Métrique en poésie étrangère

Littérature

5 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
Livres sur Amazon
Bonjour à tous,
je voudrais me renseigner auprès de gens plus cultivés que moi( ikl doit y en avoir un certain nombre 🙂 ) sur les métriques étrangères en poésie.
Les langues romanes ont surement le système le plus simple: pour la plupart il s'agit d'un nombre défini de syllabes, en france, le vers majeur en compte douze, en Italie onze, en Espagne… ( je ne sias pasd trop, je crois qu'il n'y a pas de forme dominante, par exemple Calderon dans la vie est un songe utilise de nombreuses métriques différentes,mais cela reste à confirmer)
L'anglais, l'allemand, sont des langues à accentuation forte, comme le latin et le grec, ce qui permet de se baser non sur des syllabes, mais sur des pieds, c'est à dire des séquences de syllabes longues et brèves. Shakespeare, Schiller, écrivaient en iambes, c'est à dire vers basés sur des pieds d'un syllabe brève suivie d'une longue.Mais les poètes antiques disposaient d'une palette de rythmes bien plus étendue. ( trochée, spondée,pyrrhique, etc)
Mais qu'en est il d'autres langues? Merci de votre aide!
Hyronimes
  • Gémir, pleurer prier est également lâche/Fais énergiquement ta longue et lourde tâche/Dans la voie où le Sort a voulu t’appeler,/Puis, après, comme moi, souffre et meurs sans parler. »Vigny
Hyronimes a écrit :en Espagne… ( je ne sias pasd trop, je crois qu'il n'y a pas de forme dominante, par exemple Calderon dans la vie est un songe utilise de nombreuses métriques différentes,mais cela reste à confirmer)
Les deux vers les plus utilisés sont l'octosyllabe et l'alexandrin, donc 8 et 14 syllabes métriques. Il faut insister là-dessus, car le français confond le plus souvent syllabe métrique et syllabe grammaticale. En espagnol, les procédés métriques les plus utilisés pour construire le vers sont la "sinalefa", le "hiato", la "diéresis" et la "sinéresis".
La métrique russe, quant à elle, est l'héritière de la métrique grecque classique. Elle est donc fondée sur la succession de pieds, presque toujours semblables, mais dont le nombre peut varier d'un vers à l'autre.
Les mètres les plus courants sont l'ïambe (. -), le chorée (- .), le dactyle (- . . ), l'anapeste (. . -), l'amphibraque ( . - .)
Le temps long de chaque mètre correspond à une syllabe comportant une voyelle accentuée.
Il existe des rimes (ou des assonances), recherchées même dans la poésie moderne.
Voici quelques exemples pris chez Anna Akhmatova (pardon pour la transcrption) :

Exemple de vers ïambique : Tvbyely dom i tikhi sad astavl(you) (Je quitterai ta maison blanche et ton jardin paisible)
Exemple de vers anapestique : D mnye gorkiye gody nyedoug(a) (Donne-moi d'amères années de maladie)
Exemple de vers amphibraque : Mej sosyen metely prismiryel(a) (Dans les pins la tempête s'est calmée)
Exemble de vers choréique : Mnye s Morozovoyou klasty paklony (Me prosterner avec Morosova)
76Man a écrit
Les deux vers les plus utilisés sont l'octosyllabe et l'alexandrin, donc 8 et 14 syllabes métriques. Il faut insister là-dessus, car le français confond le plus souvent syllabe métrique et syllabe grammaticale.
:
Je ne comprends pas cet alexandrin qui aurait 14 syllabes métriques au lieu de douze pieds, ni la différence entre syllabe métrique et syllabe grammaticale sinon dans le cas de diérèse. Pourriez vous expliquer svp ?
ici peut-être : https://fr.wikipedia.org/wiki/Utilisateur:Guilhem/Brouillon/Alexandrin_espagnol