L’analyse des phrases - Phrase simple, phrase composée, phrase complexe

Langue française

20 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonsoir,

Je voudrais savoir quelle phrase est simple, quelle est complexe et quelle est composée.(il y a beaucoup de fautes)
Merci.

1. Lorsque le navire apparut enfin un grand soupir de soulangement courut dans l'assistance, car beaucoup avaient cru qu'il s'était perdu corps et biens.

Phrase composée:
3 phrases complexes et une simple
-Lorsque le navire apparut enfin un grand soupir de soulangement courut dans l'assistance
subordonée conjonctive
CC de temps
-un grand soupir de soulangement courut dans l'assistance, car bcp avaient cru
car- conjonction de subordination
?
-bcp avaient cru qu'il s'était perdu corps et bien
subordonée relative
COD su verbe croire

2. Le trois-mâts dont les voiles étaient déchirées portait quand même les traces de la tempête qu'il avait essuyée
phrase composée: 2 complexes
-Le trois-mâts dont les voiles étaient déchirées portait quand même les traces de la tempête=phrase complexe, subordonée relative (dont les voiles étaient déchirées portait), fonction= complément déterminatif du nom "voiles"
-quand même les traces de la tempête qu'il avait essuyée
qu'il avait essuyée=subordonée relative, fonction= complément déterminatif du nom " tempête"

3. Parce que le mât d'artimon avait cessé, la poupe du navire avait été abimée.
phrase complexe
Parce que le mât d'artimon avait cessé=subordonée conjonctive, fonction= CC de cause

4. Le capitaine avoua avoir lontemps redouté le naufrage
Phrase simple
Le capitaine=sujet de la phrase, fonction=base de la phrase
redouter=verbe intransitif direct
le naufrage=nom, fonction=COD

5. Ayant une longue expérience de la mer et ayant vu la tempête approcher, il avait vite compris qu'elle n'épargnerait pas son navire.
phrase complexe
il avait vite compris qu'elle n'épargnerait pas son navire
subordonée conjonctive
fonction=COD
Bonsoir.

Un verbe conjugué (écrit en gras) par proposition.
Propositions séparées par /.
Attention, on écrit "subordonnée".
1. Lorsque le navire apparut enfin/ un grand soupir de soulagement courut dans l'assistance, /car beaucoup avaient cru/ qu'il s'était perdu corps et biens.

Phrase composée:complexe
3 phrases complexes et une simple
-Lorsque le navire apparut enfinun grand soupir de soulangement courut dans l'assistance
subordonnée conjonctive CC de temps
-un grand soupir de soulagement courut dans l'assistance
proposition principale
- car beaucoup avaient cru
car- conjonction de subordinationproposition principale coordonnée à la première par "car".

-bcp avaient cru qu'il s'était perdu corps et bien
subordonnée relativeconjonctive complétive
COD du verbe croire

2. Le trois-mâts/ dont les voiles étaient déchirées/ portait quand même les traces de la tempête/ qu'il avait essuyée.
phrase composée: 2 complexescomplexe
-Le trois-mâts dont les voiles étaient déchiréesportait quand même les traces de la tempête=phrase complexeproposition principale
- dont les voiles étaient déchirées portait
subordonnée relative, complément déterminatif du nom "voiles"trois-mâts
- qu'il avait essuyée=subordonnée relative, fonction= complément déterminatif du nom " "tempête"

3. Parce que le mât d'artimon avait cassé,/ la poupe du navire avait été abimée.
phrase complexe.


-Parce que le mât d'artimon avait cassé
=subordonnée conjonctive, fonction= CC de cause
-la poupe du navire avait été abîmée = proposition principale

4. Le capitaine avoua avoir longtemps redouté le naufrage.
Phrase simple
Le capitaine=sujet de la phrase, fonction=base de la phrase
redouter=verbe intransitif direct
le naufrage=nom, fonction=COD

5.Ayant une longue expérience de la mer et ayant vu la tempête approcher, il avait vite compris/ qu'elle n'épargnerait pas son navire.
phrase complexe
-Ayant une longue expérience de la mer et ayant vu la tempête approcher, il avait vite compris : proposition principale
-qu'elle n'épargnerait pas son navire
subordonnée conjonctive
fonction=COD
La notion de phrase com^posée n'est pas utilisée dans toutes les grammaires. Est-ce que ceci correspond à ton cours ?

Phrase simple • Un verbe de base
→ Une proposition indépendante : Ernestine mange une pomme.

Phrase composée • Plusieurs verbes de base
→ Plusieurs indépendantes : Ernestine mange une pomme et Arthur regarde le pommier.

Phrase complexe • Un verbe de base + un ou plusieurs verbes subordonnés
→ Une principale + une ou plusieurs subordonnnées : Ernestine mange une pomme alors qu’Arthur regarde le pommier.

Phrase composée-complexe • Plusieurs verbes de base + un ou plusieurs verbes subordonnés
→ Plusieurs principales + une ou plusieurs subordonnnées : Lorsqu’ils vont au verger, Ernestine mange une pomme et Arthur regarde le pommier.
→ Une ou plusieurs indépendantes + une ou plusieurs principales + une ou plusieurs subordonnées : Ernestine mange une pomme et, lorsqu’elle le fait, Arthur regarde le pommier.
Merci mille fois.🙂

J'ai une question. Est-ce que je comprends bien cela?
phrase simple: un verbe à la forme personelle?
phrase complexe: principale+1,2,3,4…subordonnnées?
phrase composée: plusieurs simples?
C'est à toi que je posais la question, car la notion de phrase composée, et a fortiori de composée complexe, n'est pas toujours retenue dans toutes les grammaires, et parfois avec des définitions légèrement différentes.
Nous ne pouvons te répondre que si nous connaissons exactement la définition de ton cours.
D'accord. Merci.🙂
J'ai toujours des doutes sur ce sujet car j'ai l'impression que chaque fois nous faisons l'analyse de la phrase d'une manière différente…
@Anne,

