Déclinaisons en français

Langue française

26 réponses · Page 1 / 2

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour,
j'ai toujours entendu dire que la langue française n'avait pas de déclinaison, et pourtant, il me semble qu'il y en a quelques unes. Par exemple:

1-
IL viens me voir → Nominatif
Je LE dis a mon ami → accusatif
Je LUI dit quelque chose → datif

2-
QUI vient me voir? → Nominatif
L'ami QUE je rencontre. → Accusatif
L'ami DONT je te parlai. Génitif

Qu'en pensez-vous?
Bonjour.

On peut effectivement considérer cela comme des vestiges de déclinaisons. Mais ils sont vraiment minoritaires. L'immense majorité des mots ne se décline pas.
1-
Il viens vient me voir → Nominatif
Je LE dis à mon ami → accusatif
Je LUI dit dis quelque chose → datif
2-
QUI vient me voir? → Nominatif
L'ami QUE je rencontre. → Accusatif
L'ami DONT je te parlai. GénitifExemple mal choisi. "Je te parlai de mon ami". Plutôt ici un complément de propos, ce qui ne correspond pas au génitif. Un meilleur exemple de génitif : "L'ami DONT je connais le nom" = le nom de l'ami.
Jehan a écrit : L'ami DONT je te parlai. Génitif Exemple mal choisi. "Je te parlai de mon ami". Plutôt ici un complément de propos, ce qui ne correspond pas au génitif.
Cela fait donc un merveilleux vestige de l'ablatif.
Oui, en effet.

Mais pourquoi parler de "vestiges de déclinaisons" et pas de déclinaisons?
Ces rares pronoms "déclinables" prennent effectivement des formes différentes selon leur fonction, mais il n'y a plus de désinences spécifiques comme pour les déclinaisons des noms et des adjectifs en latin, par exemple. D'autre part, l'éventail des "cas" signalés par des formes distinctes est très variable selon les pronoms.

Il peut varier en "le, lui"
Je peut varier en "me"
Nous ne varie pas du tout quelle que soit sa fonction.

Et surtout, l'immense majorité des mots qui étaient déclinables en latin ne le sont plus en français.
Jehan a écrit :Bonjour.

On peut effectivement considérer cela comme des vestiges de déclinaisons.
Pas vraiment des vestiges. Une déclinaison à part entière. Voir le tableau des déclinaisons françaises : .
https://www.google.com//lDx0Iv
Pas vraiment des vestiges. Une déclinaison à part entière.
Il est vraiment exagéré de parler de langue à déclinaison pour le français qui, déjà, ne décline ni le nom, ni l'adjectif qualificatif…
@Géhel

Ce tableau se signale par son manque extrême de rigueur ; on sent que son auteur (anonyme) veut faire entrer le français dans un système casuel qui ne lui convient pas.
Par exemple, faire de "mien(ne)(s)" le génitif de "je", c'est pousser le bouchon un peu loin.
Dans ce cas, rajoutons aussi mon, ma, mes…
Au lieu de parler de déclinaisons en français, il serait plus pertinent de noter que les pronoms, tous les pronoms, bénéficient d'une sorte d'exterritorialité : ils se déclinent, certains ont le genre neutre, ce qui justifierait de leur consacrer une étude particulière.
Mais peut-on véritablement parler de déclinaison pour des pronoms personnels comme nous ou vous, qui gardent la même forme quelle que soit leur fonction, leur genre, leur nombre ?

Peut-on parler de déclinaison pour les pronoms possessifs (le mien…) qui se contentent de varier en genre (masculin / féminin) et en nombre (singulier/pluriel) ? C'est aussi le cas de plusieurs pronoms indéfinis. À ce compte, de très nombreux noms se déclineraient aussi…
A ce compte l'anglais aussi se décline.
He, him, she, her, they, them..my, your, her, his, its,… mine, yours, …and so on.
Ou l'espagnol.
Yo, me, tu, te, el, se, usted, nosotros, nos, vosotros, os….
Je ne crois pas que l'on puisse parler de déclinaison chaque fois qu'un mot change de forme au singulier ou au pluriel ou éventuellement selon qu'il est COD ou sujet.
Ce ne sont effectivement des vestiges de déclinaison, rien de plus.
Je m'ébahis de l'application que certains mettent à ne jamais comprendre où je veux en venir… qui provient peut-être d'une maladresse de ma part à m'exprimer !

