Jean Giono, Le Hussard sur le toit

Entraide scolaire

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Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour à vous tous,

J'ai étudié le français à l'université en Chine et je prépare mon mémoire de la littérature française sur le style chez Jean Giono dans Le Hussard sur le Toit.

Maintenant, j'ai fini de lire Le Hussard sur le Toit et commencé à lire sa biographie: GIONO par lui-même, écrit par Claudine Chonez, édition du seuil, 1er trim,1956.

Je voudrais écrire mes idées après la lecture quotidienne pour échanger les esprits et pour améliorer le niveau de la langue française en espérant atteindre le niveau de poursuivre mes études de Giono à l'Université de Provence (Je sais qu'il y a un centre de recherche sur Giono). En chine, il y a peu de personne qui le connaît et qui l'étudie profondément même mon professeur.

Voilà mes études d'aujourd'hui:

Aujourd'hui, je commence à lire la biographie de Jean Giono, écrit par Claudine Chonez, l'une des premères femmes qui fut le métier de correspondante de guerre, pour trouver la relation entre la création littéraire et la vie de ce grand écrivain.
Après la lecture du portrait de Giono, je trouve deux Giono différents, avant guerre et après guerre et l'auteur de ce livre a dit: " Quelque chose pourant s'est profondément modifié: les rapports humains." Selon mes études sur Giono, je sais que avant la guerre, son style était plus lyrique et moraliste. Mais je ne sais pas comment analyser les rapports humains dans l'oeuvre Le Hussard sur le Toit. Quel est le changement après la guerre? Que'est-ce que c'est "les rapports humains" dans son oeuvre ou ses oeuvres?


Vous voulez échanger les études sur Giono? vous voulez me proposer quelques points de vue faire mes études? et pourriez-vous m'aider à corriger mon écirture?


Et si vous faites des études de la littérature comparée française-chinoise, je veux bien vous aider! N'hésitez pas de me poser de questions!
Bonjour Jia,

Je veux bien t'aider à améliorer ton expression et à échanger sur Giono ou Stendhal.
Tu peux notamment regarder ce que j'ai écrit sur un de ses romans, ici https://www.etudes-litteraires.com/giono/.
Giono est en effet un auteur difficile en raison d'un style très personnel et d'un vocabulaire marqué par les provincialismes et italianismes…

Voilà une correction de ta première publication
Aujourd'hui, je commence à lire la biographie de Jean Giono, écrit par Claudine Chonez, l'une des premières femmes qui exerça le métier de correspondante de guerre, pour trouver la relation entre la création littéraire et la vie de ce grand écrivain.
Après la lecture du portrait de Giono, je trouve deux Giono différents, avant-guerre et après-guerre,d'ailleurs l'auteur de ce livre a dit : " Quelque chose pourtant s'est profondément modifié: les rapports humains." Selon mes études sur Giono, je sais que avant la guerre, son style était plus lyrique et moraliste. Mais je ne sais pas comment analyser les rapports humains dans l'oeuvre Le Hussard sur le Toit. Quel est le changement après la guerre? Qu'est-ce que c'est "les rapports humains" dans son oeuvre ou ses oeuvres?
Les rapports humains sont, pour simplifier, la manière dont Giono apprécie les relations entre les êtres. Si tu lis les pages que je t'ai indiquées, tu trouveras des renseignements à ce sujet. Disons qu'à l'optimisme et au panthéisme d'avant-guerre ont succédé le pessimisme et l'agnosticisme.
Merci beaucoup Jean-Luc, j'ai téléchargé la version pdf des Ames fortes de Jean Giono que vous m'avez proposée.

J'ai une question sur un mot dans votre publication:

Disons qu'à l'optimisme et au panthéisme d'avant-guerre ont succédé le pessimisme et l'agnosticisme.

Ici, panthéisme, qu'est-ce qu'il signifie?

Je cherche le sens de ce mot dans le dictionnaire:

n.m. panthéisme (angl. pantheism, de pan- et du gr. theos, dieu)
1. Système religieux, philosophique qui identifie Dieu et le monde.
2. Divinisation de la nature.


Mais je ne comprends plus. C'est un mot vient du dieu Pan, qui est le génie de la nature sauvage?

Avant la guerre, Giono a décrit la nature pleine d'espoire, on peut trouver son amour de la nature dans ses oeuvres, c'est l'optimisme.
Selon le dictionnaire, le pathéisme, c'est le système de croyance ou de philosophie.
Mais je pense que vous utilise ce mot comme le synonyme de l'optimisme. Est-ce que je peux l'associer à la trilogie panthéiste de Giono?

