non les conjugaisons ou les formes) que j'avoue avoir raté pas mal de subtilités. Fort de cette expérience, je me suis arrêté à la fin du deuxième livre. J'aborderai le troisième lorsque j'aurai une meilleure approche de cette langue.
Je l'aurai, un jour, je l'aurai. 😀



