Bonjour à tous,
Je me suis inscrite récemment sur ce forum mais je le connais depuis un bon moment, il m'a beaucoup servi dans mes études. Je suis en prépa et j'ai un devoir de latin à rendre, j'ai déjà fait les parties "Vocabulaire" et "Commentaire" mais j'ai quelques soucis pour la partie "Grammaire".
Je ne vous demande en aucun cas de me rédiger des réponses toutes cuites, je vous présente tout d'abord les miennes. J'aimerais avoir quelques pistes qui m'aideront. 🙂
Je vous remercie d'avance,
A bientôt.
Terra ipsa fertilior erat inlaborata et in usus populorum non diripientium larga. Quidquid
natura protulerat, id non minus inuenisse quam inuentum monstrare alteri uoluptas erat; nec
ulli aut superesse poterat aut deesse: inter concordes diuidebatur. Nondum ualentior
inposuerat infirmiori manum, nondum auarus abscondendo quod sibi iaceret alium
necessariis quoque excluserat: par erat alterius ac sui cura. (41) Arma cessabant incruentaeque
humano sanguine manus odium omne in feras uerterant. Illi quos aliquod nemus densum a sole
protexerat, qui aduersus saeuitiam hiemis aut imbris uili receptaculo tuti sub fronde uiuebant,
placidas transigebant sine suspirio noctes. Sollicitudo nos in nostra purpura uersat et acerrimis
excitat stimulis: at quam mollem somnum illis dura tellus dabat! (42) Non inpendebant caelata
laquearia, sed in aperto iacentis sidera superlabebantur et, insigne spectaculum noctium,
mundus in praeceps agebatur, silentio tantum opus ducens.
La terre, alors non cultivée, en était plus fertile, et fournissait abondamment aux besoins des peuples qui ne s'arrachaient point ses produits. Ce que la nature produisait de bon, on n'avait pas moins de plaisir à le montrer aux autres qu'à le trouver: on n'avait jamais ni trop ni trop peu ; car tout se partageait comme entre frères. Le plus fort n'avait pas encore mis la main sur le plus faible: l'avare, en cachant ses trésors inutiles pour lui, n'avait pas encore privé les autres du nécessaire; on avait autant de soin d'autrui que de soi-même. Les armes restaient oisives et pures de sang humain ; les mains alors n'employaient leur violence que contre les bêtes féroces. Ceux qui trouvaient dans une épaisse forêt un abri contre le soleil, et, dans une misérable cabane couverte de feuilles, un refuge contre les rigueurs de l'hiver et contre la pluie, passaient doucement les nuits sans soupirer. L'inquiétude nous fait tourner dans notre lit de pourpre et nous pique de ses traits acérés : mais quel doux sommeil la dure terre leur offrait. Des ciels lambrissés ne les surplombait pas, au contraire, les astres et le spectacle remarquable des nuits glissaient au-dessus d'eux, qui étaient couchés à ciel ouvert ; l'univers était emporté impétueusement, accomplissant sa tâche en silence.
Sénèque, Lettres à Lucilius XIV, 90 ,40.
- A quoi renvoie le pronom "id" à la deuxième ligne : comment appelle-t-on cette figure de style ?
Le pronom "id" renvoie à "Quidquid". C'est une prolepse.
- Quelle est la fonction des infinitifs "invenisse" et "monstrare" dans la 2e phrase ?
Je bloque un peu sur cette question. J'ai bien repéré que c'était "trouver" et "montrer" et que dans la traduction française, ils ont pour fonction : complément d'objet indirect. J'ai aussi vu qu'il y a "erat" à l'imparfait mais je ne sais pas cela peut me servir ou non.
- Le verbe "dividebatur" a-t-il un sujet personnel ? Comment traduire cette construction ?
Je ne vois pas de sujet personnel, mais je ne sais pas expliquer comment traduire cette construction. J'ai tout de même fait ceci qui est sûrement un bon début : "Dividebatur" (morphème "ba" qui évoque la présence d'un imparfait + marques de la 3e personne "tur" au passif"). Ce verbe vient du verbe latin "divido, is, ere, visi, visum" qui signifie "diviser, partager".
- De quel verbe "illi" à la ligne 6 est-il un sujet ? Par quel mot est-il repris ? Par quelle construction est-il spécifié ?
- "Illi" est le sujet de "vivebant"
- Il est repris par "quos".
