Le souci de la vérité est-il une vertu de l’écrivain ?

Entraide scolaire

10 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour, je suis en Hypokhâgne, et j'ai donc ce sujet de dissertation à traiter, et je suis un peu perdu, c'est pourquoi je sollicite votre aide, si vous le voulez bien.

Le souci de la vérité est-il une vertu de l'écrivain ?

Je crois avoir compris que l'emploi de "vertu" pourrait renvoyer à un sens moral, mais je ne vois pas comment l'exploiter dans ma dissertation… De plus, ce mot a également la signification d' "une qualité qui rend propre à produire certains effets", ce qui pourrait guider sur la piste que le souci de vérité d'un écrivain produit un effet chez le lecteur que celui-ci ne ressentirait pas sans cela ?

J'ai du mal à établir un plan… vu l'énoncé du sujet, ce devrait être un plan dialectique je pense…
Que pensez-vous de :

I) La vérité comme but de l'écrivain

A) La conformité à l'Histoire

B) Le réalisme

II) Une ou des vérités chez l'écrivain ?

A) Une vérité personnelle

B) Le surréalisme

III) Un écrivain peut-il se passer de la vérité ?

et pour cette dernière partie je ne sais pas trop comment m'organiser…

Pouvez-vous m'aider ?

Merci d'avance !
Bonjour,

Le mot de vertu a étymologiquement le sens de force, avant sa spécialisation morale.
Je crois aussi qu'implicitement le mot de vérité s'oppose à celui de fiction.
Tu serais donc invité à réfléchir sur ce qu'est la vérité littéraire.
Merci de ta réponse.

Pour orienter mon travail sur la vérité littéraire, je m'oriente vers un plan de ce type :

I) L'écrivain et son rapport au réel

A) La Mimesis, imitation du réel

B) Un détachement du réel : la fiction

II) La vérité littéraire ne se limite pas à la réalité

A) Le sens de l'œuvre n'est pas toujours conforme à la réalité

B) Le style comme expression d'une vérité personnelle

Qu'en penses-tu ?
Je crois que je ferais une partie sur la vérité littéraire ou en d'autres termes la création d'un univers personnel.
Connais-tu la préface de Pierre et Jean de Maupassant, elle pourrait t'être de grande utilité.

Regarde cette discussion https://www.etudes-litteraires.com/forum/d/5690-preface-de-pierre-et-jean-de-maupassant.html.

Le souci de la vérité peut aussi être compris dans un sens étroit comme une forme de l'engagement, le souci d'agir sur la réalité. Voilà une piste supplémentaire pour la vertu morale.
Merci,

Bon le plan a un peu changé, mais ce n'est toujours pas ça…

I) L'écrivain et son rapport au réel

A) La conformité au réel

B) L'écrivain ne peut se borner à la reproduction de la réalité

II) La vérité littéraire comme création d'un univers personnel

A) La vérité personnelle de l'écrivain

B) Le style comme expression de cette vérité
Bonsoir,

Avant de te lancer dans un plan, tu devrais d'abord formuler une problématique qui exposera ce que tu as compris du sujet.
Par exemple, de quelle vérité s'agit-il ? psychologique, philosophique, métaphysique, artistique…
La vérité est-elle la réalité ?
La recherche de la vérité relève plutôt du philosophe. L'artiste se consacre d'abord à la beauté…
Le vrai est-il beau ? La beauté peut-elle exister en dehors de la vérité ?
L'œuvre littéraire peut-elle être vraie ?…
Continue ce questionnement à partir des notions explicites ou implicites de ton sujet jusqu'à ce que tu perçoives la problématique probable.
Dans tout cela, attention à ne pas confondre recherche de la vérité et réalisme… Le Surréalisme, par exemple, prétend exprimer un vérité pure en prenant la pensée à sa source, et en la débarrassant des conventions politico-littéraires du réalisme, qui pour lui est mensonge!
Merci beaucoup pour vos réponses, je pense avoir maintenant une problématique, un plan, et un contenu qui tiennent la route ! Je vais m'atteler à la rédaction, car le travail est loin d'être fini (vous me reverrez certainement bientôt sur ce forum d'ailleurs !). Merci beaucoup pour votre aide !
Tiens, tiens, je ne suis donc pas le seul de ma classe à être désespéré au point de devoir chercher sur internet des éléments de réflexion …

Sur le même sujet donc, je viens donc soumettre la viabilité de mon plan à vos avis, avec comme problématique "Quelles relations entretiennent la notion de vérité et la création littéraire ?"
(je trouve ça nullissime, mais faute de mieux, ma foi …)

I) La vérité comme une condition du Beau :

a) Le souçi de vraisemblance dans le théâtre classique, le roman balzacien => Avoir le souçi de la vraisemblance permet d'accorder du crédit à un récit, dans le but de lui donner toujours plus de force (donc une vertu au sens où cela fournit de l'intensité)

b) Kant, "Est beau ce qui plaît universellement et sans concept" (Cripure, non ?) => Il y aurait, à défaut d'une vérité de la beauté, une universalisation possible ? Le Beau en soi aboutit au plaisir esthétique. (là niveau vertu au sens premier on atteint le must je pense …)

c) L'impossibilité d'aboutir à une parfaite adéquation de la réalité vers l'œuvre, et la nécéssité de la subjectivité => Les mots agencent le réel, un mot différent aboutit à un sens différent, chaque individu perçoit les choses différemment, etc.

Transition; Toutes ces conceptions se tournent vers un "objectif" de la littérature; ne peut-elle exister avec d'autre fin qu'elle même ?


II) Faire ressentir, sans autre souci que celui du sentiment, il n'y a aucune vérité littéraire :

a) Le vrai n'est pas immédiatement beau => Le sublime chez Beaudelaire (je pense parler du poème sur la charogne, la description de la couleur bleu, tout ça :3 …) ; parler de choses considérées comme atroces, dures, brutales, etc peut aussi faire aboutir à un sentiment d'esthétique

b) Proust, "Le rôle de l'écrivain, c'est de nous faire connaître un univers de plus" (Œuvre ?) => Lire, écrire, ressentir, c'est toujours créer différemment, percevoir plus intensément, etc; il faut sortir de la répétition perpétuelle et inventer sa propre vision du monde.

c) Nietzsche, "les choses ne nous apparaissent que depuis notre angle" (dans les HTH je crois, plus trop sûr …) => Tout n'est qu'interprétation, construction du réel permanente parce que lui-même en devenir.
Sur Nietzsche, pas de problème, je saurais développer … Cependant j'aurais aussi voulu parler de son point de vue sur la tragédie (les forces apolliniennes et dionysiaques, etc …) mais je trouve que l'insérer ici serait maladroit.



Bon, le problème c'est que je trouve que mon plan s'axe trop sur la philosophie (comme tout ce que je raconte d'ailleurs) … Et que ce n'est plus trop un devoir de lettres, enfin, assez à cheval …
Aussi, ça me semble court, y'aurait-il moyen d'étoffer un peu cela ?

Qu'en pensez-vous ?


Petit up, serait-il possible d'avoir des réponses ? :/
Salut camarade, je ne suis pas en position de juger ton plan, mais va voir par là, ça m' a bien aidé 😉

https://erea.revues.org/371