Oui, bien sûr…
On ne sépare d'ailleurs guère non plus Y en a pas , prononcé ien a pas 🙂
Jehan a écrit :Ce n'est pas vraiment une ellipse, puisqu'il n'y a aucun mot sous-entendu…
Je voyais la chose comme ceci :
J'y en veux = J'en veux à (y)
lui.
Le "y" = à
Le "en" = de
Le "lui" n'y est pas… 🙂
Le "y" = à
À ceci près que le pronom
y n'équivaut jamais à la préposition
à seule,
mais à la préposition
àsuivie d'un complément.
D'ailleurs, aucun pronom ne remplace une préposition seule…
y = à cela (cas général) à lui, à elle (populairement).
Le
en de la locution
en vouloir, quant à lui, n'est plus guère analysable.
On peut supposer qu'à l'origine, "
en vouloir" signifiait quelque chose comme "vouloir
du mal", souhaiter de mauvaises choses…
Eh oui ! Je me réveille… Merci pour votre patience. 🙂
bonsoir tout le monde je voudrai savoir quand est ce qu'on utilise "en" et "y" dans la pronominalisation
Bonjour,
Je suis embêtée par une phrase :
" … que lui en peut-il arriver ? "
1. Pour le sens, est-ce que cela veut dire : Qu'est-ce qu'il peut lui arriver ? "
2. Pour une analyse grammaiticale, quel est le rôle de "en" ?
Dans la langue d'aujourd'hui, est-ce qu'on mettrait les deux pronoms "lui + en " devant le verbe "arriver ? ".
Merci d'avance.
Le sens est assez clair et classique : qu'est qu'il peut arriver à lui de cela., autrement dit que peut-il en résulter pour lui ?
Mais ce n'est plus une syntaxe qu'on emploierait volontiers aujourd'hui. Du reste les seuls exemples que j'en trouve sont fort anciens (et finalement peu nombreux si l'on excepte les redites dues au fait qu'un exemple se trouve dans le dictionnaire de l'Académie).
Merci lamaneur pour l'aide.
Pourriez-vous me confirmer si c'est vraiment "qu'est qu'il peut arriver à lui de cela.," ou "qu'est-ce qu'il peut arriver …" ?
Merci beaucoup.
limpersberg a écrit :Pourriez-vous me confirmer si c'est vraiment "qu'est qu'il peut arriver à lui de cela.," ou "qu'est-ce qu'il peut arriver …" ?
Ciel, le "-ce" était tombé dans les oubliettes ; il faut bien sûr le rétablir.
Bonjour.
J'ai une question de pronominalisation de COI avec le verbe 'emprunter'.
Quand le COI est quelqu'un, je n'ai pas de problème.
"J'ai emprunté cent euros à Pierre." ==> "Je lui ai emprunté cent euros."
Mais, quand le COI est quelque chose, comment se fait la pronominalisation ?
"J'ai emprunté cent euros à la banque." ==> "Je lui? / y? ai emprunté cent euros."
Merci, d'avance.
Ta réponse m'est précieuse et utile ; difficile à comprendre logiquement mais nécessaire à savoir par coeur !
Merci Anne !!!
Bonjour!
Pour compléter ce récapitulatif, je me permets d'ajouter qu'il est courant d'entendre dans la région Rhône-Alpes ce y comme un pronom COD neutre! (si, si! 😀 )
J'avais un professeur au collège qui, alors qu'il écrivait la leçon au tableau, avait été surpris par la question :
On y écrit monsieur? (au sens de « On l'écrit?» )
… et il avait répondu
Eh bien… sur la feuille.
Bref. J'ai appris l'année dernière d'un linguiste de la fac catho de Lyon, je crois, que ce « y » provient de la syntaxe franco-provençale, langue dans laquelle le mot « ho » provient directement du latin « hoc ». Les Franco-provençaux ont donc conservé leur syntaxe en parlant Français, et au lieu d'importer leur propre mot, ils ont utilisé un mot français comme pronom neutre 🙂
Allez en Savoie ou à Lyon, dans les bons théâtres Guignol ou même dans les cours de récréation, vous verrez bien!
Comme disait l'autre : « Étonnant, non? » 🙂
Bonjour,
Je me renseigne sur les cas dans lequels on utilise "y" ou "en" pour éviter la répétition .
merci de m’éclairer dans quels cas on utilise "y" et "en" .
Le pronom y remplace un COI ou un complément de lieu introduit par la préposition à.
Il pense à son travail. --> Il y pense.
Il va à Paris. --> Il y va.
Le pronom en remplace un COI ou un complément de lieu introduit par la préposition de.
Il parle de son père --> Il en parle.
Il sort de sa maison. --> Il en sort.
Merci Jehan, y'a t'ils d'autres cas d'utilisation ?
on dit y'a t'ils d'autres cas ou y'a t'il d'autres cas ?
merci
On écrit y a-t-il (avec deux traits d'union et sans apostrophes). 😉
C'est la forme interrogative de il y a.
Le pronom en peut aussi remplacer un COD introduit par l'article indéfini des :
J'ai lu des livres --> J'en ai lu.
Il peut aussi remplacer un COD introduit par un article partitif : du, de la…
J'ai bu du lait. --> J'en ai bu.
d'accord, c'est encore plus clair maintenant.
une dernière question qu'appelez-vous "en" et "y" en langue française ?