Bonjour tout le monde =)
Alors voilà j'étudie en ce moment un extrait de l' Assommoir de Zola, chapitre 6dont voici l'extrait ci dessous
Et cette question m'est posée : Que pensez vous que Zola veuille ici démontrer ?
Je sais que le thème et l'alcoolisme et les violences conjugales mais je ne vois pas comment développer et je dois rédiger un bon gros paragraphe….donc si vous pouviez m'éclairer ce serait super gentil à vous!!!
par avance merci tout plein !!!! 😀
EXTRAIT :
Alors voilà j'étudie en ce moment un extrait de l' Assommoir de Zola, chapitre 6dont voici l'extrait ci dessous
Et cette question m'est posée : Que pensez vous que Zola veuille ici démontrer ?
Je sais que le thème et l'alcoolisme et les violences conjugales mais je ne vois pas comment développer et je dois rédiger un bon gros paragraphe….donc si vous pouviez m'éclairer ce serait super gentil à vous!!!
par avance merci tout plein !!!! 😀
EXTRAIT :
La chambre, mansardée, très propre était nue et froide, vidée par l'ivrognerie de l'homme qui enlevait les draps du lit pour les boire. Dans la lutte, la table avait roulé jusqu'à la fenêtre, les deux chaises culbutées étaient tombées, les pieds en l'air. Sur le carreau, au milieu, Mme Bijard, les jupes encore trempées par l'eau du lavoir et collées à ses cuisses, les cheveux arrachés, saignante, râlait d'un souffle fort, avec des oh ! oh !prolongés, à chaque coup de talon de Bijard. Il l'avait d'abord abattue de ses deux poings; maintenant, il la piétinait.
"Ah ! garce !… ah ! garce !… ah ! garce !…", grognait-il d'une voix étouffée, accompagnant de ce mot chaque coup, s'affolant à le répéter, frappant plus fort à mesure qu'il s'étranglait davantage. Puis, la voix lui manqua, il continua de taper sourdement, follement, raidi dans sa cotte et son bourgeron déguenillés, la face bleuie sous sa barbe sale, avec son front chauve taché de grandes plaques rouges. Sur le carré, les voisins disaient qu'il la battait parce qu'elle lui avait refusé vingt sous, le matin. On entendit la voix de Boche, au bas de l'escalier. Il appelait Mme Boche, il lui criait :
"Descends, laisse-les se tuer, ça fera de la canaille de moins !" Cependant, le père Bru avait suivi Gervaise dans la chambre. A eux deux, ils tâchaient de raisonner le serrurier, de le pousser vers la porte. Mais il se retournait, muet, une écume aux lèvres; et, dans ses yeux pâles, l'alcool flambait, allumait une flamme de meurtre. La blanchisseuse eut le poignet meurtri; le vieil ouvrier alla tomber sur la table. Par terre, Mme Bijard soufflait plus fort, la bouche grande ouverte, les paupières closes. A présent, Bijard la manquait; il revenait, s'acharnait, frappait à côté, enragé, aveuglé, s'attrapant lui-même avec les claques qu'il envoyait dans le vide. Et, pendant toute cette tuerie, Gervaise voyait, dans un coin de la chambre, la petite Lalie, alors âgée de quatre ans, qui regardait son père assommer sa mère. L'enfant tenait entre ses bras, comme pour la protéger, sa sœur Henriette, sevrée de la veille. Elle était debout, la tête serrée dans une coiffe d'indienne, très pâle, l'air sérieux. Elle avait un large regard noir, d'une fixité pleine de pensées, sans une larme.
Quand Bijard eut rencontré une chaise et se fut étalé sur le carreau, où on le laissa ronfler, le père Bru aida Gervaise à relever Mme Bijard. Maintenant, celui-ci pleurait à gros sanglots; et Lalie, qui s'était approchée, la regardait pleurer, habituée à ces choses, résignée déjà. La blanchisseuse, en redescendant, au milieu de la maison calmée, voyait toujours devant elle ce regard d'enfant de quatre ans, grave et courageux comme un regard de femme.



