Bonjour à tous,
je viens demander votre aide car je bloque sur une question pour un devoir de lexicologie qui me demande de rapprocher les mots "tendresse" et "abaissement" d'autres mots de formation comparable et de mentionner les divers paradigmes.
Je vous explique comment j'ai raisonné:
J'ai rapproché "tendresse" de "finesse", "allégresse", "bassesse", "petitesse", etc mais pour abaissement je bloque !!
De plus je pense que je ne comprends pas très bien se qu'est un paradigme; selon moi un paradigme est un modèle dans le cas présent un modèle de dérivation des mots (donc pour tendresse le paradigme s'est adjectif au féminin + suffixe -sse).
Le problème c'est que mon modèle ne marche pas toujours par exemple on dit grandeur et non grandesse.
Bref, je pense que je n'ai vraiment pas assimilé le cours et je vous lance un SOS !!! merci d'avance
Je veux bien t'aider, mais est-ce que tu pourrais me préciser le sens précis dans lequel tu entends le mot paradigme?
Lacavaloca64 a bien tenté d'expliquer :
Selon moi un paradigme est un modèle. Dans le cas présent, un modèle de dérivation des mots (donc pour tendresse le paradigme, c'est adjectif au féminin + suffixe -sse)
Mais il ne me semble pas que cela corresponde bien au véritable sens…
Pense à consulter le Tlfi :
abaissement : Dér. de abaisser*; suff. -ment1*.
-MENT1, suff.
Suff. formateur de subst. masc. à partir d'un rad. verbal et parfois d'un adj. ou d'un subst.
A. [Le subst. exprime une action, un processus]
b) [L'action exprimée par le subst. évoque un changement d'état, de condition de l'obj. sur lequel elle porte]
abaissement, assainissement, blanchiment, bouleversement acheminement, chargement…
b) [L'action exprimée par le subst. évoque un changement d'état, de condition de l'obj. sur lequel elle porte]
[L'action porte le plus souvent sur une chose] V. abaissement, assainissement, blanchiment, bouleversement…
Tendresse : Dér. de tendre2*; suff. -esse1
ESSE1, suff.
Suff. formateur de subst. exprimant de façon abstr. la qualité désignée par l'adj. de base.
A. Le dér. exprime une qualité propre à une pers.
1. Un sentiment ou un état moral : allégresse, tendresse, tristesse…
2. Une qualité morale ou un défaut : bassesse, gentillesse, hardiesse…
etc.
ou une grammaire :
-ement [du lat. -amentum ; en lat. class., il ne correspondait qu’à des verbes en -are] a servi à tirer des verbes de toutes les conjugaisons un nombre considérable de noms exprimant l’action ou son résultat ; il est encore bien vivant : abaissement, embourgeoisement, avilissement, consentement, abattement, dénigrement. Quelques mots ont pris un sens concret : logement, vêtement.
-esse et -ise [tous deux du lat. -itiam, semble-t-il], dont la vitalité est faible en fr. contemporain, ont surtout donné des noms féminins abstraits, tirés d’adjectifs : richesse, robustesse ; franchise, roublardise (fam.).
-eur [du lat. -orem], presque éteint aujourd’hui, a produit un grand nombre de noms féminins abstraits dérivés d’adjectifs : ampleur, blancheur, maigreur.
-erie, forme élargie de -ie, l’a supplanté dans la langue courante. Il donne, en s’ajoutant à des adjectifs, à des noms et à des verbes, un grand nombre de noms indiquant une qualité, une action, le résultat de cette action, le lieu où elle s’exerce, une collection, une industrie : fourberie, causerie, brasserie, argenterie, biscuiterie.
(Grevisse)
Examine la base, le type de substantif dérivé, le genre…