CocoRissa a écrit :C'est vrai que le CLES peut être validé par deux ans d'études anglophones?
On peut demander l'équivalence en anglais un à deux ans après la prépa?
Oui, vous pouvez demander une seconde équivalence dans votre LV1 du moment que vous avez été au moins sous-admissible à une ENS ou à l'ENC.
Et ça ne compte pas d'être parti étudier en pays anglophone?
A priori non, sauf si c'était dans un cursus d'anglais et que vous l'avez validé, bien sûr.
ocean a écrit :Tous les étudiants ne partent pas forcément à l'étranger pour leurs études, non et ce n'est pas de leur faute !
Je ne suis pas ici pour discuter de votre situation personnelle que j'ignore. Je dis simplement qu'un nombre de plus en plus important d'étudiants (et pas uniquement ceux qui ont les moyens les plus élevés, il existe de très bonnes bourses à l'étranger quand on se décarcasse pour les chercher et les obtenir - et que bien sûr, on a travaillé sérieusement sa ou ses langues auparavant, même sans partir en cours) ont cette possibilité, et qu'il est logique et heureux que les exigences d'un concours s'élèvent en conséquence. D'autant que ce n'était pas l'impression qu'avait laissée la dernière réforme du CAPES, avec la suppression de certaines épreuves.
De plus, non, je n'ai pas fait d'anglais depuis 5 ans (je sais ce que je dis tout de même)et le latin fait partie de la formation en lettres.
Que vous n'ayez pas fait de langue vivante depuis 5 ans, c'est de votre entière responsabilité, un point c'est tout.
L'écrasante majorité des universités et autres établissements d'enseignement supérieur imposent au moins une LV dans le cadre du cursus. Donc une langue étrangère (et dans une certaine mesure les littératures étrangères, au titre de la littérature comparée) fait tout autant partie de la formation de premier et second cycles en lettres modernes. Ainsi qu'en lettres classiques (à l'exception de la littérature comparée).
Par ailleurs, on ne vous demande pas du tout d'avoir étudié l'anglais ou une autre langue dans un cadre universitaire, mais simplement d'attester une compétence de base (celle attendue d'un élève de terminale - B2, c'est-à-dire des élèves auxquels, un jour peut-être, vous serez amenée à enseigner).
Et de plus, puisque la formation des futurs professeurs atteint désormais systématiquement le niveau master (ce qu'on peut regretter, mais enfin c'est ainsi), il est permis de mettre en doute très fortement la compétence (et l'utilité) d'un étudiant qui aura effectué ses recherches en excluant
a priori toute la bibliographie en langues étrangères (cf. plus haut la discussion sur l'opportunité d'un certificat de ce genre pour l'entrée en M1)…
Et pour ta gouverne, IL NE S'AGIT PAS DE NAÏVETE MAIS D'UNE REALITE: LE LATIN FAIT PARTIE DU CURSUS DE LETTRES ET ETAIT ENCORE AU CAPES L'AN DERNIER ! DONC LES LATINISTES N'ETUDIAIENT PAS L'ANGLAIS !
Donc, ta condescendance, tu te la gardes.
Vous pouvez toujours clamer que les langues sont indispensables: il y a des profs de langue pour enseigner cela aux élèves!
Belle mentalité… :/ Je me répète, mais si vous n'avez étudié pendant 5 années que dans la perspective étroite d'un concours, il ne faut vous en prendre qu'à vous-même. Même l'institution universitaire ne vous y incitait pas. Personnellement je ne souhaite pas que ce genre d'étudiants accède aux concours ; je préfère mille fois des étudiants d'un horizon plus divers, avec une bonne culture générale, une formation plus ouverte qui ne rejette pas
a priori tout ce qui est étranger "au concours"…
Les langues ne sont pas qu'une matière académique parmi d'autres mais aussi un moyen de communication et un outil de travail, il serait bon de vous en souvenir. Sans parler du cas où vous auriez à accompagner une classe en voyage scolaire à l'étranger…
Et pour enseigner le français, mieux vaut maîtriser le latin que l'anglais quand même!
Vous tentez de nous entraîner ici dans un faux débat : le CLES ne vise pas à remplacer une épreuve de latin, il est exigé pour les candidats au CAPES, toutes sections confondues, c'est tout. Et l'argument du latin indispensable pour comprendre et enseigner le français, je n'ai rien contre, mais c'est tout de même un peu gros quand on voit que le gros des étudiants (y compris sur ce forum à l'occasion) ne fait que très peu cas de la phonétique et de la morphologie historiques.
Et en cas d'échec aux concours de l'enseignement, je vous souhaite bien du courage pour expliquer à un employeur que le latin est beaucoup plus important pour vous que de savoir ne serait-ce que comprendre une langue étrangère…
Je passe sur la suite ouvertement caricaturale (et bourrée de fautes d'orthographe) de votre propos pour en revenir au sujet qui nous intéresse :
Quant au cles, non, il ne s'agit pas du niveau bac. Renseigne-toi mieux que cela. J'ai lu beaucoup de choses là-dessus. Mais peu importe, c'est le principe qui pose pb.
Je ne sais pas si vous avez réellement lu "beaucoup de choses" (ce n'était pas vraiment nécessaire de perdre votre temps sur ce sujet), mais en tout cas vous les avez mal lues, puisque le niveau B2 est bien celui attendu pour le CLES comme pour le baccalauréat :
[Lien invalide.] (CLES 2 = B2)
https://www.education.gouv.fr/cid206/les-langues-vivantes-etrangeres.html ("Niveau B2 : niveau cible pour l'épreuve du baccalauréat.")
Maintenant, si vous avez occulté tout l'aspect oral de la formation secondaire sous prétexte qu'il n'y en a pas au baccalauréat en LV1, là encore ce n'est pas mon problème. La formation secondaire ne se réduit pas au baccalauréat, de même que la formation de licence ne se réduit pas au CAPES…
De plus, si qqs facs commencent à mettre cette formation en place, c'est loin d'être encore généralisé et on est encore très souvent livrés à nous-mêmes. La mienne ignorait encore cela l'an dernier ! Maintenant, tu vas peut-être me dire quil faut que j'aille dans une autre fac ?!
Rien ne vous oblige à suivre une formation particulière en vue du test ; il suffit d'avoir suivi, pas forcément l'année du concours d'ailleurs, une formation en langue étrangère (et cela peut se faire autrement qu'en cours, en plus, mais passons).
Par ailleurs, vous ne trouvez pas que ça fait beaucoup ? 2 certificats, un concours, un master 2 avec mémoire de recherche etc ? Préparer un concours, c'est au moins 9h de boulot/jour.
Bien sûr que ça fait beaucoup, mais, outre que c'est un peu le principe d'un concours, ça ne fait pas plus qu'au temps pas si ancien où une épreuve de langue existait. D'autre part, rien ne vous oblige, je crois, à passer tout cela lors d'une même année.
Et nous retirer le bénéfice du concours si nous ne possédons pas ces certificats est un scandal. Si nous ne réussissons pas le master, le concours sera perdu. Qu'est-ce qui les empêcherait d'en faire autant avec les certificats ?
Pour autant que je le sache (mais je peux me tromper car tout ça ne me concerne pas vraiment) la qualification des candidats (master, situation militaire, situation judiciaire, et dans le cas du CAPES CLES et C2i) est vérifiée entre les épreuves d'admissibilité et d'admission ; donc, si vous n'êtes pas en règle, vous ne serez tout simplement pas déclarée admissible. En aucun cas il ne s'agit de "disqualifier" un candidat après son stage comme Nine en laissait entendre l'éventualité plus haut.
Cordialement,