Je signalais seulement qu'en français la déclinaison ne subsiste, à titre résiduel, tantôt plus, tantôt moins, que dans la seule classe des pronoms. Ce n'est pas sans entraîner une syntaxe spécifique : place dans la chaine syntagmatique, effacement de la préposition et ainsi de suite.
Nous ne change pas de forme ? En latin non plus : ses cas directs étaient invariablement nos. Intéressant de noter que le relatif et le pronom de troisième personne ont gardé des cas obliques.
Je m'ébahis de l'application que certains mettent à ne jamais comprendre où je veux en venir
Je ne sais pas si je suis visée, mais étant donné que j'ai écrit le message précédent, je le suppose. Je ne vois pas effectivement où on cherche à en venir en disant qu'en français la déclinaison subsiste. C'est une simple querelle de termes.
La déclinaison est vivante dans certaines langues, le russe l'allemand, le grec moderne (et encore bien simplifiée), mais pour le français on ne parle pas de déclinaison. Point. On ne va pas ergoter sur ce point, tout de même ?
Nous ne change pas de forme ? En latin non plus
N. nos
Acc. nos
Gén. nostri ou nostrum
Dat. nobis
Abl. nobis.
Jehan a écrit :Par exemple, faire de "mien(ne)(s)" le génitif de "je", c'est pousser le bouchon un peu loin.
Dans ce cas, rajoutons aussi mon, ma, mes…
Pas tout à fait, mon, ma, mes… n'ont pas d'emploi pronominal, au contraire de "mien", qui peut donc assez logiquement être considéré comme un génitif de "je/moi", tout comme "leur" est clairement un génitif latin "illorum". Cette terminaison rappelle les traces d'un autre génitif, celui qu'on retrouve dans Chandeleur, issu de candelorum, candelarum.
Laoshi a écrit :
Je m'ébahis de l'application que certains mettent à ne jamais comprendre où je veux en venir
Je ne sais pas si je suis visée, mais étant donné que j'ai écrit le message précédent, je le suppose. Je ne vois pas effectivement où on cherche à en venir en disant qu'en français la déclinaison subsiste. C'est une simple querelle de termes.
La déclinaison est vivante dans certaines langues, le russe l'allemand, le grec moderne (et encore bien simplifiée), mais pour le français on ne parle pas de déclinaison. Point. On ne va pas ergoter sur ce point, tout de même ?
Nous ne change pas de forme ? En latin non plus
N. nos
Acc. nos
Gén. nostri ou nostrum
Dat. nobis
Abl. nobis.
Parfaitement, Gabiana, c'est votre incompréhension que je vise : je ne dis pas que le français est une langue flexionnelle, je dis seulement qu'une catégorie, les pronoms, présente des caractéristiques particulières : ils se déclinent, résiduellement, ils ont une syntaxe à part, bref, ils méritent de ne pas être mis dans le sac général.
Pour la déclinaison de nous, je vous donne acte que j'ai manqué de précision : je ne visais que les cas directs, dont dérive la forme française.

Pour faire court, je n'ergote pas, je déplace le terrain de la discussion, passant du point particulier (déclinaison, ou pas déclinaison ?) au général : particularité des pronoms et des seuls pronoms.
Lamaneur a écrit :mon, ma, mes… n'ont pas d'emploi pronominal, au contraire de "mien", qui peut donc assez logiquement être considéré comme un génitif de "je/moi", tout comme "leur" est clairement un génitif latin "illorum". Cette terminaison rappelle les traces d'un autre génitif, celui qu'on retrouve dans Chandeleur, issu de candelorum, candelarum.
Ce serait plutôt l'emploi adjectival de mien qui en ferait une sorte de génitif du pronom:
cette œuvre mienne(Gide) > cette œuvre de moi
J'ai du mal, en revanche, à trouver un exemple dans lequel le pronom possessif (le) mien serait remplaçable par "de moi"…

Tout comme c'est l'adjectif possessif leur (et non le pronom possessif (le) leur ) qui correspond le mieux au génitif de illorum : leur maison = la maison de ceux-ci, de "eux".

Il y a aussi des traces de génitif latin dans certains toponymes.
Ainsi Villefrancœur (Loir-et-Cher) et Franconville (Val-d-Oise) correspondent-ils à Villa Francorum et à Francorum Villa.
Quant à Port-Vendres, c'est Portus Veneris, le port de Vénus.
Génitif trouvable aussi, naturellement, dans vendredi, jour dédié à Vénus.
Parfaitement, Gabiana, c'est votre incompréhension que je vise
C'est bon. J'ai compris. Rideau pour moi sur ces querelles de clocher.
En quoi est-ce pousser le bouchon ? C'est factuel. Inhabituel, mais nullement faux.

D'accord avec @Delia, c'est résiduel. Mais non moins réel.

Clairement, si l'on m'avait expliqué cela quand j'ai appris le latin et l'allemand, cela m'aurait aidé à trouver leurs déclinaisons plus naturelles… J'ai cité le tableau que j'ai trouvé, car je l'ai utilisé pour mes fils, qui à leur tour peinent sur le latin. Et ils s'en sont trouvés mieux !
Le français n'est pas une langue à déclinaison. Point barre. Et vous n'y changerez rien.