Emploi du subjonctif imparfait
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Bonjour Hwang,
Réponse 2) Il m'aurait, ne fût-ce qu'une seule fois, honorée de ce sourire que vous me vantez si fort …
Gabiana, vous avez surement raison, mais la phrase purgée de l'accessoire sonne bizarrement avec
traitait.
… S’il me traitait diplomatiquement, il m’aurait, ne fût-ce qu’une seule fois honorée de ce sourire que vous me vantez si fort…
On entend mieux avec s'il avait voulu me traiter… Mais peut-être ce qui est écrit avant rend il la chose plus audible.
Remarque : La phrase 2 de notre ami mentionne
serait et non
fûtHwang(moijesuisneant) a écrit :1) Il m'ait, ne soit-ce qu'une seule fois honorée de ce sourire que vous me vantez si fort ?
2) Il m'aurait, ne serait-ce qu'une seule fois honorée de ce sourire que vous me vantez si fort ?
Non, le présent de l'indicatif "soit" ne marche pas ici. C'est nécessairement le conditionnel "serait" ou, plus littéraire, le subjonctif imparfait "fût".
On entend mieux avec s'il avait voulu me traiter… Mais peut-être ce qui est écrit avant rend il la chose plus audible.
Remarque : La phrase 2 de notre ami mentionne serait et non fût
Oui. La phrase n'est pas simple.
Je crois que
ne serait-ce est également possible.
Au fait, il ne s'agit pas ici de subjonctif mais de conditionnel.
Merci, gabiana, lamaneur, et paulang.
Je pense que j'ai insuffisamment formulé ma question.
J'ai voulu savoir comment on exprime la nuance de quelques imparfaits subjonctifs dans la langue parlée (non pas écrit) moderne.
Comment dit(parle-t- ?)-on ceci dans le registre familier ou la conversation quotidienne ?
Ne fût-ce qu'une seule fois, je ne te trahirai pas.
Dussé-je mourir, je n'aimerai que toi.
Merci, encore.
Par exemple :
Je ne te trahirai pas, même une seule fois.
Je ne te trahirai pas, pas une seule fois.
Je ne te trahirai pas, pas même une fois.
Jamais je ne te trahirai.
Je ne trahirai jamais, jamais.
Je n'aimerai que toi, même si je devais (dois) en mourir.
Donc, on a recours aux adverbes…
C'est dommage que les verbes du français parlé aujourd'hui aient perdu une de ses facultés gracieusement expressives.
Grand merci, lamaneur. 🙂
Mais tu peux toujours dire, si tu trouves cela gracieux : Dussé-je en mourir, je ne changerai pas d'avis..
Ce n'est pas complètement hors d'usage. 🙂
Pas complètement, surtout à l'écrit. À l'oral, on préférera peut-être le conditionnel :
Ne serait-ce qu'une seule fois, je ne te trahirai pas.
ou plus probablement :
Je ne te trahirai pas, ne serait-ce qu'une seule fois.
Devrais-je mourir, je n'aimerai que toi.
ou plus probablement :
Je n'aimerai que toi, devrais-je (en) mourir.
Ecoute, j'ai un faible pour dussé-je… 😉
Mais tu as bien le droit. D'ailleurs ce goût pour les joliesses de notre langue est parfois poussé si loin et est si entraînant qu'on trouve aussi des formules comme "dusse-t-il" ou "fusse-t-il" !
https://www.google.com/search?q=dusse-t-il&tbm=bks&cad=hIl faut dire que c'est tentant, vu que dussent-ils et fussent-ils, eux, sont corrects… Hypercorrection, quand tu nous tiens !
La variation est due à la double valeur du passé composé :
- soit aspectuelle, marquant une action achevée au moment présent.
- soit temporelle, comme substitut du passé simple.
Euh… Je ne vois pas trop le rapport avec cette discussion sur le subjonctif imparfait.
À quel message réponds-tu ?
Merci à tous !
J'apprends beaucoup ici. 🙂
Bonjour à tous,
Je pensais avoir enfin compris quand utiliser l'imparfait du subjonctif ou le passé simple, mais un test sur un autre site (je ne sais pas si je peux joindre le lien) est entrain de me dire - sans aucune explication - que je n'ai toujours pas compris. En effet, le site recommande l'usage de l'imparfait du subjonctif dans les phrases suivantes:
"Je ne me suis pas levé bien qu'elle frappât à la porte."
"Nous étions heureux qu'elle revînt pour nous voir."
Je ne comprends pas! Dans la première phrase, la personne a vraiment frappé à la porte! Donc pourquoi pas le passé simple? Même constat pour la seconde phrase…
Une subtilité m'échappe-t-elle, ou ce site n'est pas très fiable? Je précise que dans ce même test, le site recommande l'usage du passé simple dans des phrases telles que
"Il lui a présenté ce produit qu'il voulut tout de suite".
Perdu. Je suis per-du.
Merci d'avance,
Alex
Concernant le subjonctif vous devez pouvoir trouver le pourquoi
iciêtre heureux est tout au début (sentiment) et
bien que qui se trouve très bas (Critères formels : après certaines conjonctions. /concessions)
Merci Paulang, tout est clair maintenant: c'est vraiment compliqué!
Alex H a écrit :Je ne me suis pas levé bien qu'elle frappât à la porte.
Je ne comprends pas! Dans la première phrase, la personne a vraiment frappé à la porte! Donc pourquoi pas le passé simple ?
L'emploi du subjonctif dans une telle subordonnée de concession n'est pas purement formel.
Le fait est certes réel, mais il n'a pas eu la conséquence attendue : tout s'est passé ensuite comme s'il ne s'était pas réellement produit. La grammaire Riegel parle à ce sujet de "cause inopérante".
En fait, on emploie le subjonctif non pas forcément pour les actions non réelles, mais à chaque fois que l'interprétation de l'action est plus importante que le fait réel.
Ce qui est important dans cette subordonnée de concession, ce n'est pas qu'elle ait réellement frappé, c'est que cette action ait été inutile.
Nous étions heureux qu'elle revînt pour nous voir.
Ce qui est exprimé, c'est notre sentiment à propos de ce retour.
Ce n'est pas un simple constat du retour.
Hum. L'imparfait du subjonctif semble posséder plus d'exceptions que de règles! Je me penche sérieusement dessus depuis hier, et relisant mon manuscrit j'ai choisi de changer une phrase:
"Elle nourrit le chat avant qu'il ne la harcelât" (qui est, semble-t-il, la forme classique, académique) est donc devenu:
"Elle nourrit le chat avant qu'il ne la harcèle" (sachant que si elle ne le nourrit pas, il la harcèlera forcément).
(Le verbe nourrir est bien sûr au passé simple).
Il semblerait que cette forme issue de l'oral soit maintenant (est maintenant?) tolérée à l'écrit. Est-ce exact?
Quoiqu'il en soit, j'espère que les lecteurs professionnels dans les maisons d'édition sont indulgents sur le sujet…