Capes et C2I / CLES

La filière littéraire

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Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour

je ne sais pas si je suis au bon endroit pour parler de cela.

Saviez-vous que désormais pour avoir le CAPES il fallait être titulaire du C2I niveau 2 (diplôme informatique) et du CLES niveau 2 (diplôme de langue) Oui?

Eh bien! Saviez-vous que! si nous avons le CAPES mais PAS le C2I et/ ou le CLES NOUS PERDIONS LE BENEFICE DU CONCOURS?

Je suis littéralement choquée devant cette réforme inacceptable!
Que nous puissions enseigner le FRANCAIS sans un diplôme de langue et d'informatique, passe encore (quoique avouons-le c'est ABSURDE) mais que nous devions repasser le CAPES c'est carrément délirant.
Les deux choses ne sont pas liées et un CAPES est si dur à avoir qu'on pourrait bien nous le sucrer, tu l'as! Ah bah tu l'as pas, parce qu'on sait pas parler suffisamment anglais (et surtout dans ce cas pourquoi avoir supprimé l'épreuve de langue…) ou faire des cours d'informatique…
Je m'étonne surtout qu'à part dans ma classe (master enseignement) personne ne s'en étonne…

Voilà, je voulais juste le faire savoir si certains l'ignoraient.

Mais il y a plus absurde encore! (oui oui…) dans le C2I un module est obligatoire à valider, en gros en stage, faire un cours sur l'ordi avec des élèves, mettre en gros en pratique les trucs d'informatique, MAIS, si quelqu'un par exemple qui bosse à France Télécom veut devenir enseignant, veut passer le CAPES, le pauvre ne l'aura probablement jamais étant donné qu'il n'aura pas été en stage et donc n'aura pas pu valider ce module donc n'aura pas son C2I donc son CAPES… Génial hein… on est dans une comédie.

Qu'en pensez-vous?
Plus aberrant que de réussir le CAPES sans avoir jamais vu une classe ?
CLES niveau 2 (diplôme de langue)
Sera-t-on obligé de suivre les deux ans de formation pour obtenir ce diplôme ? Ou sera-t-il possible d'entrer directement en deuxième année ? Et faudra-t-il obtenir cela avant de pouvoir s'inscrire au concours ?
et surtout dans ce cas pourquoi avoir supprimé l'épreuve de langue…
Demander au candidat un certain niveau en langue, ce n'est pas la même chose que de lui demander le meilleur… Moi, je préfère ça. Sauf si cela rend nécessaire une formation de deux ans que je n'ai pas du tout.
Apparemment, le certificat de langue ne concerne pas les élèves disposant d'au moins 120 crédits ECTS dans une licence de langues (LEA et LLCE). Les anciens élèves de classes préparatoires aux grandes écoles ont donc intérêt à demander cette seconde équivalence (et le diplôme de DEUG) pour en être dispensés.
Mais est-ce normal de supprimer l'obtention d'un concours à ceux qui ont travaillé un nombre incalculable d'heures à cause d'un diplôme de langue et d'informatique.
Je rappelle que mon objectif est d'être prof de français je ne veux pas enseigner l'espagnol ou l'anglais, je ne veux pas être prof des écoles.

Au lieu de nous barder de diplômes tous plus théoriques les uns que les autres, ne devrait-on pas avoir droit à des stages?

Ce n'est pas la validation d'un savoir en langue et en informatique qui fera de moi une bonne prof de français.

Et non ces diplômes tu les passes quand tu veux mais si tu n'es pas dans un cadre scolaire, c'est payant.

Mais de toute façon il faut obligatoirement le master pour s'inscrire au CAPES.
Nayade, je savais cela et je suis aussi scandalisée que toi. Tu as absolument raison. En plus, pour le c2i e2 (car il ne s'agit pas du c2i niveau 1), il n'y a pas forcément de formation dans toutes les facs. Pour le cles e2, il n'y en a pas non plus. On doit se préparer seul et être bilingue. Nous devons savoir nous exprimer sur n'importe quel sujet transversal. Perso, j'ai fait du latin avant et ça fait bien 5 ans que je ne pratique plus l'anglais. En plus, il ne faut pas se leurrer: le niveau en langue est mauvais en France. J'avais d'excellents notes en gb et en allemand mais lors d'un séminaire en Allemagne avec 26 autres jeunes venus de toute l'Europe, je me suis vite rendu compte que j'étais la seule à ne rien comprendre en all et en anglais !

