"Ce qui" ou "ce qu’il"

Langue française

72 réponses · Page 3 / 4

merci pour ces explications c'est plus clair.

Pour la grammaire d'accord.

Quelle est la différence de sens entre :

"je ne comprend pas ce qui leur arrive" et "Je ne comprends pas ce qu'il leur arrive."

Pourquoi employer cette forme plutôt que l'autre. Il y a une nuance de sens ? Pour moi ces deux phrases traduisent qu'une chose arrive à un groupe de personnes
Il n'y a pas de différence de sens. Pas plus qu'il n'y a de différence de sens entre "Quelque chose leur arrive" et "Il leur arrive quelque chose".
Tiens, ça me rappelle une autre confusion que je fais souvent : Dit-on "qu'est-ce qui se passe" ou "qu'est-ce qu'il se passe" ?
Les deux tournures sont correctes.
Voir le commentaire d'Edy dans le message n°2 de la présente discussion :
Le Robert (Usuels) écrit qu’on emploie à peu près indifféremment :
* Tu sais CE QU’IL va arriver ? (Gallo)
* Tu sais CE QUI va arriver ?
* Qu’est-CE QU’IL se passe ? (Il se passe quelque chose.)
* Qu’est-CE QUI se passe ? (Quelque chose se passe.)
Une question que je me pose, aussi, sempiternellement, sans jamais être sûre que les deux soient équivalents, mais que je n'avais jamais "fouillée" : merci pour cet état des lieux !

Personnellement, je suis très étonnée de lire que :

Je ferai ce qui me plaira de faire

serait correct, car je ne vois pas, alors, la fonction de "qui", ici. Il ne peut être sujet, puisque on a une tournure impersonnelle, mais se pourrait-il qu'il soit COD de faire ? Etrange, étrange, pour moi. J'ai même du mal à y croire ! A croire que… ce ne soit pas une erreur, si ça se trouve quelque part dans une grammaire digne de ce nom. (Hanse, Grevisse ou autre…)

"Qui" n'est-il pas toujours sujet et exclusivement sujet ?

L'erreur, tout de même, serait étonnante, mais… jamais impossible ! Car tout le monde peut laisser passer une erreur, des grammairiens comme les autres.
ET je dois dire que le ou les correcteurs qui ont eu, un jour, à relire et corriger le Grevisse, par exemple, n'ont pas dû être à la fête tous les jours ! Le genre de livres où l'on n'ose évidemment rien toucher : la prise de tête intégrale.

Mais il n'y a simplement jamais eu, je crois, de livre "parfait"… Le rêve de tout imprimeur, depuis Gutenberg !

En tout cas, ça me heurte. Je trouve bien plus logique d'écrire :

Je ferai ce qui me plaira… ("qui" sujet de "plaira") OU, ici, ce qu'il me plaira (sous-entendu : de faire)
mais uniquement :
Je ferai ce qu'il me plaira de faire ("il me plaît" étant alors une tournure impersonnelle, accolée à "qu"", mis pour "que", donc : COD de faire).

Soit : de conserver "qui" au nominatif, et "que" à l'accusatif.
AdLib a écrit :Personnellement, je suis très étonnée de lire que :

Je ferai ce qui me plaira de faire

serait correct

Où as-tu lu cela ? Remarque bien qu'Edy a fait précéder ici le dernier exemple d'un signe °
justement pour signifier qu'il s'agit d'une tournure incorrecte, par opposition à celle de la ligne précédente.
Edy a écrit :2 Les fluctuations de l’usage s’observent lorsque le verbe peut être personnel OU impersonnel.
a) QU’ s’impose lorsque ce qui suit le verbe constitue un « sujet réel ».
* Je prendrai CE QU’IL me plaira de prendre. (→ il me plaira de prendre qu’)
* ° CE QUI me plaira de prendre.
Désolée, Jehan, et merci ! Je n'avais tout "bêtement" pas vu ou compris le code appliqué.

Ça me va bien mieux comme ça, du coup !
Banque de dépannage linguistique, Art. ce qui, ce qu'il

Quatrième cas : Avec le verbe plaire, il faut distinguer la tournure personnelle (exemple : Ce tableau me plaît) de la tournure impersonnelle (exemple : Il me plaît d’aller à la messe tous les dimanches).

