Bonjour bonjour 🙂 ,
J'ai un commentaire à faire sur le poème en prose "La fausse monnaie" extrait du receuil Le Spleen de Paris de Charles Baudelaire que voici :
Dans l'étude de la musicalité du poème, au début du texte on a des reprises anaphoriques et une allitération en [p] avec "de petites pièces d'or", "de petites pièces d'argent" reproduisant le son de celles-ci dans les différentes poches: "la poche gauche de son gilet" et "dans la poche gauche de sa culotte". Les phrases "Vous avez raison; après le plaisir d'être étonné, il n'en est pas de plus grand que celui de causer une surprise." et "Oui, vous avez raison; il n'est pas de plaisir plus doux que de surprendre un homme en lui donnant plus qu'il n'espère."peuvent-elles être assimilées à un refrain ?
J'aurais besoin d'aide aussi pour l’élaboration de mon plan car je ne vois pas grand chose à dire si ce n'est la fait d'étudier le poème comme un récit avec les différents temps dont le passé simple évoquant des actions ainsi que la présence de l'auteur avec le discourt direct "«Singulière et minutieuse répartition ! Me dis-je en moi-même." et indirect libre "Ne pouvait-elle pas se multiplier en pièces vraies?".
Merci d'avance 😀
FreeForEver
J'ai un commentaire à faire sur le poème en prose "La fausse monnaie" extrait du receuil Le Spleen de Paris de Charles Baudelaire que voici :
Comme nous nous éloignions du bureau de tabac, mon ami fit un soigneux triage de sa monnaie; dans la poche gauche de son gilet il glissa de petites pièces d'or; dans la droite, de petites pièces d'argent; dans la poche gauche de sa culotte, une masse de gros sols, et enfin, dans la droite, une pièce d'argent de deux francs qu'il avait particulièrement examinée.Ma question est la suivante : peut-on rapprocher ce poème d'un apologue ? Je ne sais pas vraiment, car à la fin Baudelaire excuse le délit mais refuse l'hypocrisie… :/
"Singulière et minutieuse répartition!" me dis-je en moi-même.
Nous fîmes la rencontre d'un pauvre qui nous tendit sa casquette en tremblant. - Je ne connais rien de plus inquiétant que l'éloquence muette de ces yeux suppliants, qui contiennent à la fois, pour l'homme sensible qui sait y lire, tant d'humilité, tant de reproches. Il y trouve quelque chose approchant cette profondeur de sentiment compliqué, dans les yeux larmoyants des chiens qu'on fouette.
L'offrande de mon ami fut beaucoup plus considérable que la mienne, et je lui dis: "Vous avez raison; après le plaisir d'être étonné, il n'en est pas de plus grand que celui de causer une surprise. - C'était la pièce fausse", me répondit-il tranquillement, comme pour se justifier de sa prodigalité.
Mais dans mon misérable cerveau, toujours occupé à chercher midi à quatorze heures (de quelle fatigante faculté la nature m'a fait cadeau!), entra soudainement cette idée qu'une pareille conduite, de la part de mon ami, n'était excusable que par le désir de créer un événement dans la vie de ce pauvre diable, peut-être même de connaître les conséquences diverses, funestes ou autres, que peut engendrer une pièce fausse dans la main d'un mendiant. Ne pouvait-elle pas se multiplier en pièces vraies? ne pouvait-elle pas aussi le conduire en prison? Un cabaretier, un boulanger, par exemple, allait peut-être le faire arrêter comme faux-monnayeur ou comme propagateur de fausse monnaie. Tout aussi bien la pièce fausse serait peut-être, pour un pauvre petit spéculateur, le germe d'une richesse de quelques jours. Et ainsi ma fantaisie allait son train, prêtant des ailes à l'esprit de mon ami et tirant toutes les déductions possibles de toutes les hypothèses possibles.
Mais celui-ci rompit brusquement ma rêverie en reprenant mes propres paroles: "Oui, vous avez raison; il n'est pas de plaisir plus doux que de surprendre un homme en lui donnant plus qu'il n'espère."
Je le regardai dans le blanc des yeux, et je fus épouvanté de voir que ses yeux brillaient d'une incontestable candeur. Je vis alors clairement qu'il avait voulu faire à la fois la charité et une bonne affaire; gagner quarante sols et le coeur de Dieu; emporter le paradis économiquement; enfin attraper gratis un brevet d'homme charitable. Je lui aurais presque pardonné le désir de la criminelle jouissance dont je le supposais tout à l'heure capable; j'aurais trouvé curieux, singulier, qu'il s'amusât à compromettre les pauvres; mais je ne lui pardonnerai jamais l'ineptie de son calcul. On n'est jamais excusable d'être méchant, mais il y a quelque mérite à savoir qu'on l'est; et le plus irréparable des vices est de faire le mal par bêtise.
Dans l'étude de la musicalité du poème, au début du texte on a des reprises anaphoriques et une allitération en [p] avec "de petites pièces d'or", "de petites pièces d'argent" reproduisant le son de celles-ci dans les différentes poches: "la poche gauche de son gilet" et "dans la poche gauche de sa culotte". Les phrases "Vous avez raison; après le plaisir d'être étonné, il n'en est pas de plus grand que celui de causer une surprise." et "Oui, vous avez raison; il n'est pas de plaisir plus doux que de surprendre un homme en lui donnant plus qu'il n'espère."peuvent-elles être assimilées à un refrain ?
J'aurais besoin d'aide aussi pour l’élaboration de mon plan car je ne vois pas grand chose à dire si ce n'est la fait d'étudier le poème comme un récit avec les différents temps dont le passé simple évoquant des actions ainsi que la présence de l'auteur avec le discourt direct "«Singulière et minutieuse répartition ! Me dis-je en moi-même." et indirect libre "Ne pouvait-elle pas se multiplier en pièces vraies?".
Merci d'avance 😀
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