J'ai déjà enseigné, j'ai fait mes preuves sur le terrain et avec des élèves au profil différent et très difficiles, ce métier me convient parfaitement mais le gouvernement préfère évincer de futurs bons enseignants au profit de l'anglais et de l'informatique et de X diplômes…

Plutôt qu'une comédie, je dirais que nous sommes dans une tragédie et de mauvaise qualité.

Moi aussi je m'étonne de ce que personne ne risposte.

Pour info, on aurait dû valider ces certificats cette année mais le SNES a réussi à reporter cette réforme absurde pour la session 2012. Bonjour,

On ne te demande pas un certain niveau mais de savoir t'exprimer sur n'importe quel sujet. Pour en avoir parlé avec des gens qui le possèdent, ce diplôme est difficile.

Tu pourras le préparer en même temps que le capes, que le M2, que les stages à faire en M2 et que ton job si tu en as un…ce qui est le cas de bcp d'étudiants. 😐

Il est scandaleux que l'on supprime le capes si durement obtenu pour des compétences qui n'ont absolument rien à voir avec le métier de prof de français. C'est une sélection débile. On ferait mieux de tester les étudiants sur le terrain, après formation pratique bien-sûr. Mais ça, il n'y en a pas. Ce n'est pas le mois de stage qui formera suffisamment. Un fois nommé stagiaire, on sera placé devant des classes de 30 élèves qui ne feront pas de cadeau et qui cerneront tout de suite la personne qu'ils auront en face d'eux. Et ce, à temps plein bien-entendu.

Si, comme cela est courant, le stagiaire échoue, il pourra toujours aller postuler dans les entreprises, il sera beau avec son master de lettres et son cles !
Ça ne me choque pas qu'on veuille exiger une certaine compétence minimale en langues et en informatique, vu leur place actuelle dans la société, mais il me semble peu pertinent d'exiger ces certificats des lauréats du CAPES uniquement. Les demander pour l'obtention du concours donne l'impression qu'ils sont inutiles, puisqu'évidemment les enseignants ne sont pas ceux qui ont le plus besoin de ces compétences. Ces certificats devraient tout simplement être exigés pour entrer à l'université, pour être sûr que l'ensemble des nouvelles génération de travailleurs soit apte à travailler en anglais et sur support informatique. Il n'est pas logique que seuls les futurs enseignants doivent produire ce certificat.
On ne te demande pas un certain niveau mais de savoir t'exprimer sur n'importe quel sujet. Pour en avoir parlé avec des gens qui le possèdent, ce diplôme est difficile.
Difficile comment ? Est-ce qu'il y a un espoir pour les gens qui n'ont qu'un niveau moyen au moment de commencer leur préparation ?
Je n'ai pas réellement d'avis sur l'opportunité d'une certification en informatique. En revanche, sur les langues, certains propos tenus plus haut sont tout à fait exagérés !
Ocean a écrit :Pour le cles e2, il n'y en a pas non plus. On doit se préparer seul et être bilingue.
Effectivement, il est assez absurde de n'accepter qu'un seul test, alors même que celui-ci est très peu reconnu et qu'il en existe déjà de nombreux (IELTS - TOEFL - TOEIC pour citer les trois plus fréquents). Certains établissements (IEP et écoles de commerce notamment ; d'autres comme l'ENS réfléchissent à rendre obligatoire au moins un an à l'étranger) commencent à en exiger un pour l'obtention de leur diplôme. De plus, la fréquence d'organisation du test CLES a l'air pour l'heure très limitée, les tests ayant lieu de surcroît uniquement en France et aucun test de niveau 3 (dont le descriptif semble davantage correspondre aux compétences minimales attendues d'un professeur, d'ailleurs) n'étant organisé, semble-t-il… 🙄

En revanche je ne vois pas en quoi ce test devrait se préparer… il vise à évaluer une compétence, qu'on a ou qu'on n'a pas. De plus, on vous laisse le choix entre 9 langues ! Pour les autres tests, il existe certes de nombreuses annales, mais elles se révèlent assez inutiles, pour peu qu'on sache au moins en quoi consistent les épreuves ; et si l'on ne s'est pas entraîné (c'était mon cas pour le DAF et les épreuves de writing et speaking de l'IELTS récemment), cela ne compromet en rien les chances de succès.