Merci de votre correction et de votre explication! Merci beaucoup!
La publication d'aujourd'hui un peu plus tard.
Bonjour Jia,

Le panthéisme est pour Giono la reconnaissance des liens étroits qui unissent l'homme à la création. Dans l'œuvre d'avant-guerre, l'homme apparaît comme un fils de la nature, comme un enfant de la Terre-mère. Giono développe les grands espaces, l'accord avec les saisons, l'immersion dans la palingénésie universelle, la renaissance et le bonheur dans une vie agreste. L'homme est invité à se laisser conduire par l'instinct des origines. Ces forces vitales puissantes appellent l'homme à domestiquer la terre, elles sont aussi une invitation à former de petits groupes, familles élargies, qui permettront l'épanouissement des individus. Le roman le plus caractéristique à ce sujet (mais aussi le plus ambigu) est peut-être Que ma joie demeure.

Ce panthéisme est optimiste parce qu'il fait confiance à l'homme, lui confère la possibilité d'échapper à sa solitude, lui permet de se dépasser et de s'accomplir. Il ne faut pas oublier que Giono a été traumatisé par la barbarie du Premier Conflit mondial. Pour retrouver des raisons de vivre, malgré l'horreur et l'absurdité, Giono a inventé une voie de salut dans un retour à la terre. Au lieu de l'exercer dans une volonté de puissance destructrice, l'homme peut canaliser sa violence intérieure dans la domestication respectueuse de la nature sauvage.

Ces propos sont un peu simplificateurs, mais ils donnent un fil conducteur pour la compréhension de la première manière chez notre auteur.

Le panthéisme est cette sensibilité religieuse qui ne distingue plus le créateur de sa création. Dieu est dans tout, tout est Dieu. C'est une perception païenne. La conséquence immédiate est que la créature est elle-même une parcelle de la divinité…

Quant au dieu Pan, regarde cette page de Wikipedia https://fr.wikipedia.org/wiki/Pan_%28mythologie%29. Son nom provient de la même racine grecque qui signifie "tout", mais c'est une divinité individualisée dans le panthéon (sauf dans la tradition orphique).

Voilà pour aujourd'hui.

Bonne journée.

Tu peux me tutoyer, car je ne suis pas dans la relation professeur/élève. Ici nous échangeons nos impressions, nos réactions et nos interrogations.
Bonjour à tous,
Je suis nouvelle sur ce site, donc je ne sais pas forcément comment m'y prendre.
En première L, je passe bientôt mon oral de français, et je voudrais savoir si "Le hussard sur le toit", de Jean Giono pourrait être évoqué en lecture complémentaire ou en ouverture pour "La Peste" de Camus. Mes connaissances sont basiques, mais je ne sais pas si l'idée du "héros" et l'allégorie du mal présent au sein de l'humanité avec le parallèle peste/choléra pourrait bien correspondre et m'éviter le hors sujet.
Je suis consciente de demander un peu tard, mais je n'ai fait qu'une première lecture (j'ai plus ou moins survolé le livre en réalité :/ ), et je voulais m'en assurer avant d'effectuer une seconde lecture plus poussée.
Voilà, merci d'avance si certains ont des réponses 🙂
Bonjour et bienvenue.

https://www.xxvemeheure.com/archives/2012/06/17/24519530.html
Bonjour,

Les deux récits présentent en effet des ressemblances, notamment celles de l'étude de la nature humaine face à une épidémie qui met à nu les instincts primitifs.
Cependant les deux projets différent notablement :
- Camus développe un pessimisme certain, la mort est omniprésente, les personnages sont ternes pour la plupart.
- Giono écrit un hymne à la vie et à l'amour, ses héros sont jeunes, fougueux et vertueux.
Le rapprochement demeure pertinent à condition de bien tenir compte du caractère romantique du roman de Giono dans lequel le choléra est destiné à faire ressortir le destin hors norme d'Angelo et de Pauline.
Merci beaucoup floréale pour ce lien, il m'est utile pour resituer l'histoire et l'auteur dans mon plan. 🙂


Merci aussi Jean-Luc, je pourrais donc évoquer le récit de Giono en parrallèle à Camus, avec un point de vue radicalement différent sur la condition humaine?

-Pour Camus : Un combat éternel pour faire partie des ces "médecins" comme Rieux qui refuse d'abandonner, contrairement aux autres.
-Pour Giono : Un éloge de l'Homme qui représente à la fois le mal et le bien dont il peut faire preuve par les actes d'Angelo.
Cette conclusion correspond-t-elle au lien, et donc aux différences entre ces deux récits?
Jean-Luc m'ôte une partie de ma réponse de la plume…
Mais je ne suis pas tout à fait d'accord avec son pessimisme pour la Peste.
Dans les deux cas, la maladie fonctionne en effet comme un symbole : elle met en lumière les attitudes différentes de l'Homme face à son destin irrémédiable et qu'il peut juger absurde : la mort (la Peste), ou plus simplement les défauts, les qualités et les sentiments "forts" des hommes (égoïsme ou altruisme, amour, sens du devoir, etc…) dans le Hussard.
Dans les deux cas, on ne semble contaminé par le fléau que si l'on en a peur ou si on lui cède.
Le fléau révèle l'homme et esquisse l'image de sa régénération.