Voltaire, Les Deux Consolés

Entraide scolaire

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Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour à tous! Alors voilà, j'ai un commentaire littéraire à faire sur "Les Deux Consolés" de Voltaire mais je n'y arrive vraiment pas… 😞 C'est pour cette raison que je viens vous demandez de l'aide.
Pouvez-vous m'aider s'il vous plaît à écrire mon commentaire. Merci d'avance! 🙂

Voici le texte:
Le grand philosophe Citophile disait un jour à une femme désolée, et qui avait juste sujet de l'être : « Madame la reine d'Angleterre, fille du grand Henri IV, a été aussi malheureuse que vous : on la chassa de ses royaumes ; elle fut prête à périr sur l'Océan par les tempêtes ; elle vit mourir son royal époux sur l'échafaud.
— J'en suis fâchée pour elle, dit la dame; » et elle se mit à pleurer ses propres infortunes.
« Mais, dit Citophile, souvenez-vous de Marie Stuart : elle aimait fort honnêtement un brave musicien qui avait une très-belle basse-taille. Son mari tua son musicien à ses yeux ; et ensuite sa bonne amie et sa bonne parente, la reine Élisabeth, qui se disait pucelle, lui fit couper le cou sur un échafaud tendu de noir, après l'avoir tenue en prison dix-huit années.
— Cela est fort cruel, répondit la dame ; » et elle se replongea dans sa mélancolie.
« Vous avez peut-être entendu parler, dit le consolateur, de la belle Jeanne de Naples, qui fut prise et étranglée ?
— Je m'en souviens confusément, » dit l'affligée.
« Il faut que je vous conte, ajouta l'autre, l'aventure d'une souveraine qui fut détrônée de mon temps après souper, et qui est morte dans une île déserte.
— Je sais toute cette histoire, » répondit la dame.
« Eh bien donc, je vais vous apprendre ce qui est arrivé à une autre grande princesse à qui j'ai montré la philosophie. Elle avait un amant, comme en ont toutes les grandes et belles princesses. Son père entra dans sa chambre, et surprit l'amant, qui avait le visage tout en feu et l'œil étincelant comme un escarboucle ; la dame aussi avait le teint fort animé. Le visage du jeune homme déplut tellement au père qu'il lui appliqua le plus énorme soufflet qu'on eût jamais donné dans sa province. L'amant prit une paire de pincettes et cassa la tête au beau-père, qui guérit à peine, et qui porte encore la cicatrice de cette blessure. L'amante, éperdue, sauta par la fenêtre et se démit le pied ; de manière qu'aujourd'hui elle boite visiblement, quoique d'ailleurs elle ait la taille admirable. L'amant fut condamné à la mort pour avoir cassé la tête à un très grand prince. Vous pouvez juger de l'état où était la princesse quand on menait pendre l'amant. Je l'ai vue longtemps lorsqu'elle était en prison ; elle ne me parlait jamais que de ses malheurs.
— Pourquoi ne voulez-vous donc pas que je songe aux miens? lui dit la dame.
— C'est, dit le philosophe, parce qu'il n'y faut pas songer, et que, tant de grandes dames ayant été si infortunées, il vous sied mal de vous désespérer. Songez à Hécube, songez à Niobé.
— Ah! dit la dame, si j'avais vécu de leur temps, ou de celui de tant de belles princesses, et si pour les consoler vous leur aviez conté mes malheurs, pensez-vous qu'elles vous eussent écouté ? »
Le lendemain, le philosophe perdit son fils unique, et fut sur le point d'en mourir de douleur. La dame fit dresser une liste de tous les rois qui avaient perdu leurs enfants, et la porta au philosophe ; il la lut, la trouva fort exacte, et n'en pleura pas moins. Trois mois après il se revirent, et furent étonnés de se retrouver d'une humeur très gaie. Ils firent ériger une belle statue au Temps, avec cette inscription :
À CELUI QUI CONSOLE.
Merci encore. Et aurevoir!


Voici mon travail préalable:

J'ai penser à faire problématique: "Quelles sont les fonctions de gaieté qu'apporte ce conte philosophique?"
1) Rendre le récit pliaisant(une fonction esthétique) : Le conte philosophique est avant tout un texte agréable à lire par son caractère spirituel. On appréciel'art du dialogue de Voltaire, les retournements de situation qui font penser à un comique de théàtre, la conivence amusée qui s'établit entre écrivain et lecteur.
2) Convaincre et persuader le lecteur (une fonction argumentative) : Cependant, la gaieté ne se limite pas à provoque le sourire ou le rire du lecteur, mais elle participe d'une stratégie argumentative de l'auteur. Un lecteur emporté par le plaisir du texte se laisse d'autant plus facilement convaincre et persuader.
3) Traiter de sujets graves ( une fonction psychologique) : L'auteur peut ainsi aborder des thèmes douloureux: la mort, le deuil. Il traite de la condition humaine dans ce qu'elle a de plus tragique, sans heurter son lecteur, avec une sorte de politesse.


Voici juste leplan un peu détaillé qu'il faut que je développe! Pouvez vous me dire si c'est bien s'il vous plait? 😀 J'ai juste un problème c'est que je ne dévoloppe qu'un seul axe de lecture (les fonctions de la gaieté) 😞

Merci de votre aide!
Bonsoir MonHibou,

Je ne vois nulle gaieté dans ce texte, tout au plus de l'ironie.
Voltaire prétend démontrer que le malheur des autres ne saurait guérir le nôtre ou, autre manière de s'exprimer, que la philosophie n'a pas pour fonction de nous consoler.
Cette leçon de sagesse est donnée au moyen d'un dialogue et de plusieurs anecdotes.
Un parcours de lecture possible serait d'examiner comment Voltaire utilise l'argumentation indirecte pour étayer son point de vue. Note le principe de l'arroseur arrosé ou du philosophe que sa sagesse ne protège nullement.
Oh D'accord! Merci à vous Jean-Luc! J'essayerai de faie mon plan demain et de le poster =) si vous voulez me donner votre avis! =) Vous m'aider beaucoups =)
J'ai fais un premier axe sur l'ironie qu'utilise Voltaire. Cependant je voulais faire un axe sur le malheur mais je n'y arrive pas ou sur ce que vous m'avais dit mais je n'arrive pas a le developper…
On ne doit jamais bâtir ses axes sur la forme.
Regarde plutôt la progression de l'apologue :
1 - Une longue tentative
Comment la juges-tu ? Pourquoi ?
2 - Un retournement brutal et court
Analyse l'effet produit.
3 - une leçon de sagesse
à partir de cette dissymétrie criante.
Jai pas trop compris le premier axe =/
Le deuxième j'y avais penser donc je l'ai déjà développé =)
Et le troisième sera court je pense nan?

Je voulais savoir pourquoi il ne faut pas faire sur l'ironie et donc sur la forme?

Merci beaucoups pour votre précieuse aide!
Tu dois bien sur parler des procédés comme l'ironie, mais au sein même des autres parties, pas faire une partie spécialement là dessus. C'est ce que voulait dire jean-Luc