Quant à parler de bilinguisme… c'est tout à fait hors propos. Le test correspond au niveau B2 du CECRL ! Soit le niveau attendu pour le baccalauréat… Il ne me semble pas outrancier d'exiger d'un futur professeur du secondaire qu'il ait au moins les acquis de ses élèves dans toutes les matières générales (et on ne parle que d'une seule langue). Si l'on refuse cela, ce n'est pas la peine de venir pontifier sur la culture générale littéraire… :/ Pour votre information, le niveau B2 correspond à 5/9 au test IELTS, quand le minimum exigé par la plupart des universités pour venir y étudier est de 6.5 (parfois 7.5).
Ocean a écrit :Perso, j'ai fait du latin avant et ça fait bien 5 ans que je ne pratique plus l'anglais.
Penser que la connaissance du latin (toute relative en plus, quand on voit le niveau de l'Université en général, et notamment de certaines) peut se substituer à celle des langues vivantes, et de l'anglais notamment, me paraît de la plus grande naïveté. Dans ces 5 années, vous avez sans doute eu de plus la possibilité de partir à l'étranger si vous ressentiez ce besoin de vous améliorer en langue vivante ; il y a eu un certain nombre de progrès effectués ces dernières années en faveur de la mobilité internationale, mais tous les étudiants ne semblent pas y être encore sensibilisés…
Ocean a écrit :En plus, il ne faut pas se leurrer: le niveau en langue est mauvais en France. J'avais d'excellents notes en gb et en allemand mais lors d'un séminaire en Allemagne avec 26 autres jeunes venus de toute l'Europe, je me suis vite rendu compte que j'étais la seule à ne rien comprendre en all et en anglais !
Et… que proposez-vous ? Si l'on veut y mettre fin, il faut bien commencer par quelque part, et le recrutement des professeurs (pas seulement ceux de langue) est un maillon essentiel. C'est à nous de donner l'exemple, après tout, non ? J'ai presque l'impression (plus bas dans votre message) que vous êtes satisfaite de votre niveau personnel, et que l'on devrait continuer à accepter de recruter des personnes qui ne seront pas capables de se débrouiller à l'étranger ou de lire un ouvrage scientifique en langue étrangère (puisque vous situez vos difficultés au niveau de la compréhension, pas uniquement de l'expression). Personnellement je ne le souhaite pas.
Nayade a écrit :Ce n'est pas la validation d'un savoir en langue et en informatique qui fera de moi une bonne prof de français.
L'examen n'est qu'un moyen bien entendu, mais la compétence qu'il reconnaît est essentielle, surtout aujourd'hui. Vous aurez besoin des outils informatiques pour préparer vos cours et pour les documents que vous produirez pour vos élèves. Vous aurez besoin de vos compétences en langue étrangère en faisant étudier à vos élèves une œuvre de littérature étrangère, ce que, il me semble, vous êtes de plus en plus appelée à faire (avec l'introduction de cours de littérature étrangère), et éventuellement aussi pour vous documenter sur un auteur français (ce qui est plus dispensable pour un enseignant du secondaire). Et au-delà de ça, le concours répond à un impératif de sélection, je ne pense pas que vous pensiez vraiment que tout ce que vous apprenez en le préparant vous servira ensuite au quotidien : il en va de même ici. Bref, je ne vois pas en quoi cela devrait poser problème.
Aurélie7 a écrit :Ces certificats devraient tout simplement être exigés pour entrer à l'université, pour être sûr que l'ensemble des nouvelles génération de travailleurs soit apte à travailler en anglais et sur support informatique.
Je partage votre constat. Le CLES 2 correspondant aux exigences du baccalauréat, il serait logique de l'exiger lors de la première inscription universitaire (de la même façon qu'on subordonne, par exemple, l'obtention de la mention européenne du bac à l'obtention d'une note minimale en LV1) dans la LV1 du candidat - pas forcément l'anglais -, au moins dans les cursus généraux et de commerce. Ensuite, on pourrait exiger par exemple le CLES 3 dans une langue et le CLES 2 dans une autre, l'une étant obligatoirement l'anglais, pour l'obtention de la licence. Mais là encore, mieux vaudrait renoncer au CLES en faveur de certificats gérés par les pays concernés (UK pour l'IELTS, USA pour le TOEFL, Allemagne pour le DAF, etc.), qui sont bien plus reconnus et ont fait leurs preuves depuis longtemps.

