Camus, La Peste - Questions

Entraide scolaire

41 réponses · Page 1 / 3

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour,

Élève de 1°S, je viens de lire le roman de Camus (qui se trouve, j'ignore pour quelle raison, dans la séquence sur la poésie) La Peste, et mon édition (folio classiques plus) propose des "Éléments pour une fiche de lecture". C'est en fait un ensemble de questions auxquelles il faut répondre pour construire, pas à pas, une fiche de lecture. Cependant, il y en a deux sur lesquelles je sèche vraiment. Quelqu'un pourrait-il m'aider ? Voici les questions :
  • Quels sont les personnages principaux ? (ça, c'est bon 🙂) Parmi eux, y a-t-il des personnages féminins ? (ça aussi) Pourquoi ? (là, ça coince)
  • Qu'apporte symboliquement la description de la mort de l'acteur sur scène ? Quels sont les éléments de la critique sociale ? Relevez dans le roman les indices de cette thématique. Est-elle présente tout au long du roman ? À quels endroits de la narration domine-t-elle ?
Pour la deuxième question, je dirais que la mort de l'acteur sur scène est un peu ironique, mais je ne vois pas le rapport avec la critique sociale, à laquelle je n'ai pas prêté attention au cours de ma lecture… Je ne sais pas si cela peut fait allusion au comportement de Rambert, par exemple, qui ne songe qu'à son bonheur personnel, ou à Cottard, qui profite de la détresse des gens pour s'enrichir sur la contrebande…

En tout cas, merci de votre aide ! 🙂
Bonne année,

Pourquoi l'absence de femmes ? parce qu'elles sont liées à la tendresse, au foyer, aux sentiments, à des formes d'amollissement. La Peste est un roman d'hommes en lutte…

La mort de l'acteur a quelque chose de grandiose et de dérisoire à la fois, c'est l'art qui rejoint la réalité. Pour une fois Rieux perd son impassibilité. L'acteur est tout le contraire des profiteurs, des égoïstes, de tous ceux qui veulent survivre à tout prix… Il donne à l'horreur une touche héroïque.

Enfin il me semble.
Merci de votre réponse, Jean-Luc. Cependant, je ne vois pas pourquoi on peut dire que la mort de l'acteur sur scène est "dérisoire". Dans quel sens entendez-vous ce terme ?
Bonsoir,

Toute mort est dérisoire, surtout quand elle est provoquée par la peste. En effet il ne s'agit nullement d'une mort héroïque au combat selon les apparences premières.

Camus le souligne d'ailleurs : le chanteur lyrique, dans un premier temps, ramène la tragédie à la comédie d'un ivrogne.
Il choisit ce moment pour avancer vers la rampe d'une façon grotesque, bras et jambes écartés dans son costume à l'antique, et pour s'écrouler au milieu des bergeries du décor qui n'avaient jamais cessé d'être anachroniques mais qui, aux yeux des spectateurs, le devinrent pour la première fois, et de terrible façon.
[…]
Cottard et Tarrou, qui s'étaient seulement levés, restaient seuls en face d'une des images de ce qui était leur vie d'alors : la peste sur la scène sous l'aspect d'un histrion désarticulé et, dans la salle, tout un luxe devenu inutile, sous la forme d'éventails oubliés et de dentelles traînant sur le rouge des fauteuils.
Il faut la contemplation de Cottard et de Tarrou pour redonner à ce fait divers toute sa pitoyable grandeur tragique, ce qu'exprime la fin des vanités mondaines abandonnées dans la panique. Même les spectateurs ont manqué de dignité et n'ont pas su s'élever à la hauteur du symbole, de ce comédien mort sur scène comme Molière. L'art ne s'est pas contenté de copier la vie, il a été la vie elle-même dans ce mélange de grandeur et de misère car, selon Camus, même l'expression artistique (une belle mort si elle pouvait exister) ne saurait justifier la disparition d'un être humain. La mort avilit tout.
Bonjour. 🙂 Je voudrais avoir un peu d'aide pour préparer mon oral de français car nous avons pas terminer le programme. Il nous reste toute une séquence sur Albert Camus, de La Peste.