Avec la tournure personnelle, on emploiera ce qui.
Exemple : - Choisissez le modèle qui vous plaît : choisissez ce qui vous plaît.

Avec la tournure impersonnelle, on emploiera ce qu’il.
Exemple : - Vous ferez ce qu’il vous plaira de faire.

https://vitrinelinguistique.oqlf.gouv.qc.ca//bdl/gabarit_bdl.asp?id=1103
Bonjour,

"Le vieux, fidèle à sa race d’hommes usés par la vie, avait trouvé une oreille et l’usait à en perdre les dents qui lui restaient."

D'abord, j'ai écrit "…qu'il lui restait" car on dit : "Il lui reste des dents."

Mais j'ai réécrit en "qui lui restaient" car ça sonnait mieux.

J'aimerais avoir votre avis, car je suis certain (à 99.9%) que les deux formulations sont justes.
Oui, les deux formulations sont justes (voir les messages précédents de la discussion).
Mais spontanément, j'emploierais plutôt qui lui restaient.
Plus simple et plus naturel.

Est-ce que la répétition usés / usait est voulue ?
Merci pour votre avis.

La répétition est non voulue. Elle vous fait grincer les dents ?
Pas plus que ça. Mais bon, ce que j'en disais…

Tu devrais pouvoir trouver un autre verbe, pour exprimer "user une oreille avec les dents"
Je trouverai ça lors des réécritures. Pour l'heure, j'avais simplement un doute pour "qu'il lui" et "qui lui". 😉
Bonjour,

Ayant encore du mal à différencier les deux formes, j'aimerais avoir vos avis :

J'aimerais savoir s'il faut mieux dire : "Je ferai ce qu'il est nécessaire afin de …" ou "Je ferai ce qui est nécessaire afin de …" ou si les deux peuvent se dire.

Merci d'avance
Bonjour Nicolas,
D'abord, c'est je ferai et différencier !
Je ferai ce qui est nécessaire pour...
ou
Je ferai ce qu'il est nécessaire de faire pour...
Pour la première forme, on peut comparer :
Le travail est nécessaire pour réussir.
Pour la seconde forme :
Il est nécessaire de travailler pour réussir
Je vous remercie pour la correction de ces premières erreurs (grossières j'en conviens). J'ai modifié mon message afin de les corriger.

Je vous remercie également pour ces éclaircissements.
Bonjour à tous,
Cette phrase est-elle correcte ? : Regardons aujourd'hui ce qui est advenu.
Ou doit-on dire […]ce qu'il est […]
Merci beaucoup
Bonsoir.

Les deux constructions (construction impersonnelle ou non ) sont correctes et le sens est le même.
Il est advenu quelque chose > ce qu'il est advenu.
Quelque chose est advenu > ce qui est advenu
Merci beaucoup Jehan!
Bonsoir.
Les journalistes utilisent systématiquement les formulations: "Dites-moi ce qu'il se passe en ce moment à Matignon", " Nous ne savons toujours pas ce qu'il s'est passé au large des côtes australiennes", "Qu'est-ce qu'il se passe en ce moment à Bangui?" ou " La famille porte plainte contre l'hôpital pour savoir ce qu'il s'est passé" (exemples tirés de la presse écrite, de la radio et de la télévision).
A chaque fois je sursaute. Ces formulations me semblent incorrectes. Je me dis que je n'utiliserais pas ces formes. Les écrivains ne les utilisent d'ailleurs jamais.
Voici quelques exemples tirés de la littérature:
"Dans sa cour, dans son coeur, dis-moi ce qui se passe" (Racine, Andromaque, Acte I, sc.1).
"Voici dans ce moment ce qui se passa dans l'âme de Candide" (Voltaire, Candide, IX).
"Ils lui racontèrent tout ce qui s'était passé depuis la conclusion de la paix" (Flaubert, Salambô, VII).
Finalement, les formes utilisées par les journalistes ne sont-elles pas plus lourdes et maladroites. Cherchent-ils à nous imposer un français au rabais?