Enfin, accepter en master (recherche) des étudiants qui ne répondent pas aux minima du CLES n'est pas leur rendre service : une bonne connaissance de l'anglais et une compétence de lecture au moins à peu près correcte de l'allemand, ainsi que dans d'autres langues plus mineures selon les cas, est tout à fait indispensable pour effectuer un travail de recherche de qualité acceptable, dans la plupart des disciplines académiques modernes.
Je vois mal des personnes qui ont eu le capes l'an dernier et qui sont actuellement en stage se voir retirer le bénéfice du concours…ne leur aurait-on pas retiré ce bénéfice dès le départ? si on les informait seulement dans les mois à venir ce serait complètement ahurissant…
Juste un petit mot pour dire que j'ai eu le Capes il y a 10 ans, et que je n'ai jamais eu de cours d'informatique ni de diplôme à passer.
En informatique, comme beaucoup de gens, je me débrouille, mais sans plus. Notre quotidien en tant que prof est totalement conditionné, envahi par l'informatique. Non seulement un prof de français peut être amené à travailler avec ses élèves en salle d'informatique mais c'est même de plus en plus courant, et quasi inévitable. Je peux vous dire que plus aucun cours d'histoire ne se fait sans powerpoint.
Les profs de lettres sont un peu plus récalcitrants et brassent encore pas mal de papiers, mais on est bien obligé de suivre le mouvement. Dans mon lycée on est équipé du logiciel scolastance comme beaucoup d'établissements, on fait l'appel, notre cahier de textes sur ce logiciel qui comprend aussi une messagerie. Quand j'ai débuté, mon casier dédordait de papiers et d'informations, maintenant c'est fini. Tout passe par informatique. Les profs qui sont mal à l'aise avec l'informatique sont perdus.
Pour ce qui est du certificat en langues ça ne me paraît pas non plus absurde.
Avec toutes les nouveautés informatiques de ces dernières années dans les établissements scolaires, j'ai constaté que certains profs sont partis à la retraite au bon moment car je ne sais pas comment ils auraient fait pour faire leur programme correctement (en particulier des matières où l'informatique et l'audiovisuel sont devenus des accessoires pédagogiques incontournables : étude de musiques de films en musique, adaptations cinématographiques de romans ou pièces de théâtre). Il reste des profs bardés de diplômes et vraiment très intelligents, mais qui en même temps sont incapables de faire fonctionner un vidéoprojecteur ou un lecteur DVD (par réticence ou par manque d'intérêt), ce qui pour nous, en tant qu'élèves, nous paraît banal et relève des réalités quotidiennes. C'est bien dommage ! Alors on se dit que ce serait + équilibré si ces profs étaient - savants dans leur matières, mais à l'aise avec l'informatique et l'audiovisuel.
Ceux qui ont eu le CAPES externe de lettres modernes ont eu une version en langue vivante qui leur donne le CLES et doivent valider cette année le C2i2e pour pouvoir être titularisés.
Il existe des équivalences au CLES données par le ministère.
Enfin, le CLES et le C2i2e ne sont pas exigés cette année…
Pour ma part, je ne me suis jamais insurgée sur l'absurdité de la chose mais sur le fait qu'on retire le bénéfice du concours aux personnes qui n'ont pas obtenu ces deux diplômes. On aurait pu donner le droit d'enseigner au moment où la personne a obtenu ces diplômes qui l'aurait encore fait attendre un an à les préparer, mais pas supprimer un capes si durement obtenu. Je ne démordrai pas, c'est absurde et on ne peut plus rageant quand on voit déjà les masters mis en place ou nous devons mener de front dissertations et emploi du temps chargé, mémoire (pour le coup personne n'a le temps de s'y mettre) et ces deux diplômes qu'on doit préparer seuls car aucun cours n'a été mis en place.
Dans quelle fac es-tu ? La plupart proposent maintenant la préparation au C2I 1 en licence et aux différents C2I dans les masters des domaines correspondants…
C'est vrai que le CLES peut être validé par deux ans d'études anglophones?
On peut demander l'équivalence en anglais un à deux ans après la prépa?
Et ça ne compte pas d'être parti étudier en pays anglophone?
Parce que j'ai déjà passé le TOEFL et je n'ai pas très envie de repasser un test de langue assez cher juste par formalité…
Arthur,