On devais recevoir les cours est finalement … on les a pas eu! (Y)
Voici les axes de lectures qu'on doit étudier:

-> Les sources du roman
-> le sens de la peste
-> le problème de l'absurde et la solution de la révolte

J'ai éssayer de faire des recherches par moi-même mais je ne comprend vraiment pas.. 😞

Merci d'avance! 🙂
Normalement, votre professeur doit signaler quelles sont les séquences qu'il n'a pas pu achever. Il est même recommandé de ne pas les faire figurer sur le descriptif.
Seulement, les descriptifs doivent remonter dans les rectorats trois semaines avant la fin des cours… Un professeur peut donc noter ce qu'il espère faire… et ne pas avoir le temps de le faire !
Les examinateurs savent tout cela, ils vous interrogeront sur le travail réel et non sur le travail potentiel.

Les sources
: transposition de la Seconde Guerre mondiale (la peste = l'Occupation par les nazis, avec une note autobiographique : Camus, qui soignait sa tuberculose en France, comme madame Rieux, s'est trouvé séparé de son épouse). Mais sait-on jamais ce qui pousse un écrivain à écrire ?

Le sens de la peste : la peste représente tous les fléaux qui frappent l'humanité. C'est un très vieux malheur historique, et un très vieux thème littéraire : on la trouve au début de l'Iliade (punition d'Apollon), dans Œdipe roi, dans les Géorgiques de Virgile (où elle frappe les animaux) : la peste a longtemps représenté le châtiment divin (thème repris par Paneloux), tout ce qu'il y a d'inexplicable dans le destin de l'homme.

Le problème de l'absurde et la solution de la révolte : le roman illustre l'absurdité de la condition humaine, mais il ne propose pas de solution, jsute une morale :
[…] il y a dans les hommes plus de choses à admirer que de choses à mépriser.
Pour répondre au précédent message :
si il y a des personnages féminins dans la Peste :
l'épouse de Rieux ;
la mère de Rieux (un personnage émouvant où l'on ne peut s'empêcher de reconnaitre Catherine Sintès, si fausses que soient les pistes biographiques) ;
la compagne de Rambert ;
la femme du juge ;
la vieille espagnole, mère de Marcel et Louiis.

Trois figures maternelles, deux figures amoureuses.
Mais l'une quitte Oran au début du roman, avant la peste, et elle meurt au loin. L'autre n'entre à Oran qu'une fois la peste achevée : il n'y a en effet pas de place pour l'amour dans le roman. Euridyce ne remonte pas des Enfers.

Pour la mort dérisoire du chanteur, elle se produit en costume antique : une petite jupette à mi-cuisse.
Autant dire qu'il meurt le postérieur à l'air, ce que Camus est trop poli pour écrire, mais laisse deviner.
Mais il y a place pour la tendresse humaine, symbolisée par la mère de Rieux.
Vous avez raison Delia, mais je ne vous suis pas sur "Les examinateurs savent tout cela, ils vous interrogeront sur le travail réel et non sur le travail potentiel". Si une séquence figure sur le descriptif sans aucune précision apportée par l'enseignant, j'estime que je peux interroger sur cette séquence comme les autres… De plus en plus d'élèves me disent "Ah mais non, ce poème en fait on l'a pas étudié" ou bien "j'étais absent quand ils ont fait cette séquence" ou encore "le prof était malade on n'a pas pu finir ça"… si bien que j'ai fini par décider de ne pas changer mon premier choix car ça devenait trop fréquent. Tous les textes qui figurent sur la liste en lectures analytiques sont supposés être connus du candidat.
En revanche le professeur n'aurait effectivement pas du laisser cette séquence sur le descriptif. Vers la fin on peut quand même estimer le nombre d'heures et le nombre de textes qu'on pourra encore faire, même si parfois on ne peut terminer le dernier ou les deux derniers. De là à laisser tomber une séquence entière…
De plus il est toujours temps d'envoyer le message dans le lycée où nos elèves vont passer, il est transmis aux examinateurs. j'ai déjà eu un message me signalant que le dernier texte n'avait pas été vu par exemple.
Bonjour , je ne comprends pas des questions en francais sur la peste d'Albert Camus.

