Ablatif absolu

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11 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour,
Je me permet de vous poser une petite question de latin :
Dans un texte que j' ai en contrôle à la rentrée il y a :

"quam bene Saturno vivebant rege"
et
"fac lapis inscriptis stet super ossa notis "

Dans la première je remarque l' ablatif absolu (avec être sous-entendu) : Saturno rege
dans la seconde : inscriptis notis avec inscriptis un participe parfait passif et notis un ablatif (je suppose) de la première déclinaison.
Alors pourquoi inscriptis notis n'est pas un Ablatif Absolu?

gratias tibi ago !
inscriptis … notis
Tu peux considérer qu'il s'agit d'un simple complément circonstantiel : avec ces lettres inscrites ou un ablatif absolu : ces lettres ayant été inscrites.
Cela ne change rien au sens !
Merci, c'est vrai que ça ne change rien. Mais comment différencier un ablatif absolu et un complément ?
En prose, il a souvent été isolé du reste de la phrase par des ponctuations. En poésie comme l'ordre des mot est perturbé, ce n'est évidemment pas possible. Mais il est aussi inutile de voir un ablatif absolu là où l'interprétation pas un complément est tout à fait logique. Sauf si tu as un professeur qui les aime beaucoup…
Merci beaucoup pour cette explication. 😜
Anne, tout en étant d'accord avec toi, je me permettrais d'ajouter ces précisions : pour qu'il y ait en latin ablatif absolu, c'est à dire proposition participiale, il faut :
- un critère grammatical absolu : que le sujet du participe n'ait pas d'autre fonction dans la phrase et qu'il ne soit pas non plus repris par un pronom de rappel dans la proposition dont il dépend.
- un critère linguistique plus général : que le participe soit à considérer comme verbe, c'est à dire qu'il constitue l'élément principal d'un prédicat si la proposition dont il est le noyau devient une indépendante ou une principale.
Bonjour à tous!

Je suis en terminale L et je suis l'option latin de spécialité. Au collège le latin ne me plaisait pas tant que ça mais au lycée, j'ai redécouvert la matière et c'est aujourd'hui l'une des matières que je préfère. Cependant (il y a toujours un petit couac 😉 ), j'ai quelques difficultés en grammaire et cela me gêne parfois pour la version. L'œuvre au programme de cette année est La Vie de Néron de Suétone et cet auteur est un véritable spécialiste de l'ablatif absolu. Il se trouve que j'ai énormément de mal à les repérer dans les phrases. Auriez vous une technique pour le repérer facilement? Comment procédez vous à l'analyse des phrases latines ? Je perds beaucoup de temps dans le repérage et certaines choses me bloquent ce qui rend ma version parfois éloignée du texte (je ne fais pas de contresens mais bon)… J'aimerais vraiment m'améliorer dans cet exercice car je continuerai le latin à la fac en lettres modernes l'année prochaine.. Auriez vous un conseil à me prodiguer ? Merci d'avance! 🙂
Il faut s'habituer à cette tournure en faisant du "petit latin", c'est la seule façon de la reconnaître imperturbablement. L'analyse est fastidieuse, déconnecte du sens, qu'on doit toujours chercher à s'approprier en priorité, et ne mène parfois à rien. Personnellement, je n'ai jamais trouvé le sens d'une phrase par l'analyse ; celle-ci me permet en revanche de contrôler ce que je perçois intuitivement.
D'accord, merci ! Mais n'est ce pas difficile de procéder par intuition ? Il faut vraiment avoir une très bonne maîtrise de la langue! 🙂
Oui, mais cette maîtrise s'acquiert progressivement, sur des textes de difficulté graduée. Il faut une "immersion" comparable à celle des langues vivantes. Le "petit latin" se pratique avec une traduction suffisamment littérale, j'ai oublié de le dire.
Ah oui je comprend mieux ce que vous voulez dire! Traduire du latin comme on peut traduire une langue vivante… Je ne l'avais jamais envisagé de cette manière mais ça peut être une solution ! Merci beaucoup Jacques !