pour information, non je n'ai pas eu l'occasion de partir à l'étranger !!
Je te signale que je bosse -et dur- toute l'année pour payer mes études, que je ne prends jamais de vacances (même pdt les 5 semaines de congés je travaille) et que je n'ai pas les moyens de partir ni même la possibilité sur d'autres plans. Je n'ai pas 20 ans et ne suis pas forcément libre de faire ce que je veux.

Chacun a ses contraintes dans la vie alors abstiens-toi d'émettre des propos schématiques. Tous les étudiants ne partent pas forcément à l'étranger pour leurs études, non et ce n'est pas de leur faute !

De plus, non, je n'ai pas fait d'anglais depuis 5 ans (je sais ce que je dis tout de même)et le latin fait partie de la formation en lettres. Et pour ta gouverne, IL NE S'AGIT PAS DE NAÏVETE MAIS D'UNE REALITE: LE LATIN FAIT PARTIE DU CURSUS DE LETTRES ET ETAIT ENCORE AU CAPES L'AN DERNIER ! DONC LES LATINISTES N'ETUDIAIENT PAS L'ANGLAIS !
Donc, ta condescendance, tu te la gardes.

Et pour enseigner le français, mieux vaut maîtriser le latin que l'anglais quand même!

Vous pouvez toujours clamer que les langues sont indispensables: il y a des profs de langue pour enseigner cela aux élèves!

Et un prof de français qui n'utiliserait pas l'informatique ne serait pas un mauvais prof pour autant. Mais soyez heureux: des profs très diplômés, des tronches comme on dit qui ne savent pas enseigner, il y en a plein. Vive les diplômes et à bas les stages!
On sera beau avec tous nos cles, nos c2i…en revanche, que nous apprend-t-on sur la gestion d'un conflit en classe ? Sur l'organisation d'un cours etc ? Les deux principaux de collège qui viennent de faire agresser au couteau en 2 semaines (dont l'un est hospitalisé) n'ont sûrement pas su se défendre car ils n'ont pas le cles ! Oui, en effet, grosse lacune !

Cette réforme propose une formation abstraite.

Vous avez déjà enseigner à des élèves en difficultés ? Ils ne savent même pas conjuger le verbe être au présent en 3e !! Faut-il vraiment un cles pour leur apprendre cela ou bien de la pédagogie qu'on ne nous apprend pas ? Même les 1ere L font des fautes, ne savent pas composer, s'exprimer. L'urgence est plutôt là. Mais le cles et le c2i vont tout régler.
Arrivés en m1, on a déjà le niveau pour enseigner. En revanche, on n'a pas le savoir-faire.
Il y a un très large fossé entre la réalité du terrain et ce qu'on exige de nous à la fac.

Il y a actuellement d'excellents profs sur le terrain qui ne possèdent pas ces diplômes…

Quant au cles, non, il ne s'agit pas du niveau bac. Renseigne-toi mieux que cela. J'ai lu bcp de choses là-dessus. Mais peu importe, c'est le principe qui pose pb.

Je m'étais déjà renseigner l'an dernier pour le préparer cette année (puisqu'au départ, c'est ce qui était prévu) et l'on nous demande bien d'être capable de s'exprimer correctement sur n'importe quel sujet. Heureusement que le snes s'est mis en travers de cette réforme.

