Maupassant, Bel-Ami, II, chapitre 1 - Madeleine, fatiguée, s’était assoupie sous la caresse pénétran

Entraide scolaire

7 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour, alors voilà j'ai vraiment besoin d'aide et je crois que je my prends un peu tard ..
J'ai un commentaire a faire et j'ai toujours eu ce probleme : je ne sais comment commencer et jai donc besoin de votre aide.
Donc voilà en fait jai une idée sur lintroduction..mais il faut que je trouve la problematique et 2 axes, avec des sous axes
Mais apparemment, pour cela il faut que je trouve le thème , le champ lexical (qui est peut etre le paysage ou la nature ) , le registre (tonalité) , le niveau de langue et la visée, que je dois developper par la suite pour pouvoir rediger plus facilement, et je vous demande de m'aider svpppppppp le plus vite possible !. VOICI LE TEXTE :



Dans ce passage, George Duroy emmene sa femme, Madelaine Forestier (dont il a enfin réussi à obtenir la main) à Rouen, car il veut la présenter a ses parents. Durant leur voyage, ils font une pause d'une colline qui domine Rouen et s'ectasient devant le paysage.
Madeleine, fatiguée, s’était assoupie sous la caresse pénétrante du soleil qui la chauffait délicieusement au fond de la vieille voiture, comme si elle eût été couchée dans un bain tiède de lumière et d’air champêtre.

Son mari la réveilla.

"Regarde", dit-il.

Ils venaient de s’arrêter aux deux tiers de la montée, à un endroit renommé pour la vue, où l’on conduit tous les voyageurs.

On dominait l’immense vallée, longue et large, que le fleuve clair parcourait d’un bout à l’autre, avec de grandes ondulations. On le voyait venir de là-bas, taché par des îles nombreuses et décrivant une courbe avant de traverser Rouen. Puis la ville apparaissait sur la rive droite, un peu noyée dans la brume matinale, avec des éclats de soleil sur ses toits, et ses mille clochers légers, pointus ou trapus, frêles et travaillés comme des bijoux géants, ses tours carrées ou rondes coiffées de couronnes héraldiques, ses beffrois, ses clochetons, tout le peuple gothique des sommets d’églises que dominait la flèche aiguë de la cathédrale, surprenante aiguille de bronze, laide, étrange et démesurée, la plus haute qui soit au monde.

Mais en face, de l’autre côté du fleuve, s’élevaient, rondes et renflées à leur faîte, les minces cheminées d’usines du vaste faubourg de Saint-Sever.

Plus nombreuses que leurs frères les clochers, elles dressaient jusque dans la campagne lointaine leurs longues colonnes de briques et soufflaient dans le ciel bleu leur haleine noire de charbon.

Et la plus élevée de toutes, aussi haute que la pyramide de Chéops, le second des sommets dus au travail humain, presque l’égale de sa fière commère la flèche de la cathédrale, la grande pompe à feu de la Foudre semblait la reine du peuple travailleur et fumant des usines, comme sa voisine était la reine de la foule pointue des monuments sacrés.
Merci d'avance


Jai deja trouver quelques trucs comme le theme par exemple qui est peut etre le paysage, jai trouvé quelques figures de styles : comparaison, personnification..que j'ai essayer de developper.
Jai plus (+) besoin d'aide au niveau des 3 derniers paragraphes : De "mais en face.." jusqu'à la fin.
Votre parcours de lecture pourrait s'organiser autour d'une description à l'esthétique réaliste.
Il est possible d'avoir plus de details svp ? Ce n'est pas tres clair..

Merci.
Cette description introduit le concept de modernité par la présence des usines.
Remarque que ces dernières sont opposées aux aspects traditionnels de la vieille ville.
Enfin Maupassant établit une comparaison qui n'est pas en défaveur de l'industrie.

Il y a un renouvellement des canons esthétiques. Le beau n'est plus dans le beau, pas plus que le laid dans le laid.
On pourrait même parler de subversion des symboles religieux dont le champ sémantique large est omniprésent.
Tu peux aller plus loin sur les notions de force et d'énergie qui supplantent les signes de la foi. On dirait que le matérialisme (incarné dans la technique industrielle) est venu remplacer la religion. Il y a comme un passage de témoin entre deux époques.
Note que le fleuve est la frontière entre deux mondes, que l'ancien est à droite et le nouveau à gauche.
Je pense que les connotations sont extrêmement riches.
Merci beaucoup pour votre aide ! 🙂
J'ai pas trop compris le truc de materialisme.. :s
Bonjour,

Le réalisme est la tendance littéraire qui supplante le romantisme dans la 2e moitié du XIXe siècle.
Le romantisme se caractérisait par son idéalisme, son élévation, son goût des vieilles pierres, de l'héroïsme…
Le réalisme s'est entiché de sciences, de techniques, de positivisme, mais aussi de pessimisme…
Cette description de Rouen montre en quelque sorte le changement d'esthétique.