Version - Hérodote, Histoire, livre huitième (Uranie)

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Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonsoir,


J'ai une version à rendre vendredi, et un passage en particulier m'embête. Voici l'extrait :

54. Σχὼν δὲ παντελέως τὰς Ἀθήνας Ξέρξης ἀπέπεμψε ἐς Σοῦσα ἄγγελον ἱππέα Ἀρταβάνῳ ἀγγελέοντα τὴν παρεοῦσάν σφι εὐπρηξίην. Ἀπὸ δὲ τῆς πέμψιος τοῦ κήρυκος δευτέρῃ ἡμέρῃ συγκαλέσας Ἀθηναίων τοὺς φυγάδας, ἑωυτῷ δὲ ἑπομένους, ἐκέλευε τρόπῳ τῷ σφετέρῳ θῦσαι τὰ ἱρὰ ἀναβάντας ἐς τὴν ἀκρόπολιν, εἴτε δὴ ὦν ὄψιν τινὰ ἰδὼν ἐνυπνίου ἐνετέλλετο ταῦτα, εἴτε καὶ ἐνθύμιόν οἱ ἐγένετο ἐμπρήσαντι τὸ ἱρόν. Οἱ δὲ φυγάδες τῶν Ἀθηναίων ἐποίησαν τὰ ἐντεταλμένα.

55. Τοῦ δὲ εἵνεκεν τούτων ἐπεμνήσθην, φράσω. Ἔστι ἐν τῇ ἀκροπόλι ταύτῃ Ἐρεχθέος τοῦ γηγενέος λεγομένου εἶναι νηός, ἐν τῷ ἐλαίη τε καὶ θάλασσα ἔνι, τὰ λόγος παρὰ Ἀθηναίων Ποσειδέωνά τε καὶ Ἀθηναίην ἐρίσαντας περὶ τῆς χώρης μαρτύρια θέσθαι. Ταύτην ὦν τὴν ἐλαίην ἅμα τῷ ἄλλῳ ἱρῷ κατέλαβε ἐμπρησθῆναι ὑπὸ τῶν βαρβάρων· δευτέρῃ δὲ ἡμέρῃ ἀπὸ τῆς ἐμπρήσιος Ἀθηναίων οἱ θύειν ὑπὸ βασιλέος κελευόμενοι ὡς ἀνέβησαν ἐς τὸ ἱρόν, ὥρων βλαστὸν ἐκ τοῦ στελέχεος ὅσον τε πηχυαῖον ἀναδεδραμηκότα. Οὗτοι μέν νυν ταῦτα ἔφρασαν.

Cette phrase en gras me dérange. On nous a conseillé de voir en "τῷ" et en "τὰ" des pronoms relatifs pour la traduction.
1. Néanmoins, une construction m'échappe. Le "Ἔστι", au vu de son accentuation et de sa position a le sens de "il est", "il y a". Or, après avoir isolé "ἐν τῇ ἀκροπόλι ταύτῃ", il reste un groupe au génitif " Ἐρεχθέος τοῦ γηγενέος λεγομένου […] νηός" et un infinitif "εἶναι", ce que je ne m'explique pas… Quelqu'un pourrait-il m'indiquer où je fais erreur si erreur il y a ? J'ai bien tenté de partir sur un génitif absolu mais ça n'a pas grand sens, et ce serait oublier le "Ἔστι" du début…
2. Certes, j'attends de comprendre l'idée générale pour mieux analyser la suite (notamment la traduction des relatifs), mais le "θέσθαι" de "λόγος μαρτύρια θέσθαι" m'embête également. Pourquoi un infinitif ?

Merci à vous 🙂 !
Bonjour 🙂

Les deux infinitifs appartiennent à des propositions infinitives.

νηὸς τοῦ Ἐρεχθέος τοῦ λεγομένου [γηγενέος εἶναι] (proposition introduite par λεγομένου).

[τὰ (= ἃ, antécédent ἑλαίη + θάλασσα et accord par attraction de l'attribut)] λόγος… [Ποσειδέωνά τε καὶ Ἀθηναίην ἐρίσαντας… μαρτύρια θέσθαι] (proposition introduite par λόγος ; en grec comme en français, des dérivés nominaux peuvent introduire des complétives. On aurait pu avoir aussi λόγος ὅτι κτλ.) ; enfin μαρτύρια est attribut de τά (d'où l'accord, type haec est causa).

Bonne version et bonnes vacances !
Merci bien ! Mais "νηὸς" est bien lui-même, par métathèse de quantité, le génitif de "ναῦς", non ? Il ne peut donc aller avec "Ἔστι" qui attend un nominatif (il est dans… un…) ?!

Je vais travailler attentivement la dernière proposition. J'avais bien pensé à l'infinitive introduite par ledit nom, mais je n'avais pas vu les choses sous cet angle. C'est quand même assez corsé.

P.-S. Et tout ça spontanément, tu m'impressionnes toujours autant 😉 !
νηός = ναός (ionien)
Je n'arrive jamais à faire les transpositions entre dialectes (d'ailleurs, y a-t-il des ouvrages qui s'y consacrent ?), merci beaucoup, Anne ! Vous sauvez la phrase des griffes du traducteur mal avisé que je suis… Dernière petite chose : "μαρτύρια" est très peu clair, c'est une preuve de quoi exactement ? Du fait qu'ils ont été "ἐρίσαντας περὶ τῆς χώρης" ?

Merci beaucoup !!
Oui, c'est cela.
Il y a des livres sur les dialectes, mais je laisse à Arthur le soin de donner ses conseils. Tu trouveras aussi quelques éléments à la fin de la grammaire de Joëlle Bertrand.
Pour le dialecte d'Hérodote, les appendices que l'on trouve dans les grammaires scolaires sont bien suffisants. De toute façon, à l'oral du concours (je doute fort qu'il puisse tomber à l'écrit), toutes les différences sont indiquées en note, même les plus évidentes.
Merci bien. J'ai fini cette version, si ce n'est une petite phrase, dont je comprends le sens, mais que j'analyse mal grammaticalement. Voici :

Ταύτην ὦν τὴν ἐλαίην ἅμα τῷ ἄλλῳ ἱρῷ κατέλαβε ἐμπρησθῆναι ὑπὸ τῶν βαρβάρων·

Je ne parviens pas à rattacher l'infinitif aoriste passif ἐμπρησθῆναι à la phrase. A vrai dire, un τό m'aurait bien arrangé… Je ne crois pas que λαμβάνω ou son dérivé puisse se construire avec une infinitive, ni avec un infinitif d'ailleurs.

Merci à vous ! J'ai rendu mon devoir, avec une traduction par défaut de cette phrase. Mais la question me taraude, vous n'avez aucune idée ?
L'infinitif ἐμπρησθῆναι dépend tout simplement de κατέλαβε, courant dans le sens de "il arriva", et suivi d'un proposition infinitive : "Il arriva donc que cet olivier fut brûlé par les Barbares avec le reste du sanctuaire"