Anne, bonjour,

stp, j'aurais une question par rapport à la notion ci-dessous :
Phrase composée • Plusieurs verbes de base
→ Plusieurs indépendantes : Ernestine mange une pomme et Arthur regarde le pommier.
Est-ce qu'on y classe les propositions indépendantes coordonnées (comme c'est le cas ici), ainsi que les propositions indépendantes juxtaposées?
Pour ceux qui utilisent la notion de phrase composée, oui, des indépendantes juxtaposées ou coordonnées constituent une phrase composée.
Les autres les classent généralement (mais pas toujours !) dans les phrases complexes.
Question annexe : Ne convient-il pas dès lors qu'il y a changement de sujet de mettre une virgule avant et ? Il me semble avoir lu cela.
C'est ce que dit Wikipédia en l'attribuant à Grevisse. Mais je n'en trouve aucune trace…
Il faut une virgule dans ce cas, selon le Traité de la ponctuation française, de J. Drillon.
Anne345 a écrit :C'est ce que dit Wikipédia en l'attribuant à Grevisse. Mais je n'en trouve aucune trace…
Là, peut-être :
[lien invalide]
https://books.google.fr/books?id=OcuzBXD1p_UC&pg=PA45&lpg=PA45#v=onepage&q&f=false
Voir aussi ce document :
https://w3.erss.univ-tlse2.fr/textes/publications/CDG/30/CG30-16-Lambert.pdf
et notamment page 209, qui cite Grevisse 1969, p.1146.

Bonjour, Dans la phrase complexe suivante, on peut trouver une indépendante, une principale, deux relatives et une circonstancielle.J’aurais aimé connaître le statut exact de la première relative par rapport à la circonstancielle s’il vous plaît."[Il semblait être tombé tout seul]et [le claquement sec[que nous avions entendu[avant qu’il ne tombe]]devait être la rupture du fil][qui le tenait debout].Le proposition relative "que nous avions entendu" est-elle également la proposition principale de la proposition circonstancielle qui suit ?Je pose cette question car je me rends compte que c’est bien à la relative qu’est subordonnée circonstancielle, et non à la principale "le claquement sec […] devait être la rupture du fil".Est-ce que selon vous je commets une erreur d’analyse en disant cela ou bien est-ce que cette circonstancielle a tout bêtement la proposition "le claquement sec […] devait être la rupture du fil" pour principale ?Autrement dit, j’aurais voulu savoir si la principale de la circonstancielle était "le claquement sec […] devait être la rupture du fil" ou la relative "que nous avions entendu".Est-ce qu’une relative peut aussi être principale d’une autre subordonnée ?Du coup, en fonction de la réponse, il faut placer différemment les crochets j’imagine.Je vous remercie pour vos éclaircissements.

Bonjour,

Une subordonnée relative demeure subordonnée et il me paraît hasardeux de l’appeler proposition principale.

Ton analyse n’est pas erronée cependant et la proposition circonstancielle de temps dépend bien du verbe de la subordonnée relative. Ce n’est pas pour autant que la subordonnée relative doit changer de nom.

J’analyserais ainsi :

Le claquement sec [que nous avions entendu {avant qu’il ne tombe}]devait être la rupture du fil [qui le tenait debout.]

-Le claquement sec…devait être la rupture du fil : proposition principale.

-que nous avions entendu : proposition subordonnée relative complément de l’antécédent claquement. Cette relative est également complétée par une subordonnée conjonctive complément de temps (avant qu’il ne tombe)

-qui le tenait debout: subordonnée relative complément de l’antécédent fil.

Ok, je me disais qu’on pouvait peut-être faire porter deux casquettes à cette proposition : celle de subordonnée à la proposition "le claquement sec […] devait être la rupture du fil" et celle de principale de la circonstancielle. Car il lui faut bien une principale à cette circonstancielle, et comme elle dépend de la relative… Mais c’est ok, je ne peux pas analyser cette relative ainsi. On doit donc dire dans ces cas-là que la circonstancielle a la même principale que les autres subordonnées, même si elle dépend de le relative.

Merci pour ta réponse.

Par ailleurs, est-on d’accord pour dire qu’une relative occupe toujours la fonction "complément du nom" ou peut-elle avoir d’autres fonctions ? J’ai lu des choses contradictoire à ce sujet comme épithète liée ou détachée.

Est-on également d’accord pour dire qu’une indépendante et une principale n’ont pas de fonction ?

Merci :)

La proposition relative complète un groupe nominal, un nom ou un pronom. Elle peut jouer le rôle d’un adjectif. ( je parle d’un homme quine sait rien = je parle d‘un homme ignorant). Voilà pourquoi parler d’épithète n‘est pas forcément saugrenu. On dit néanmoins d’ordinaire qu’elle est complément de l’antécédent.

Quant à la principale et à l’indépendante, elle n’ont pas de fonction. L’indépendante ne dépend de personne, et la principale à des subordonnées pour la servir 😉

Merci beaucoup :-)

Il y a aussi des relatives sans antécédent, qui ne complètent ni GN, ni nom ou pronom : les relatives substantives.

Qui ne dit mot consent. Embrassez qui vous voudrez.

D’accord, merci pour cette précision. Et du coup, quelle est leur fonction à celles-ci ? En l’occurrence Sujet ou COD j’ai l’impression.

Oui, ou COI : Je parle à qui me plaît. Ou autres fonctions nominales, puisqu’elles sont l’équivalent d’un GN.