De plus, si qqs facs commencent à mettre cette formation en place, c'est loin d'être encore généralisé et on est encore très souvent livrés à nous-mêmes. La mienne ignorait encore cela l'an dernier ! Maintenant, tu vas peut-être me dire quil faut que j'aille dans une autre fac ?!

Par ailleurs, vous ne trouvez pas que ça fait bcp ? 2 certificats, un concours, un master 2 avec mémoire de recherche etc ? Préparer un concours, c'est au moins 9h de boulot/jour.

Et nous retirer le bénéfice du concours si nous ne possédons pas ces certificats est un scandal. Si nous ne réussissons pas le master, le concours sera perdu. Qu'est-ce qui les empêcherait d'en faire autant avec les certificats ? Mais sur cela, les textes ne sont pas clairs et le rectorat ne sait encore rien là-dessus.

Peut-être que les choses bougeront quand certains pleurerons d'avoir perdu le concours après avoir fourni tant d'efforts.
CocoRissa a écrit :C'est vrai que le CLES peut être validé par deux ans d'études anglophones?
On peut demander l'équivalence en anglais un à deux ans après la prépa?
Oui, vous pouvez demander une seconde équivalence dans votre LV1 du moment que vous avez été au moins sous-admissible à une ENS ou à l'ENC.
Et ça ne compte pas d'être parti étudier en pays anglophone?
A priori non, sauf si c'était dans un cursus d'anglais et que vous l'avez validé, bien sûr.
ocean a écrit :Tous les étudiants ne partent pas forcément à l'étranger pour leurs études, non et ce n'est pas de leur faute !
Je ne suis pas ici pour discuter de votre situation personnelle que j'ignore. Je dis simplement qu'un nombre de plus en plus important d'étudiants (et pas uniquement ceux qui ont les moyens les plus élevés, il existe de très bonnes bourses à l'étranger quand on se décarcasse pour les chercher et les obtenir - et que bien sûr, on a travaillé sérieusement sa ou ses langues auparavant, même sans partir en cours) ont cette possibilité, et qu'il est logique et heureux que les exigences d'un concours s'élèvent en conséquence. D'autant que ce n'était pas l'impression qu'avait laissée la dernière réforme du CAPES, avec la suppression de certaines épreuves.
De plus, non, je n'ai pas fait d'anglais depuis 5 ans (je sais ce que je dis tout de même)et le latin fait partie de la formation en lettres.
Que vous n'ayez pas fait de langue vivante depuis 5 ans, c'est de votre entière responsabilité, un point c'est tout.

L'écrasante majorité des universités et autres établissements d'enseignement supérieur imposent au moins une LV dans le cadre du cursus. Donc une langue étrangère (et dans une certaine mesure les littératures étrangères, au titre de la littérature comparée) fait tout autant partie de la formation de premier et second cycles en lettres modernes. Ainsi qu'en lettres classiques (à l'exception de la littérature comparée).

Par ailleurs, on ne vous demande pas du tout d'avoir étudié l'anglais ou une autre langue dans un cadre universitaire, mais simplement d'attester une compétence de base (celle attendue d'un élève de terminale - B2, c'est-à-dire des élèves auxquels, un jour peut-être, vous serez amenée à enseigner).

Et de plus, puisque la formation des futurs professeurs atteint désormais systématiquement le niveau master (ce qu'on peut regretter, mais enfin c'est ainsi), il est permis de mettre en doute très fortement la compétence (et l'utilité) d'un étudiant qui aura effectué ses recherches en excluant a priori toute la bibliographie en langues étrangères (cf. plus haut la discussion sur l'opportunité d'un certificat de ce genre pour l'entrée en M1)…
Et pour ta gouverne, IL NE S'AGIT PAS DE NAÏVETE MAIS D'UNE REALITE: LE LATIN FAIT PARTIE DU CURSUS DE LETTRES ET ETAIT ENCORE AU CAPES L'AN DERNIER ! DONC LES LATINISTES N'ETUDIAIENT PAS L'ANGLAIS !
Donc, ta condescendance, tu te la gardes.
Vous pouvez toujours clamer que les langues sont indispensables: il y a des profs de langue pour enseigner cela aux élèves!
Belle mentalité… :/ Je me répète, mais si vous n'avez étudié pendant 5 années que dans la perspective étroite d'un concours, il ne faut vous en prendre qu'à vous-même. Même l'institution universitaire ne vous y incitait pas. Personnellement je ne souhaite pas que ce genre d'étudiants accède aux concours ; je préfère mille fois des étudiants d'un horizon plus divers, avec une bonne culture générale, une formation plus ouverte qui ne rejette pas a priori tout ce qui est étranger "au concours"…

