Bonjour à tous chers forumeurs 🙂
Je ne saisis pas tout à fait le problème de l'âne de Buridan. Il est, j'ai cru comprendre, une illustration du libre arbitre.
Mais en quoi précisément? Est-ce que les partisans du libre arbitre soutiennent qu'il est inimaginable, en tout cas très peu probable que l'âne meure effectivement de faim et de soif? Mais ce n'est au fond qu'une supputations, et cela me paraît ainsi argumentativement spécieux… D'ailleurs, si nous avons dû mal à nous imaginer cette mort si absurde, c'est sans doute parce que nous ne sommes jamais confronté à un équilibre aussi parfait de telle sorte que nous ne penchions pas d'un côté plutôt que de l'autre. C'est donc pur'ement théorique… et encore. Si le seau d'eau et la botte de foin sont distincts dans l'espace, il ne s'agit aps de la même chose, par conséquent ils ne sauraient avoir la même valeur. Dès lors, si l'âne (ou l'homme) dans son entendement les croit aussi bienfaisants pour son individu l'un que l'autre, c'est par insuffisance de sa raison.
D'autre part j'ai vu que précisément cette histoire montrait que si l'âne ne pouvait que décider par des motifs (or ici les motifs s'annihilent, d'où l'éternelle indécision), l'Homme réagissait différemment. Le syllogisme que j'ai cru déceler est le suivant:
1. Les motifs ne sauraient ici le décider.
2. Or l'homme, contrairement à l'âne, se décide.
3. Donc l'homme a la faculté de se décider sans y être contraint par aucun motif ni mobile. Il possède donc la liberté d'indifférence, donc le libre arbitre.
Oui, remarquable, mais d'où vient cette prémisse mineure? Qui peut dire que l'homme, placé dans une telle situation, se décidera effectivement? Spinoza croit d'ailleurs que l'homme mourra comme l'âne.
En fait, vous l'aurez compris, je saisis la contre-argumentation, mais pas du tout l'argumentation de l'âne de Buridan pour soutenir l'idée du libre arbitre.
Je vous remercie. 😉
Je ne saisis pas tout à fait le problème de l'âne de Buridan. Il est, j'ai cru comprendre, une illustration du libre arbitre.
Mais en quoi précisément? Est-ce que les partisans du libre arbitre soutiennent qu'il est inimaginable, en tout cas très peu probable que l'âne meure effectivement de faim et de soif? Mais ce n'est au fond qu'une supputations, et cela me paraît ainsi argumentativement spécieux… D'ailleurs, si nous avons dû mal à nous imaginer cette mort si absurde, c'est sans doute parce que nous ne sommes jamais confronté à un équilibre aussi parfait de telle sorte que nous ne penchions pas d'un côté plutôt que de l'autre. C'est donc pur'ement théorique… et encore. Si le seau d'eau et la botte de foin sont distincts dans l'espace, il ne s'agit aps de la même chose, par conséquent ils ne sauraient avoir la même valeur. Dès lors, si l'âne (ou l'homme) dans son entendement les croit aussi bienfaisants pour son individu l'un que l'autre, c'est par insuffisance de sa raison.
D'autre part j'ai vu que précisément cette histoire montrait que si l'âne ne pouvait que décider par des motifs (or ici les motifs s'annihilent, d'où l'éternelle indécision), l'Homme réagissait différemment. Le syllogisme que j'ai cru déceler est le suivant:
1. Les motifs ne sauraient ici le décider.
2. Or l'homme, contrairement à l'âne, se décide.
3. Donc l'homme a la faculté de se décider sans y être contraint par aucun motif ni mobile. Il possède donc la liberté d'indifférence, donc le libre arbitre.
Oui, remarquable, mais d'où vient cette prémisse mineure? Qui peut dire que l'homme, placé dans une telle situation, se décidera effectivement? Spinoza croit d'ailleurs que l'homme mourra comme l'âne.
En fait, vous l'aurez compris, je saisis la contre-argumentation, mais pas du tout l'argumentation de l'âne de Buridan pour soutenir l'idée du libre arbitre.
Je vous remercie. 😉



