Montesquieu, Lettres persanes, 37

Entraide scolaire

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Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonsoir à tous 🙂

J'ai eu aujourd'hui un module de Français durant lequel ma prof' nous préparait à l'oral Blanc de Français (l'entraînement de l'entraînement en réalité).
Je suis donc tombée sur Montesquieu et ses "Lettres Persanes", plus précisément la Lettre 37, de Usbek à Ibben. Cependant, nous n'avons pas eu le temps de passer à l'oral et donc je n'ai que mon brouillon…
Alors j'aimerais avoir votre avis sur ce dernier.
À savoir que je n'avais pas rédigé l'introduction et la conclusion, et que je l'a rédigée juste maintenant en écrivant ce message. Pardonnez donc les tournures un peu… étranges s'il y en a
LETTRE XXXVII.

USBEK A IBBEN.

A Smyrne.

Le roi de France est vieux. Nous n'avons point d'exemple dans nos histoires d'un monarque qui ait si longtemps régné. On dit qu'il possède à un très haut degré le talent de se faire obéir: il gouverne avec le même génie sa famille, sa cour, son état. On lui a souvent entendu dire que, de tous les gouvernements du monde, celui des Turcs, ou celui de notre auguste sultan, lui plairait le mieux: tant il fait cas de la politique orientale.
J'ai étudié son caractère, et j'y ai trouvé des contradictions qu'il m'est impossible de résoudre: par exemple, il a un ministre qui n'a que dix-huit ans, et une maîtresse qui en a quatre-vingts; il aime sa religion, et il ne peut souffrir ceux qui disent qu'il la faut observer à la rigueur; quoiqu'il fuie le tumulte des villes, et qu'il se communique peu, il n'est occupé depuis le matin jusqu'au soir qu'à faire parler de lui; il aime les trophées et les victoires, mais il craint autant de voir un bon général à la tête de ses troupes qu'il aurait sujet de le craindre à la tête d'une armée ennemie. Il n'est, je crois, jamais arrivé qu'à lui d'être en même temps comblé de plus de richesses qu'un prince n'en saurait espérer, et accablé d'une pauvreté qu'un particulier ne pourrait soutenir.
Il aime à gratifier ceux qui le servent; mais il paie aussi libéralement les assiduités, ou plutôt l'oisiveté de ses courtisans, que les campagnes laborieuses de ses capitaines: souvent il préfère un homme qui le déshabille, ou qui lui donne la serviette lorsqu'il se met à table, à un autre qui lui prend des villes ou lui gagne des batailles: il ne croit pas que la grandeur souveraine doive être gênée dans la distribution des grâces; et, sans examiner si celui qu'il comble de biens est homme de mérite, il croit que son choix va le rendre tel; aussi lui a-t-on vu donner une petite pension à un homme qui avait fui des lieues, et un beau gouvernement à un autre qui en avait fui quatre.
Il est magnifique, surtout dans ses bâtiments: il y a plus de statues dans les jardins de son palais que de citoyens dans une grande ville. Sa garde est aussi forte que celle du prince devant qui tous les trônes se renversent; ses armées sont aussi nombreuses, ses ressources aussi grandes, et ses finances aussi inépuisables.
A Paris, le 7 de la lune de Maharran, 1713.
Voici la question posée sur ce texte : En quoi peut-on parler de portrait critique ?

Voici ce que j'avais fait et ce à quoi j'avais pensé sur mon brouillon :

Introduction :(très courte et pas très chargée en informations puisque j'avais oublié la majorité sous le stress…)

Montesquieu est un écrivain du XVIIIème siècle, appartenant donc au mouvement des Lumières et connu pour être, entre autres, l'auteur des "Lettres Persanes" en 1721. Cette œuvre est un échange de lettres entre deux persans nommés Usbek et Ibben qui, à travers le genre épistolaire, donnent leurs avis sur la société française de l'époque. Le texte intégral est paru tout d'abord à Amsterdam en 1721, puis est arrivé clandestinement en France six ans après la mort de Louis XIV, se montrant être un grand succès parmi les français. Le passage que nous étudierons est la Lettre 37, dans laquelle Usbek fait par de son avis sur le gouvernement à Ibben, et plus précisément sur la façon de gouverner de Louis XIV. Nous pouvons ainsi nous demander en quoi il est possible de parler de portrait critique. Nous verrons dans un premier temps que Montesquieu fait une critique indirecte du Roi et de sa Cour, puis que l'auteur lui adresse une succession de reproches.

Plan : (en deux parties seulement, comme toujours… Et incroyablement court…)

I) Une critique indirecte
A) La fiction
B) Un autre regard / Un regard neuf sur la société de l'époque

II) La critique du Roi
A) Louis XIV, un mauvais Roi à la limite du tyranisme
B) Louis XIV, un Roi incohérent

Conclusion :

À travers cet échange épistolaire entre deux persans, Montesquieu critique le Roi, mais aussi plus généralement son gouvernement et le système mis en place. Selon lui, Louis XIV est un Roi mauvais et dont les incohérences dans les décisions ou le comportement sont inacceptables. Pour le monarque, le protocole est très important et les vraies valeurs, d'un soldat par exemple, ne sont pas prises en compte. Montesquieu critique alors par des moyens détournés : la fiction et le regard étranger. Ainsi, il se protège de la censure et donne plus de crédibilité à son roman. De même, Érasme nous donne également un portrait critique en opposant bon Roi et Tyran dans "L'Institution du Prince Chrétien".

Voilà 😀 Comme je vous l'ai dis, le plan est très très court, au point que je me demande comment il serait possible de tenir dix minutes avec cela… Mais comme pour le reste, il m'est très difficile de trouver des choses à dire… Qu'en pensez-vous ? Il y a sûrement des choses à améliorer, pourriez-vous m'en faire part s'il vous plaît ? 🙂

Merci d'avance pour vos réponses ! Bonsoir,
Je me permet de faire un petit "UP" car j'ai vraiment besoin de vos avis sur ce plan :/
Pardon d'ailleurs si ces UP ne sont pas autorisés… 😞
Bonjour, j'étudie la lettre 37 et je dois trouver le type d'argumentation :
voici la lettre :

[même texte]

Je suppose que c'est une argumentation directe car il critique ouvertement le roi de France, mais je ne suis pas sur. Qu'en pensez vous ?

Merci