Les langues ne sont pas qu'une matière académique parmi d'autres mais aussi un moyen de communication et un outil de travail, il serait bon de vous en souvenir. Sans parler du cas où vous auriez à accompagner une classe en voyage scolaire à l'étranger…
Et pour enseigner le français, mieux vaut maîtriser le latin que l'anglais quand même!
Vous tentez de nous entraîner ici dans un faux débat : le CLES ne vise pas à remplacer une épreuve de latin, il est exigé pour les candidats au CAPES, toutes sections confondues, c'est tout. Et l'argument du latin indispensable pour comprendre et enseigner le français, je n'ai rien contre, mais c'est tout de même un peu gros quand on voit que le gros des étudiants (y compris sur ce forum à l'occasion) ne fait que très peu cas de la phonétique et de la morphologie historiques.

Et en cas d'échec aux concours de l'enseignement, je vous souhaite bien du courage pour expliquer à un employeur que le latin est beaucoup plus important pour vous que de savoir ne serait-ce que comprendre une langue étrangère…

Je passe sur la suite ouvertement caricaturale (et bourrée de fautes d'orthographe) de votre propos pour en revenir au sujet qui nous intéresse :
Quant au cles, non, il ne s'agit pas du niveau bac. Renseigne-toi mieux que cela. J'ai lu beaucoup de choses là-dessus. Mais peu importe, c'est le principe qui pose pb.
Je ne sais pas si vous avez réellement lu "beaucoup de choses" (ce n'était pas vraiment nécessaire de perdre votre temps sur ce sujet), mais en tout cas vous les avez mal lues, puisque le niveau B2 est bien celui attendu pour le CLES comme pour le baccalauréat :

[Lien invalide.] (CLES 2 = B2)
https://www.education.gouv.fr/cid206/les-langues-vivantes-etrangeres.html ("Niveau B2 : niveau cible pour l'épreuve du baccalauréat.")

Maintenant, si vous avez occulté tout l'aspect oral de la formation secondaire sous prétexte qu'il n'y en a pas au baccalauréat en LV1, là encore ce n'est pas mon problème. La formation secondaire ne se réduit pas au baccalauréat, de même que la formation de licence ne se réduit pas au CAPES…
De plus, si qqs facs commencent à mettre cette formation en place, c'est loin d'être encore généralisé et on est encore très souvent livrés à nous-mêmes. La mienne ignorait encore cela l'an dernier ! Maintenant, tu vas peut-être me dire quil faut que j'aille dans une autre fac ?!
Rien ne vous oblige à suivre une formation particulière en vue du test ; il suffit d'avoir suivi, pas forcément l'année du concours d'ailleurs, une formation en langue étrangère (et cela peut se faire autrement qu'en cours, en plus, mais passons).
Par ailleurs, vous ne trouvez pas que ça fait beaucoup ? 2 certificats, un concours, un master 2 avec mémoire de recherche etc ? Préparer un concours, c'est au moins 9h de boulot/jour.
Bien sûr que ça fait beaucoup, mais, outre que c'est un peu le principe d'un concours, ça ne fait pas plus qu'au temps pas si ancien où une épreuve de langue existait. D'autre part, rien ne vous oblige, je crois, à passer tout cela lors d'une même année.
Et nous retirer le bénéfice du concours si nous ne possédons pas ces certificats est un scandal. Si nous ne réussissons pas le master, le concours sera perdu. Qu'est-ce qui les empêcherait d'en faire autant avec les certificats ?
Pour autant que je le sache (mais je peux me tromper car tout ça ne me concerne pas vraiment) la qualification des candidats (master, situation militaire, situation judiciaire, et dans le cas du CAPES CLES et C2i) est vérifiée entre les épreuves d'admissibilité et d'admission ; donc, si vous n'êtes pas en règle, vous ne serez tout simplement pas déclarée admissible. En aucun cas il ne s'agit de "disqualifier" un candidat après son stage comme Nine en laissait entendre l'éventualité plus haut.