- ?
Je me suis inscrite récemment sur ce forum mais je le connais depuis un bon moment, il m'a beaucoup servi dans mes études. Je suis en prépa et j'ai un devoir de latin à rendre, j'ai déjà fait les parties "Vocabulaire" et "Commentaire" mais j'ai quelques soucis pour la partie "Grammaire".
Je ne vous demande en aucun cas de me rédiger des réponses toutes cuites, je vous présente tout d'abord les miennes. J'aimerais avoir quelques pistes qui m'aideront. 🙂
Je vous remercie d'avance,
A bientôt.
Terra ipsa fertilior erat inlaborata et in usus populorum non diripientium larga. Quidquid
natura protulerat, id non minus inuenisse quam inuentum monstrare alteri uoluptas erat; nec
ulli aut superesse poterat aut deesse: inter concordes diuidebatur. Nondum ualentior
inposuerat infirmiori manum, nondum auarus abscondendo quod sibi iaceret alium
necessariis quoque excluserat: par erat alterius ac sui cura. (41) Arma cessabant incruentaeque
humano sanguine manus odium omne in feras uerterant. Illi quos aliquod nemus densum a sole
protexerat, qui aduersus saeuitiam hiemis aut imbris uili receptaculo tuti sub fronde uiuebant,
placidas transigebant sine suspirio noctes. Sollicitudo nos in nostra purpura uersat et acerrimis
excitat stimulis: at quam mollem somnum illis dura tellus dabat! (42) Non inpendebant caelata
laquearia, sed in aperto iacentis sidera superlabebantur et, insigne spectaculum noctium,
mundus in praeceps agebatur, silentio tantum opus ducens.
La terre, alors non cultivée, en était plus fertile, et fournissait abondamment aux besoins des peuples qui ne s'arrachaient point ses produits. Ce que la nature produisait de bon, on n'avait pas moins de plaisir à le montrer aux autres qu'à le trouver: on n'avait jamais ni trop ni trop peu ; car tout se partageait comme entre frères. Le plus fort n'avait pas encore mis la main sur le plus faible: l'avare, en cachant ses trésors inutiles pour lui, n'avait pas encore privé les autres du nécessaire; on avait autant de soin d'autrui que de soi-même. Les armes restaient oisives et pures de sang humain ; les mains alors n'employaient leur violence que contre les bêtes féroces. Ceux qui trouvaient dans une épaisse forêt un abri contre le soleil, et, dans une misérable cabane couverte de feuilles, un refuge contre les rigueurs de l'hiver et contre la pluie, passaient doucement les nuits sans soupirer. L'inquiétude nous fait tourner dans notre lit de pourpre et nous pique de ses traits acérés : mais quel doux sommeil la dure terre leur offrait. Des ciels lambrissés ne les surplombait pas, au contraire, les astres et le spectacle remarquable des nuits glissaient au-dessus d'eux, qui étaient couchés à ciel ouvert ; l'univers était emporté impétueusement, accomplissant sa tâche en silence.
Sénèque, Lettres à Lucilius XIV, 90 ,40.
- A quoi renvoie le pronom "id" à la deuxième ligne : comment appelle-t-on cette figure de style ?
Le pronom "id" renvoie à "Quidquid". C'est une prolepse.
- Quelle est la fonction des infinitifs "invenisse" et "monstrare" dans la 2e phrase ?
Je bloque un peu sur cette question. J'ai bien repéré que c'était "trouver" et "montrer" et que dans la traduction française, ils ont pour fonction : complément d'objet indirect. J'ai aussi vu qu'il y a "erat" à l'imparfait mais je ne sais pas cela peut me servir ou non.
- Le verbe "dividebatur" a-t-il un sujet personnel ? Comment traduire cette construction ?
Je ne vois pas de sujet personnel, mais je ne sais pas expliquer comment traduire cette construction. J'ai tout de même fait ceci qui est sûrement un bon début : "Dividebatur" (morphème "ba" qui évoque la présence d'un imparfait + marques de la 3e personne "tur" au passif"). Ce verbe vient du verbe latin "divido, is, ere, visi, visum" qui signifie "diviser, partager".
- De quel verbe "illi" à la ligne 6 est-il un sujet ? Par quel mot est-il repris ? Par quelle construction est-il spécifié ?
- "Illi" est le sujet de "vivebant"
- Il est repris par "quos".
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