Bonjour à vous! 🙂
Je suis en première L et je dois faire ma première dissertation mais je n'ai pas tout le cours car mon prof est absent…
alors j ai mon sujet et j'ai commencé à refléchir dessus mais l'inspiration n'est pas avec moi…
Voici le sujet si vous pouvez m'aider:
Dans quelle mesure les fonctions de la poésie perdurent-elles malgré l'évolution perpétuelle des formes et des thèmes?
Voici le plan que j'ai commencé à élaboré:
A_ Certes les fonctions de la poésie perdurent dans la société d'aujourd'hui…
B_…mais les formes et les thèmes poétiques sont en perpétuelle évolution.
Le problème c'est que je n'ai pas de sous axes et je n'ai aucune idée de ce que je pourrais mettre :s
si vous en avez vous seriez gentil de m'aider 🙂
Merci d'avance pour ceux qui pourrons me venir en aide.
Ce n'est pas la même méthode. 🙂
Si on te donne à traiter "les femmes et le travail", tu ne vas pas faire, j'imagine, "I. Les femmes. II. Le travail".
Pourtant, c'est ce que tu proposes ici.
Il ne faut surtout pas dire que les fonctions de la poésie perdurent. Il n'y a pas de commune mesure entre le rôle de la poésie dans la société d'aujourd'hui et en 1830.
Je pense que ce n'est pas juste entre le passé et aujourd'hui, mais en général entre une époque et une autre. Entre des formes fixes du XVIème et des poèmes en prose du XIXème, entre un poème de Baudelaire et un autre de Prévert ou Apollinaire, entre Ronsard et Hugo… Je voyais plus cela comme ça car il est sûr qu'aujourd'hui c'est assez différent, la poésie n'ayant pas le même impact.
Mais il s'agit avant tout de définir les fonctions de la poésie (comme travail préalable) pour ensuite se demander lesquelles perdurent ou non, et en parallèle faire le point sur l'évolution des forùmes. Après cela tu y verras plus clair pour ton plan.
Il me semble qu'il sera plus adapté de faire une partie sur chaque type de fonction (par exemple tout ce qui est de l'ordre de l'expression de soi, dépassement d'une épreuve, célébration d'un être aimé… dans un I, et tout ce qui est de l'ordre de l'engagement social, du rôle du poète dans la société dans un II) et à l'intérieur voir l'évolution formelle qui a touché cette fonction en comparant des poèmes d'époques différentes.
Enfin c'est une piste, je n'y ai pas travaillé en détail…
C'est un aspect particulier de la discussion de la forme et du fond, et je vois ici et là que cette distinction n'est pas recommandée, et même qu'elle est décriée.
Ce n'est pas parce qu'elle est secondaire, mais parce qu'elle n'est pas réciproque. Dans la société où nous vivons, la plupart des accords reposent sur un désaccord masqué: le but de l'un est le prétexte qu'invoque l'autre pour atteindre un autre but. De part et d'autre, le respect de la forme masque le mépris du fond. Et la distinction de la forme et du fond ne repose sur rien d'autre que cela, mais cela est essentiel.
Mais il reste possible de passer de la langue de bois à la parole pleine, et c'est ici que la poésie retrouve ses droits.
Dans les pièces de Shakespeare, ce changement est marqué par le passage de la prose à la poésie et quand Théophile Gautier écrit dans un journal son rapport sur le salon de peinture de 1839, subitement pour parler des paysagistes, celui "pour qui le monde visible existe", se met à écrire en vers. Et quand j'étais conseil d'entreprise et qu'on m'avait donné un mois pour faire un diagnostic, mais que sans l'attendre, mon client s'était mis à licencier, pour l'arrêter j'avais fait une note en alexandrins. Comme c'était tout à fait en dehors des usages, j'étais sür qu'elle allait circuler de bureau en bureau, comme je le voulais.
Réciproquement, quand tout le monde s'était mis à larmoyer en vers, Stendhal lisait le code civil pour trouver son inspiration et adopter le ton qui porte.
Comme le sujet est tentaculaire, il peut être commode de s'attacher à un exemple. Le sonnet, venu de Sicile où il agglomère en une seule chanson un air local et un air du colonisateur est imité à Lyon où il se polit, puis se répand jusqu'à la cour de Charles IX. Il figure presque physiquement la courbette avec la tête et le tronc inclinés sur deux petites pattes, ce qui plait au roi et le sonnet devient un usage de courtisan qui foisonne de Voiture et Oronte. Il est imité en province où sa vogue secrète le sonnet d'Arvers et d'autres du même genre. Cela suffit à le faire abhorrer par les romantiques, jusqu'à ce que Baudelaire le ressuscite en le modifiant, et lui donne une nouvelle vie.
Le sujet est assez ouvert! Quelles sont les fonctions de la poésie? (à toi de répondre sur une feuille de brouillon à l'aide d'exemples) Mais ce n'est pas la question essentielle que pose le sujet. En découvrant les fonctions essentielles de la poésie, on peut se demander en quoi être de telle époque permet d'apporter une pierre à l'édifice de ces fonctions. Bien sûr, on peut étudier les formes, mais cela ne semble pas primordial ou alors ça n'englobe pas tout le sujet.