Cordialement,
ocean a écrit : Et un prof de français qui n'utiliserait pas l'informatique ne serait pas un mauvais prof pour autant. .
Et bien désolée mais si. De toute manière ce n'est même plus possible de faire autrement,
comme je l'expliquais maintenant dans la plupart des établissement on fait l'appel par informatique, le cahier de texte, le bulletin…Et on n'a pas le choix. Personnellement il ne se passe pas 1 heure sans que j'utilise un ordinateur. Et malheureusement être prof c'est avant tout remplir des tâches administratives de base.
Je crois qu'en trouvant cette question des certifications légitimes, vous n'avez pas en vue ce qui se passe réellement sur le terrain au fil des réformes du secondaire.

- La logique de la certification vide d'abord le diplôme de sa substance puisqu'en lui-même il n'est pas suffisant. Elle repose sur l'idéologie des compétences qui se diffuse à une vitesse exponentielle dans tous les domaines (héritée du lien entre ressources humaines, formation continue et éducation).(Voir à ce propos l'intéressant livre d'A. Del Rey, A l'école des compétences. Si les langues sont nécessaires au M2, pourquoi le M2 n'est-il pas suffisant pour attester de leur maîtrise ?

- Ces certifications participent d'une dissolution de l'enseignement des disciplines. La réforme du lycée s'appuie énormément sur ces compétences pour remplacer progressivement les disciplines traditionnelles par de l'accompagnement où l'on fait tout et n'importe quoi ; s'il y a un écran, cela permet d'occuper les élèves. La compétence en langue à terme légitimera un enseignement en langue étrangère des disciplines autres que les langues par des enseignants (qui auront pourtant le niveau B2); cet enseignement en LV est déjà prévu pour certaines disciplines technologiques , et je vois mal comment ils vont trouver un vivier suffisant compétent certifié en DNL sans taper dans la réserve des jeunes profs certifiés B2 ; dans le même temps, cela permet de justifier l'horaire étique des LV qui se réduit au fur et à mesure des réformes.

- Je suis un peu inquiet quand je vois le peu de recul sur l'intrusion massive de l'informatique dans nos cours. PowerPoint est une mise en forme appauvrissante d'un contenu intellectuel qui devrait être exigeant (cf. le drôle mais tragique La pensée PowerPoint de F. Frommer, https://www.editionsladecouverte.fr/catalogue/index-La_pensee_PowerPoint-9782707159533.html ). La mise en ligne des cours, notamment sur les cahiers de texte électronique, vise à déposséder les enseignants de la propriété de leur cours et d'en faire une banque de données réexploitables par ceux qui ne seront plus enseignants mais techniciens d'éducation. On pourrait croire que je tiens un discours d'un gauchisme délirant sur un complot néolibéral ! Pourtant, il suffit de lire le BO :"Les textes des devoirs et des contrôles figureront au cahier de textes, sous forme de textes ou de fichiers joints. Il en sera de même du texte des exercices ou des activités lorsque ceux-ci ne figureront pas sur les manuels scolaires.
En ce qui concerne les travaux effectués dans le cadre de groupes, ou de sous-groupes d'élèves de différents niveaux de compétences, et en vue de favoriser un accompagnement plus personnalisé, le contenu de ces activités spécifiques sera également mentionné dans le cahier de textes.
À la fin de chaque année scolaire, ces cahiers seront accessibles pendant une année scolaire entière, dans les conditions des cahiers de textes actifs. Ils pourront être consultés par les enseignants, les conseils d'enseignement, le conseil pédagogique, les conseils de classe et les corps d'inspection. Ils seront ensuite archivés et conservés pendant une durée de cinq ans. Il appartiendra en outre au chef d'établissement de déterminer quels sont ceux d'entre eux qui, témoignant d'un enseignement original, méritent d'être versés aux archives de l'établissement."(https://www.education.gouv.fr/cid53060/mene1020076c.html)