Mes questions sur les modes et les temps
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Bonjour,
Dans un récit écrit au passé, pouvons-nous utiliser la formule SI + imparfait = conditionnel présent ?
Par exemple :
"En voyant la mouche collée sur sa chemise, Marc s'agita et hurla comme un hystérique. Au même moment, une jolie fille entra dans la pièce et haussa un sourcil à la vue du jeune homme torse nu. Si Marc n'avait pas aussi peur, il serait en train de s'arracher les cheveux."
"L'odeur putride des blessés et des morts emplissait l'atmosphère jusqu'à la rendre irrespirable, et si Ulysse ne luttait pas pour sa vie, il serait en train de vomir sang et tripes."
La formule SI + imparfait est utilisée pour les hypothèses dans un texte au présent mais peut-elle se fondre dans un récit au passé, au lieu d'utiliser SI + plus-que-parfait = cond. passé ?
Merci.
Bonjour,
Puisque je n'ai pas reçu de réponse pour le précédent post, je vais faire remonter celui-là avec d'autres questions : 🆒
Pour le passage suivant, je devrais utiliser l'imparfait, le présent de l'indicatif, ou le subjonctif ? :
"Ah bon, ton fils d'un an sait lire ?
— Mais non, je rigolais, enfin. Euh, tu pensais vraiment qu'un gosse de deux ans était (est, soit) capable de lire ?"
Sachant que le début est au passé, dois-je respecter la concordance des temps et utiliser l'imparfait ? Ou puis-je utiliser le présent de l'ind ? Vu que c'est le verbe penser sous une forme interrogatif (?), doit-on utiliser le subjonctif ?
De même, pour celles-ci, je devrais utiliser l'imparfait ou le subjonctif ? :
"Maintenant, son enfant était hors de danger. Elle espérait du plus profond de son cœur que cela pouvait (puisse) être vrai. Elle espérait…"
"Il espérait de tout son être que ces mots lui étaient (soient) destinés."
Merci.
Bonsoir.
Pour répondre au premier message, le plus-que-parfait et le conditionnel passé me semblent de rigueur ici dans ces récits au passé. Mais tu auras peut-être d'autres avis !
"En voyant la mouche collée sur sa chemise, Marc s'agita et hurla comme un hystérique. Au même moment, une jolie fille entra dans la pièce et haussa un sourcil à la vue du jeune homme torse nu. Si Marc n'avait pas eu aussi peur, il aurait été en train de s'arracher les cheveux."
"L'odeur putride des blessés et des morts emplissait l'atmosphère jusqu'à la rendre irrespirable, et si Ulysse n'avait pas lutté pour sa vie, il aurait été en train de vomir sang et tripes."
— Mais non, je rigolais, enfin. Euh, tu pensais vraiment qu'un gosse de deux ans soit capable de lire ?"
Pour cette phrase, subjonctif. Le locuteur, lui, ne pense pas que la capacité de lire soit effective.
Elle espérait du plus profond de son cœur que cela pouvait / puisse être vrai.
Il espérait de tout son être que ces mots lui étaient / soient destinés.
Normalement, "espérer que" veut l'indicatif. Mais on rencontre parfois aussi le subjonctif… Un subjonctif "fautif" (comme écrit Riegel entre guillemets) quand "l'interprétation du procès l'emporte sur la simple évocation du probable." Disons qu'avec le subjonctif, l'accent est surtout mis sur le souhait, sur le désir, avec une part d'incertitude inquiète quant à sa réalisation.
Merci beaucoup pour votre réponse, Jehan. Vous me gâtez en répondant à mes deux posts d'un coup !
Bonjour,
Pour la phrase suivante, j'hésite entre le passé composé et le pqp :
"J'ai déjà entamé une discussion avec des commerçants qui ont (avaient) été victimes de pillages et ils demandent tous une présence militaire sur les voies."
Devrais-je mettre le pqp pour préciser que les commerçants ont été victimes avant d'avoir entamé une discussion, ou le passé composé suffit ?
Merci.
Bonsoir.
Le passé composé est nettement plus pertinent.
"J'ai déjà entamé une discussion avec des commerçants qui ont été victimes de pillages et ils demandent tous une présence militaire sur les voies."
Le plus-que-parfait détache trop l'évènement du présent. Tandis que le passé composé exprime que les faits passés (les pillages) ont encore un retentissement au moment de la discussion. La preuve : les victimes demandent une présence militaire.
D'accord, merci beaucoup, Jehan !
Bonjour,
Pour la phrase suivante, est-il préférable de garder la concordance du temps ou pourrais-je maintenir le présent pour éviter toute ambiguïté ?
"Quelques uns ont rechigné parce que Hélène est/était une femme, mais son franc-parler a refroidi leurs protestations."
Merci.
Bonsoir.
Quelques-uns ont rechigné parce qu'Hélène était une femme…
Tu peux garder l'imparfait sans aucun risque d'ambiguïté.
On se doute bien qu'Hélène est toujours une femme…
Il est bien peu probable qu'elle ait maintenant changé de sexe ! 😉
Oui, c'est vrai que ce n'est pas aussi facile de faire un tel changement ! Merci pour votre réponse, Jehan. Bonjour,
Laquelle des deux phrases suivantes est correcte ?
"Bon, attends notre retour, Marc. Ta mère et moi allons chercher du secours alors sois sage."
Marc opina du chef. La chambre fut bien silencieuse lorsque les parents eurent refermé la porte derrière eux. Encore tourmenté, il choisit de briser le silence en jouant à sa console."