1)La longueur et le rythme des phrases diffèrent en fonction des sujets et des épisodes: montrez le en commentant certaines phrases des extraits ( annonce de la peste dans la ville et les derniers moments de l'enfant du juge Othon).
2) Qu'est-ce qui rend intensément poétique le passage du bain, pages 231-232 de l'édition Gallimard? Comment fait-il contrepoids, par son atmosphère et ses images, à la monstruosité de la peste?

Merci de me repondre au plus vite.
Bonjour a tout les gens qui lisent ce message et Je vous souhaite une bonne année . Je poste ce message car je rencontre des problèmes avec mon devoir sur le style de l'œuvre . Pour nous aider elle nous a donner deux questions :1)La longueur et le rythme des phrases diffèrent en fonction des sujets et des épisodes: montrez le en commentant certaines phrases des extraits ( annonce de la peste dans la ville et les derniers moments de l'enfant du juge Othon). Voici ma réponse : Dans l'extrait 1 le narrateur pense et en même temps il regarde par la fenêtre il fait une description de ce qu'il voit mais aussi du futur qu'il pense qu'il va se passé ce Qui suggère de longues phrases tandis que dans l'extrait 2 il fait des phrases courtes pour ne pas rajouter sur son dos de la pitié envers Othon . Ces choix sont différent selon les épisodes dans l'extrait 1 il souhaite extraire de ses pensée ma maladie mais elle revient a la charge et ils suggère de revenir à la réalité .2) 2)Qu'est-ce qui rend intensément poétique le passage du bain, pages 231-232 de l'édition Gallimard? Comment fait-il contrepoids, par son atmosphère et ses images, à la monstruosité de la peste? Je n'arrive pas a la 2 et je trouve que la question 1 n'est pas assez abouti alors s'il vous plaît aidez moi . Merci d'avoir lu mon message
Bonsoir,
Pourrais-tu poster tes deux extraits, leur délimitation est importante (surtout pour l'extrait 1).
Oui l'extrait 1 correspond à la p43-44 et l'extrait 2 p197-198 édition Gallimard
Comme tout le monde ne dispose pas forcément de cette édition, pourrais-tu nous donner la première phrase et la dernière phrase de chacun des extraits ?
Oui Extrait 1 : Le docteur regardait toujours par la fenêtre .(…)L’essentiel tant de bien faire son métier .
Extrait 2:Il ouvrit les yeux pour la première fois regarda Rieux qui se trouvait devant lui .(…) Et il y a plus des heures dans cette ville ou je ne sens plus que ma révolte.
Dans l'extrait 1, tu remarqueras la longueur des phrases (jusqu'à 15 lignes dans ton édition) ; en effet, deux descriptions sont juxtaposées (alors que sous le regard et dans la pensée de Rieux, elles se superposent, sans coïncider toutefois, sauf en ce qui concerne la vision de la mer, élément à la fois paisible et inquiétant :
- La vision de la peste dans l'Antiquité et au Moyen-Age : accumulation de 9 exemples dans la longue phrase que je signalais, évocation, en deux phrases assez longues, des bûchers élevés lors de la peste d'Athènes.
- La description d'Oran, ou plutôt de la vie quotidienne de cette ville à la fois "morne" et "heureuse" (phrase de 9 lignes au début, phrase de 5 lignes ensuite.
- A mesure que l'on quitte le "mythe" (car même si la peste d'Athènes est historique, Rieux a dans sa pensée la vision d'une tragédie antique), et que l'on regagne la réalité, les phrases se font plus courtes ; il y avait déjà décroissance à la fin du 1er paragraphe (cf les trois phrases commençant par "On", dont la dernière est incomplète), il n'y a plus que des phrases courtes dans les deux derniers, et le rythme se fait heurté, presque saccadé dans le dernier (6 phrases pour 7 lignes). C'est que le docteur s'est "secoué" : il ne faut pas sans cesse se dire que la peste n'est pas à sa place à Oran, il ne faut songer qu'à "bien faire son métier" (phrase qui résume le mieux l'humanisme de Camus dans ce livre selon moi).
Tu peux aussi étudier le rythme dans les accumulations du premier paragraphe :
"Athènes …" ‹ "les villes chinoises …" ‹ "les bagnards de Marseille …" ‹ "la construction en Provence …".
La suite de l'énumération débute par un élément plus bref : "Jaffa et ses hideux mendiants", mais par la suite, les membres de phrases obéissent à un rythme plus inégal, comme si la vision se faisait plus chaotique ou que les nouveaux exemples se mettaient à affluer dans l'esprit du docteur.