"Bon, attends notre retour, Marc. Ta mère et moi allons chercher du secours alors sois sage."
Marc opina du chef. La chambre fut bien silencieuse lorsque les parents refermèrent la porte derrière eux. Encore tourmenté, il choisit de briser le silence en jouant à sa console."
Merci.
Bonsoir.
C'est le passé antérieur qui convient.
La fermeture de la porte est antérieure au silence de la chambre.
D'abord la fermeture de la porte (et donc le départ des parents) puis le silence après ce départ.
La chambre fut bien silencieuse lorsque les parents eurent refermé la porte derrière eux. Encore tourmenté, il choisit de briser le silence en jouant à sa console.
D'accord, merci beaucoup, Jehan !
Bonjour,
Dans mon passage suivant, devrais-je choisir le conditionnel passé ou le conditionnel présent ?
"Alors, qu'est-ce que vous faites dehors, madame ? Venez profitez de notre fête !
—J'aimerais/j'aurais aimé rester mais j'ai des choses à faire. Une autre fois."
J'ai entendu dire que le conditionnel passé avait un sens de regret. Conviendrait-il mieux ici ?
Merci.
Bonjour.
Le conditionnel présent permet d'atténuer poliment le refus lié à l'impossibilité.
On ne dit pas "Non, j'ai des choses à faire", mais :
"J'aimerais rester, mais j'ai des choses à faire."
Le conditionnel passé également. Il est tout aussi "poli", mais rend plus "définitive" l'impossibilité en rejetant fictivement les faits dans un passé déjà écoulé.
"J'aurais aimé rester mais j'ai des choses à faire.."
D'accord, merci beaucoup, Jehan ! Bonjour,
Je voudrais qu'on me lève un doute à propos de "lorsque" et "quand". Je sais que ces deux termes traduisent une idée de simultanéité mais lorsque l'action qui suit est presque immédiat, puis-je conserver le même temps que le verbe de la principale ?
Par exemple : Lorsqu'on frappa à la porte, il se leva pour elle ouvrir.
Au lieu de : Lorsqu'on eut frappé à la porte, il se leva pour ouvrir.
Grevisse précise que "§1116 d) Quand et lorsque servent aussi bien pour la simultanéité que pour la postériorité", mais je ne suis pas sûr d'avoir bien interprété ses dires.
Merci. Bonjour,
Pour le passage suivant, pourriez-vous me confier votre avis sur la signification de la phrase, suivant que le temps est à l'imparfait ou au pqp ?
"L'attente de la mort l'empêchait de se concentrer sur ses affaires personnelles. Plusieurs fois, sa mère s'était fâché contre lui à cause de ses absences répétées, mais Georges ne s'en plaignait pas/ s'en était pas plaint. Il avait mieux à faire que de répliquer."
Merci.
Bonjour,
J'ai une petite hésitation de temps, comme toujours. Pour la phrase suivante, quel temps conviendrait le mieux entre l'imparfait et le passé simple ?
"Le sourire d'Hélène s'étira de joie à l'annonce de la nouvelle, à tel point qu'il en devint/devenait effrayant."
Dois-je mettre le passé simple pour concorder avec le temps de la première partie de la phrase, ou alors puis-je utiliser l'imparfait ?
Merci.
Bonjour.
J'utiliserais le passé simple.
Le fait de s'étirer est ponctuel, le passage simultané à l'état effrayant aussi.
"Le sourire d'Hélène s'étira de joie à l'annonce de la nouvelle, à tel point qu'il en devint effrayant."
proyoyo a écrit :Oui, c'est vrai que ce n'est pas aussi facile de faire un tel changement ! Merci pour votre réponse, Jehan. Bonjour,
Laquelle des deux phrases suivantes est correcte ?
"Bon, attends notre retour, Marc. Ta mère et moi allons chercher du secours alors sois sage."
Marc opina du chef. La chambre fut bien silencieuse lorsque les parents eurent refermé la porte derrière eux. Encore tourmenté, il choisit de briser le silence en jouant à sa console."
"Bon, attends notre retour, Marc. Ta mère et moi allons chercher du secours alors sois sage."
Marc opina du chef. La chambre fut bien silencieuse lorsque les parents refermèrent la porte derrière eux. Encore tourmenté, il choisit de briser le silence en jouant à sa console."
Merci.
C'est "eurent refermé" qui est le plus correct (action passée ponctuelle antérieure à l'action passée exprimée au passé simple dans la principale). Mais il me semble qu'il y aurait des progrès à faire en ponctuation; tu ne peux juxtaposer : "nous allons chercher du secours alors sois sage" qu'à la seule condition que ce soit un choix délibéré, constaté plusieurs fois dans tes lignes précédentes, et s'accompagnant d'autres libertés comparables dans l'ensemble de ton texte!
Merci pour vos réponses, Jehan, et Jacques.
Jacques : désolé, je n'ai pas très bien saisi ce que vous reprochez à ma ponctuation.
tu ne peux juxtaposer : "nous allons chercher du secours alors sois sage" qu'à la seule condition que ce soit un choix délibéré, constaté plusieurs fois dans tes lignes précédentes, et s'accompagnant d'autres libertés comparables dans l'ensemble de ton texte!
Je ne comprends pas ici, pouvez-vous m'expliquer s'il vous plait ? 🙂
Jacques se demandait si tu faisais exprès de ne pas mettre de ponctuation dans cette phrase, par exemple :
"Nous allons chercher du secours alors sois sage."
Car normalement, il faut un signe de ponctuation pour séparer ces propositions :
"Nous allons chercher du secours. Alors, sois sage."