Voilà. Pour le reste, je n'ai guère le temps pour le moment, mais peut-être peux-tu continuer seul ? Propose ton "brouillon".
Merci beaucoup , Il me reste a faire l'extrait 2 il y a plusieurs figures de style que j'ai réussi à decripter mais on me demande d'analyser le rythme et la longueur et pourquoi il différent par rapport à l'extrait 1 : je ne sais pas si cela est juste mais j'ai une piste je pense que vu que le narrateur est Docteur Rieu ils ne supporte pas le fait qu'il ne peux rien faire face à la mort de cet innocent .
Bonjour,

Pour mon oral de français, j'ai plusieurs extraits de La Peste. J'ai lu le livre.
Je sais à peu près expliquer l'absurdité selon Camus mais pas vraiment la condition humaine… Même si ces deux termes "vont ensembles".

Donc je voudrais une définition claire et simple pour l'absurdité et la condition humaine.

Autres questions : Qui sont les :
  • collaborateurs dans le roman ? Cottard et à part ça ?
  • les résistants ? Rieux, Tarrou et quelqu'un d'autre ?
  • Et Paneloux ? Je pensais à un "lâche", il fuit la peste et se réfugie dans la religion
Merci d'avance !
Ce qui est trop simple est souvent réducteur.
La Peste doit se lire sur "plusieurs" portées, écrit Pol Gaillard.
"Chronique réaliste d'une épidémie imaginaire, il nous atteint en même temps par la seule puissance d'une peinture vraie, comme un témoignage vécu sur les pires oppressions de notre temps, une évocation symbolique du mal et de la lutte contre le mal …"

Notre royaume est de ce monde …
"Je me sens plus de solidarité avec les vaincus qu'avec les saints. Je n'ai pas de goût, je crois, pour l'héroïsme et la sainteté. Ce qui m'intéresse, c'est d'être un homme".
Rieux
Quand je dis simple, je voudrais une explication que je puisse ressortir à mon oral et je dois avouer que je ne pense pas pouvoir ressortir ta citation… Mais merci quand même floreale !

Et tu n'as pas répondu à mes autres questions, peux-tu m'aider ?
L'absurde, dans le langage courant, est ce qui n'a pas de sens, dont je ne perçois pas le sens. (Voir le Mythe de Sisyphe)

Pour Camus, le monde est absurde et la mort est au bout. L'absurde est donc la confrontation de l'homme avec un monde qu'il ne comprend pas, comme un divorce entre sa vie et le monde. Pour autant, pas question de renoncer face à l'absurdité de la vie. La révolte est une réponse. La lutte d'un homme parmi les hommes, sans recourir à une idéologie ou une transcendance. C'est l'attitude de Rieux.
Merci beaucoup ! Mais comment définir la condition humaine selon Camus ?

Concernant mes questions sur les différents personnages (collaborateurs, résistants…) Es-tu d'accord avec moi ? Dans quelle(s) catégorie(s) vont les autres personnages ?